flechePublicité

Test Dead Space 3 (PS3, Xbox 360) : 7/10 sur JeuxVideo.fr PS3, Xbox 360, PC

Sortie le 07 Février 2013 sur PS3, Xbox 360, PC

Les +

  • Contenu solide
  • La coop’ n’impacte pas le solo
  • Réalisation très réussie
  • Une nouvelle baffe sonore
  • Une excellente première moitié…

Les -

  • … mais une seconde trop routinière
  • Facile et assez peu stressant
  • Scénario raté
  • Des DLC honteux (mais assez inutiles)
  • Les munitions universelles
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.9

(156 votes)
Donner votre avis
Publiée le 06/02/2013 à 18:02, par Maxence

Partager ce test

Vidéo-Test de Dead Space 3 : ceci n'est pas Gears of War

Deux ans après le valeureux Dead Space 2, EA et Visceral Games remettent le couvert dans une suite qui innove dans la continuité.

Visceral Games et Electronic Arts ont un peu empilé les boulettes depuis l'annonce de Dead Space 3. Il faut dire que présenter leur nouveau titre d'action/horreur comme un TPS coopératif standard truffé de micro-transactions scandaleuses n'était pas forcément la meilleure des idées après un second volet déjà critiqué pour sa mitraille exacerbée. Dead Space 3 a-t-il pour autant troqué sa carcasse de necromorphe contre une armure de locuste à la Gears of War ? La seconde moitié du jeu tend à le laisser penser, la première sonnant comme le chant du cygne de la recette qui fit remarquer Dead Space en premier lieux.

Micro-transactions pour micro-peur ?Retour au sommaire
Dead Space 3
Dead Space 3 est donc une suite protéiforme. Dans sa première partie, il est le survival qu'on adorait dans l'opus original, celui qui alterne les intérieurs intimistes aux apparitions monstrueuses et les extérieurs galactiques immensément intimidants, aux sons étouffés proches des acouphènes. Le cimetière spatial, aussi hallucinant visuellement qu'utile ludiquement, apparait d'ailleurs comme le lieux le plus charismatique de cet épisode, si ce n'est de la série. La seconde partie sert un cocktail action/ambiance plus classique, maitrisé et couloirisé à l'extrême malgré des passages récurrents sous le blizzard de Tau Volantis, la planète glacée qui accueille Isaac Clarke et ses potes pendant une grosse dizaines d'heures. Ce monstre multi-céphale parvient pourtant à garder une certaine homogénéité grâce à sa réalisation visuelle et sonore admirable, mais aussi à son système de combat, légèrement retouché mais dont l'efficacité brute demeure le point de force majeur du gameplay.

Dead Space 3
Visceral Games a en effet assoupli son héros, plus réactif que jamais et désormais capable de roulades de dégagement. Le bougre peut également s'accroupir, une possibilité ajoutée pour faciliter les affrontements contre les humains. Un miracle si on s'en sert plus de trois fois dans le jeu, nos amis unitologues ne constituant pas la chair principale à pourfendre et ne représentant de toutes façons pas un danger immense. Pas loin d'être cons comme des manches, les illuminés sont souvent présents pour servir d'hôtes à des swarms toujours enclins à ranimer le moindre cadavre qui traine. Outre un retour bienvenu quoique pas toujours très heureux des boss, qui ponctuent quelques unes des séquences fortes du jeu, le bestiaire s'impose comme le plus éclectique et complet de la série. Mention spéciale au retour de la nemesis in-tuable que l'on doit mutiler et ralentir au maximum pour s'échapper ou encore aux necromorphes qui se téléportent sur de courtes distances, comme les Fade de Natural Selection 2.

Vidéo-Test de Dead Space 3



Le nouveau système de création d'armes joue lui aussi la carte de la souplesse, puisque s'il reste assez complexe à appréhender, il laisse énormément de latitude aux joueurs quant aux options embarquées sur sa pétoire. Deux types d'armement peuvent en effet être ajoutés sur chaque support, vous offrant la possibilité de créer une mitrailleuse / plasma cutter ou encore un lance-flamme servant également de lance-disques. Taillé pour les microtransactions scandaleuses que l'éditeur propose en marge du jeu, le système s'avère finalement assez pertinent et adapté à la montée en puissance des ennemis. On a certes un peu tendance à avoir le nez rivé sur le sol à la recherche de la moindre ressource, qu'il s'agisse de schémas de fabrication d'armes ou encore de simples débris métalliques indispensables à la création de celles-ci, mais façonner et améliorer sa pétoire a quelque chose d'assez grisant, le joueur se muant en savant-fou disposé à essayer toutes les techniques de déchiquetage de membres aliens.

Un partenaire discretRetour au sommaire
Dead Space 3
Les établis servent de coffre, de magasin et donc de lieu d'artisanat meurtrier. On viendra y trouver les denrées collectées par le charognard, un petit robot que l'on envoie régulièrement dans la nature pour chasser les trésors cachés de Tau Volantis. Il est d'un côté assez jouissif d'élaborer intelligemment son propre arsenal voire d'expérimenter sur le terrain ses dernières trouvailles, mais le système a tout de même deux écueils : d'une, il nous rend bien souvent surpuissant, annihilant de fait toute sensation de stress potentiellement amenée par une situation dangereuse. De deux, il introduit les munitions universelles, qui amenuisent quand même pas mal le rôle de gestionnaire et d'intendant typique du joueur de survival. On ne manque jamais de munitions, puisque l'on peut en acheter à foison à n'importe quel établi et que celles-ci fonctionnent quel que soit le type d'arme utilisé. Il faudra monter dans les niveaux de difficulté pour que les ennemis et les décors lâchent moins de soins et de bastos et que l'affrontement ne tourne pas systématiquement à l'avantage du joueur.

Dead Space 3
On n'aura jamais à fuir en mode normal, blindé de ressources en tout genre permettant une progression un poil trop sereine tout au long de l'aventure. Dead Space 3 poursuit ici le travail de sape entamé par son prédécesseur, ce qui n'a rien de bien surprenant, mais rien de bien génial non plus. La coopération va dans le même sens, l'aventure devenant forcément un peu plus simple une fois Carver aux côté d'Isaac. Il convient néanmoins de préciser que le jeu semble avoir été pensé pour le solo, la couche coopérative ayant été ajoutée par dessus. C'est plutôt une bonne nouvelle, puisque contrairement à Resident Evil 5 & 6, il n'est pas nécessaire de se farcir une IA alliée débile tout au long de l'aventure. En solo, Carver n'est croisé que de temps en temps et n'intervient jamais en jeu : Visceral Games a ré-écrit beaucoup de passages de manière à rester cohérent sur l'intrigue suivant le mode de jeu choisi, tout en incluant évidemment quelques missions annexes dédiées au couple histoire de justifier la feature.

Dead Space 3
Dead Space 3
Dead Space 3
L'arsenal se veut plus varié qu'auparavant, car créé par le joueur lui même


A deux en ligne, on en apprendra plus sur le passé du bourrin de service, sujet aux hallucinations (que le joueur contrôlant Clarke ne verra pas) et hanté par les éternels démons du sidekick maudit. Autant dire que l'on recommande largement le jeu en ligne pour un second run, histoire de se marrer entre potes avec des armes de titans contre les frêles slashers que l'on rencontre au début du jeu. Le mieux serait même d'essayer l'un des différents modes New Game + proposés (armes classiques, munitions et soins à fabriquer et plus à ramasser, mort = game over) histoire d'avoir enfin un peu de challenge. Assez solide au niveau de la durée (une quinzaine d'heures en solo, mode normal et toutes les quêtes annexes bouclées, en prenant bien son temps), Dead Space s'offre avec cette sucrerie coopérative quelques raisons de plus d'exister dans votre machine une fois l'aventure complétée. Test d'un titre paradoxal qui n'a pour autant pas vendu son âme au diable.

Un déluge d'idées ?Retour au sommaire
Dead Space 3
Ce n'est en tout cas certainement pas le scénario qui vous retiendra, tant celui-ci s'avère bâclé et convenu. Triangle amoureux inutile et enjeux stériles poussent moins à la progression que le flot permanent de necromorphes que l'on exécute avec bonheur. Les dialogues navrants gâchent les efforts consentis sur le doublage français, Dead Space 3 n'ayant globalement rien à envier aux précédents au niveau sonore. Une belle baffe qui rentabilise à elle seule votre 5.1 fraichement acquis, surtout dans la première partie de l'aventure. On le répète, l'entame du jeu cristallise et transcende tout ce que la série a offert de meilleur ces dernières années. Le visuel léché est constamment au service d'une progression dosée à la perfection, prouvant qu'après le second volet le moteur vieillissant de la série pouvait aller encore plus loin. Plus détaillé, sans aucun aliasing ni ralentissement, l'univers se matérialise superbement au gré de nos virées solitaires pendant près de six heures d'une ambiance tendue que l'on ne pensait pas retrouver dans ce troisième volet.

Dead Space 3
L'arrivée sur Tau Volantis se veut déconcertante, Visceral vous lâchant volontairement dans un environnement plus ouvert, le manque de visibilité favorisant la perte de repère. On est alors très proche du The Thing de Carpenter : la magie perdure donc, jusqu'à ce que tout rentre rapidement dans l'ordre. Dead Space 3 devient sur Tau Volantis une succession assez basique de couloirs extérieurs et intérieurs, où chaque niveau et objectif de mission ressemble au précédent. On parcours donc le reste de l'aventure sur un faux rythme imposé, avec application et sans déplaisir, mais le cœur n'y est plus vraiment. Les mickey-énigmes commencent à revenir trop régulièrement, l'arrivée des ennemis se veut tout à coup prévisible, les raisons d'avancer nous échappent... C'est un peu à ce moment que le mauvais côté de Dead Space 3, celui dont le grand manitou du jeu Steve Papoutsis a fait la promo ces derniers mois, se révèle au grand jour. L'ambiance - et donc la solitude - se veut moins pesante, la balance action/horreur penche si clairement d'un côté que le charme Dead Space s'évanouit peu à peu.

Le titre se repose alors sur sa mécanique jouissive de combat - on entaille, on découpe, on arrache, on écrase - et si certains passages frôlent le plaisir extatique que procurent les pontes de l'action pure et dure, on ne peut s'empêcher de regretter le début de l'aventure. On dirait que l'orfèvre a cédé sa place au forgeron : le plaisir devient brutal et manuel, on enchaine les combinaisons de touches pour vaincre ; au départ, on ne faisait que vivre l'aventure. Outre quelques séquences annexes - une habitude dans la série - qui viennent varier un peu l'action, on a le sentiment que Visceral n'est pas allé au bout de son exploitation de la planète glaciaire. Le danger du froid est rapidement mis de côté, celui de la vue n'est guère problématique au final... A part les magnifiques jeux de lumière qui offrent de sublimes panoramas, rien ne distingue vraiment les extérieurs des intérieurs en termes de gameplay.

Dead Space 3
Où sont les idées qui ont fait mouche dans les deux premiers volets ? Ces mécanismes gigantesques dont il fallait faire le tour pour en comprendre l'utilisation, ces séquences éprouvantes sans vie ni munitions à prier pour une salle blindée de ressources, ces trouvailles de mise en scène qui nous arrachaient là un frisson, là une colère noire contre un ennemi balancé dans notre dos ? Si la jouer Soldier of Fortune avec les unitologues a malgré tout quelque chose de sympa, cela n'en fait pas pour autant une idée novatrice, ni même une bonne idée. C'est finalement dans sa frilosité créatrice que Visceral Games déçoit le plus, parce qu'avec de grandes idées exploitant réellement le cadre de l'action, on aurait largement pardonné le moins bien de l'ambiance.

Dead Space poursuit sa mue avec un troisième épisode ambigu sur ses ambitions et perfectible dans son exécution mais qui conserve l'efficacité symptomatique de la licence. Après une entame géniale qui valorise la recette avec ses propres ingrédients de base, Dead Space 3 devient peu à peu un jeu d'action routinier qui ne conserve l'attention du joueur qu'avec ses affrontements punchys et son ambiance particulière bien servie par une réalisation de haute volée. La coopération n'est pas intrusive et offre même quelques bons moments d'action entre amis, le contenu est tout à fait à la hauteur et le système de création d'armes s'intègre bien à l'univers Dead Space malgré le spectre des micro-transactions : toutes les évolutions ne sont pas critiquables, et si l'ambiance est loin d'avoir été complètement sacrifiée au profit d'un bourrinage nerveux mais plus convenu, on sent néanmoins que la machine est en marche.

Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : DarkVonLyon
Très bon
Innover dans la continuité ou du Nouveau dans l'ancien ! Peu de jeux arrive à être aussi unique dans l'ambiance que Dead space et 7 / 8 sur 10 pour un 3eme épisode, c'est rare ! Les nouveautés sont présentes et même s'il y a plus d'action, on n'est pas dans Gear of war ! Le stress est toujours la et chaque bouche d'aération fait monter la pression ! Armes entièrement modulable (compliqué au début mais jouissif au final) mis suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Un très bon jeu ! Ce titre est une réussite ! Dead Space 3 est un très bon jeu, la réalisation est superbe, les graphismes sont magnifiques et détaillées (PC) et que dire de la bande son en 5.1, tout simplement magistrale ! Le jeu point négatif que je pourrai lui regretter c'est le système de personnalisation des armes pas très intuitifs et trop complexe. Mais à part çà, on accroche dè suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
flechePublicité

Idées cadeaux JV

Partenaires Jeuxvideo.fr

Partenaires Jeuxvideo.fr

Tests

Partenaires Jeuxvideo.fr

flechePublicité

>Les meilleures offres jeux vidéo

flechePublicité