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Preview de Dead Space 3 : la nécromorphose de la série ? PS3, Xbox 360, PC

Sortie le 07 Février 2013 sur PS3, Xbox 360, PC
Publiée le 04/06/2012 à 23:06, par Maxence

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Preview de Dead Space 3 : la nécromorphose de la série ?

Quelques semaines avant l'E3, nous avons eu l'occasion de nous frotter à Dead Space 3 en avant-première : que nous inspire la mutation de la série ?

L'évolution de la série Dead Space n'aura certainement pas échappé aux joueurs en ayant parcouru les deux premiers épisodes. Plus rythmé et surtout très marqué dans l'action, le second volet a néanmoins su conserver l'orientation survie qui faisait l'intérêt du premier opus. Avec Dead Space 3, Visceral Games s'apprête à balayer une bonne partie de cet héritage avec une somme de choix de game design qui pourrait faire grincer bien des dents : entre coopération, mécaniques de TPS classiques et environnements très tournés vers le grand air (froid), Dead Space 3 marquera à n'en pas douter un tournant majeur dans la saga.

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Dead Space 3
Pour comprendre ce que les Unitologistes et les Nécromorphes mijotent, et accessoirement mettre un terme au complot des uns et à l'invasion des autres, Isaac Clarke se rend sur la planète glacée Tau Volatis, seulement quelques mois après son échappée in extremis de La Méduse dans Dead Space 2. Il y fera rapidement la rencontre de John Carver, un militaire chevronné avec qui il pourra entièrement partager son aventure. « Pourra », car Dead Space 3 peut se jouer aussi bien seul qu'à deux en ligne. Pour arrondir un maximum les angles, le studio californien a doublé ses efforts sur les cinématiques. Ainsi, on ne croisera Carver qu'à certains moments de l'histoire lorsque l'on joue seul, le badass l'accompagnant néanmoins à tout moment en coopération : le système est efficace dans la mesure où il prévient des problèmes éventuels liés à l'intelligence artificielle (aka le syndrome « Shiva la débile » de Resident Evil 5), mais pêche un peu en cohérence pour qui alternera les sessions de jeu solo et multi.

Exemple dans la démo de gameplay qui s'est jouée devant nous : Isaac aperçoit Carver, luttant au loin contre une meute de Nécromorphes, avant de se retrouver seul face à un demi-boss arachnéen qui finit par lui cuisiner les tripes à la mode de Caen. Qu'à cela ne tienne. Un ami se connecte, une invitation est lancée et paf, voilà que deux personnages apparaissent au point de contrôle précédent. L'intro du combat est alors modifiée en conséquence, quelques dialogues et interactions supplémentaires faisant alors leur apparition cinématique. Clarke et Carver matraquent la pauvre bête, de fait obligée de se carapater. Ce n'est pas bien cohérent au niveau de l'expérience pure du joueur rejoint par son compère, mais cela évite la présence obligatoire du second héros. D'un autre côté, l'histoire générale sera la même quelle que soit la façon de jouer : la coopération permettra simplement d'en savoir un peu plus sur la relation Clarke/Carver.

Dead Space 3
Harcelé de questions par les journalistes présents dans l'assemblée, le vice président de Visceral Steve Papoutsis tente de convaincre de l'intérêt du procédé : il s'agit selon lui de « l'évolution logique » de la série, Clarke ne pouvant décemment pas rester complètement seul un épisode de plus. C'est d'ailleurs pour cette raison, mais on y reviendra plus loin, que des ennemis humains font leur apparition pour la première fois dans la franchise. La coopération s'imposait donc selon lui, aussi bien dans la logique de l'histoire que dans les demandes pressantes des joueurs, longuement analysées après la sortie du second volet l'année dernière. Partager la peur, n'est ce pas se priver d'une partie de sa puissance ? Certainement, répondent en coeur Papoutsis et David Woldman, senior producer du jeu également cuisiné : la prouesse de Dead Space 3, c'est - selon eux - justement de tenir ces deux promesses. Celle d'une expérience fidèle à la recette originale en solo et celle d'une épopée « epic » et « awesome » en coopération. Une rhétorique directement empruntée à un certain Cliff Bleszinski, l'homme sandwich de la licence Gears of War. Ce n'est donc pas pour rien si Dead Space 3 emprunte beaucoup à la série d'Epic.

Entre Gears of War, Resident Evil, Uncharted et Lost PlanetRetour au sommaire
Dead Space 3
Visceral assume le fait d'abandonner le genre survival horror, préférant affranchir son titre de toute frontière liée à un genre précis et codifié. Ainsi, il aura fallu deux épisodes à Isaac pour apprendre à faire des roulades ou à se mettre à couvert. Malgré sa combinaison métallique toujours aussi imposante, l'ingénieur un peu pataud du premier volet semble s'être désormais transformé en un véritable soldat aguerri. Le système de couverture automatique, qui s'active « intelligemment » dès qu'un élément adéquat est approché, s'additionne donc à la possibilité d'esquiver les attaques dans quatre directions différentes pour assouplir un peu plus la maniabilité du personnage. On a du coup plus l'impression d'être en face d'un Gears voire d'un Lost Planet lors des affrontements de boss que d'un Dead Space, les moments de solitude étant réduits à leur plus simple expression lors de la démonstration.

Visceral Games a vraisemblablement tiré un trait sur les couloirs gris/bleu de l'USG Ishimura ou même les travées nettement plus variées chromatiquement de La Méduse : avec Tau Volatis, tout est désormais nuances de blanc. A -200°C, la planète promet un blizzard presque permanent (la neige s'accumule sur la combinaison d'Isaac lorsque celui-ci reste immobile dehors) en extérieur mais aussi des intérieurs marqués par le froid. Il est certes un peu troublant de se voir ainsi autant projeté dehors, les précédents volets se limitant à quelques envolées dans l'espace, mais on cerne assez vite le potentiel de ce choix marqué. En alternant les virées abritées et le grand air, Dead Space 3 pourrait bien accentuer le sentiment claustrophobique des premiers grâce à l'ouverture forcée des seconds.

Dead Space 3
Clarke sera désormais autant aux prises avec différents Nécromorphes à découper qu'avec des soldats humains plus ou moins bien équipés : si les quelques joutes aperçues ont une nouvelle fois montré leur efficacité, surtout dès qu'il s'agit de tailler les ennemis en pièces, c'est surtout les nouveaux Nécromorphes qui nous ont impressionné. Le seul intérêt des humains étant leur propension à se transformer aléatoirement en monstres (des infectés passifs à la The Thing, le chef d'oeuvre de John Carpenter), c'est surtout les nouvelles bestioles qui insufflent un vent de nouveauté dans cet épisode en terme d'action. Certains ennemis mutent en effet différemment selon l'endroit où on les découpe en premier lieu, boostant de fait la diversité des séquences d'action, omniprésentes lors de la démo, tandis que de petites bestioles peuvent à tout moment prendre possession des humains, vous y compris.

Des raisons d'espérer ?Retour au sommaire
Evidemment, Dead Space ne se transformera pas du jour au lendemain en shooter lambda. C'est en tout cas ce que promettent les développeurs, qui nous ont offert quelques garanties quant au respect de la recette initiale de Dead Space. Ainsi, outre le retour des subtilités de gameplay historiques de la franchise (stase, télékinésie, gravité zéro, puzzles simples), Visceral n'a rien perdu de son efficacité en termes de réalisation et de mise en scène ingname : ainsi, une séquence de combat contre une espèce de visse géante a montré, tout comme la marche forcée en plein blizzard, les avancées du moteur du jeu au niveau du rendu, et notamment des particules. Les flocons de neige comme les étincelles sont magnifiques, et témoignent chacun à leur manière de la nouvelle direction choisie pour les environnements.

Dead Space 3
Tau Volatis a été créé pour offrir un côté sauvage à l'univers de Dead Space, thématique encore vierge dans la série. Les conditions climatiques difficiles et les environnements escarpés offrent de nouvelles façons de progresser pour le héros, qui tranchent radicalement avec les basiques clés/portes et courant à relancer des précédents volets. Si nous n'avons qu'un petit aperçu de l'utilisation de ce nouveau cadre dans le gameplay, force est de reconnaitre que le potentiel est là. Malgré des environnements étonnamment fermés, même en extérieur, on sent que Visceral tient avec la planète Tau Volatis un espace propice au mélange action/aventure caractéristique de la série.

Si les différents choix opérés par Visceral pour Dead Space 3 sont surprenants, ils n'en sont pas pour autant tout à fait originaux. En basculant ouvertement dans l'action, avec sa coopération et ses ajustements de gameplay en première ligne, la série pourrait bien tourner le dos à une partie de son audience. Le savoir faire de Visceral niveau ambiance, les excellents nouveaux Nécromorphes et de belles promesses de level design devraient ceci dit, bien aidés par une réalisation une nouvelle fois exemplaire, assurer un spectacle que l'on espère une fois encore grandiose. Il faudra pour beaucoup encaisser cette nouvelle direction, mais restons optimistes : le savoir faire du studio n'est plus à démontrer, et malgré ces différents bouleversements qui nous renvoient à notre éternelle « peur du changement », la qualité générale du jeu ne fait déjà aucun doute. On aura sans doute l'occasion de se frotter de nouveau à Dead Space 3 - cette fois-ci manette en mains - d'ici sa sortie en février 2013.

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