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Test Dead Rising 3 (Xbox One) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 22 Novembre 2013 , Xbox One Sortie le 05 Septembre 2014 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Des zombies absolument partout
  • Los Perdidos, un terrain de jeu bien pensé
  • Combos d'armes et de véhicules en pagaille
  • Une bonne quarantaine d'heures tout compris
  • Le jeu en coop toujours bienvenu

Les -

  • Encore et toujours ces mêmes archaïsmes
  • Une licence qui commence à tourner en rond
  • Pas mal d'écueils techniques
  • Ecriture un peu balourde
  • VF qui manque de conviction
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.2

(95 votes)
Publiée le 26/11/2013 à 19:11, par Virgile

Test de Dead Rising 3 : zombies, zombies everywhere !

Nouveau héros, nouvelle ville, nouvelle console et pourtant on ne change pas une recette qui marche !

Après avoir signé le fendard Dead Rising 2, voilà que Capcom Vancouver accède au statut pas forcément très enviable de pourvoyeur d'exclusivité de lancement pour la Xbox One avec ce troisième volet. Pas très enviable, car, dans leurs stratégies de communication, les constructeurs ont toujours tendance à survendre leurs exclusivités. Cette attente orchestrée autour d'un jeu qui, hors contexte de lancement, n'aurait pas droit aux mêmes égards n'est donc pas vraiment un cadeau pour Capcom Vancouver. Pour autant, Dead Rising 3 s'en sort avec les honneurs, en dépit d'un look old-gen sur lequel beaucoup attarderont leur loupe dégainée pour l'occasion, day one oblige.

Une licence qui atteint déjà ses limites ?Retour au sommaire
Dead Rising 3
Fondamentalement, Dead Rising 3 demeure très semblable à ses deux prédécesseurs. Certes l'histoire, le héros, la ville et même l'ambiance générale de ce troisième opus n'appartiennent qu'à lui mais, dans le fond, rien n'a vraiment changé. Nick Ramos, mécano bonne pâte aux origines mystérieuses, se retrouve coincé dans la ville de Los Perdidos en compagnie de sa patronne Rhonda et d'autres survivants auxquels il ne refusera jamais un coup de main, le projet étant d'exfiltrer tout ce joli monde hors de cette petite Los Angeles vouée aux méthodes d'assainissement expéditives du gouvernement. Comme de coutume, le temps presse, les survivants en détresse sont légion et une poignée de locaux complètement cramés s'amusent à pourrir encore un peu plus l'ambiance. Une recette éprouvée que Capcom Vancouver déploie efficacement sur une vingtaine d'heures de jeu, le double si vous allez au fond des choses.

Dans sa quête principale comme dans les objectifs secondaires qu'il nous assigne, Dead Rising 3 a quelque chose de si familier qu'il suscite forcément une pointe de déception. Au bout de trois opus et avec le passage de relais entre la 360 et la One, on espérait secrètement que Capcom Vancouver se présente avec de nouvelles idées, de l'ambition, de l'audace. Mais le studio a préféré se reposer sur une routine de jeu que seul le passage à un environnement ouvert vient en partie contrarier. La jouabilité frustrante du précédent opus n'a pas été non plus remise en question, pas plus d'ailleurs que le déroulement foutraque des boss-fights ou l'agilité de vieillard arthritique de notre personnage.

Dead Rising 3
Dead Rising 3 fait donc du Dead Rising, ceci étant posé, la question est maintenant de savoir s'il le fait mieux que ses prédécesseurs. Et c'est d'ailleurs la moindre des choses qu'attendaient les early adopters de Xbox One. Qu'on se rassure, c'est au moins en partie le cas. De Dead Rising à Dead Rising 2, l'objectif était clair dès le départ : plus de zombies, d'espace, de folie. Le credo est précisément le même ici. A commencer par une spectaculaire recrudescence démographique des principaux occupants des lieux. Certains quartiers de Los Perdidos sont ainsi totalement à la merci des morts-vivant, la circulation à pieds ou motorisée étant synonyme de grosse prise de risques, en particulier de nuit.

Vidéo-Test de Dead Rising 3



Et c'est sans aucun doute là-dessus que ce troisième volet affirme son statut de jeu next-gen. Afficher une foule aussi colossale, variée et compacte sur Xbox 360 aurait été du suicide. Plus que dans aucun autre épisode ou DLC de la série, le sentiment d'être pris au piège lors d'une imprudente incursion en quartier infesté est particulièrement saisissant. A pied, la progression se fait de toit de voiture en capot de camion. En véhicule, l'esquive devient impossible et il faut se résoudre à foncer dans le tas en espérant que la mécanique tienne le coup tout en restant vigilant aux assauts de zombies plus tenaces que la moyenne.

Dead Rising 3
D'ailleurs en parlant de cadavres se distinguant de leurs congénères, cet opus introduit un petit casting d'über macchabées, tel les Rois Zombies, non seulement plus puissants et résistants mais qui ont en plus la fâcheuse habitude de vos exploser au visage avant de mourir une seconde fois. Les footballeurs américains, prisonniers, flics, soldats du SWAT et autres pompiers complètent ce trombino de fortes têtes auxquelles on préférera généralement fausser compagnie.

La cité des damnésRetour au sommaire
Cette armée de joyeux lurons a donc posé ses bagages à Los Perdidos, zone de quarantaine complètement dévastée par les manières un peu rustres de ses nouveaux habitants. Là encore le mot d'ordre est « MOAR ! ». Bien plus vaste et ouverte que Fortune City, Los Perdidos est une zone de jeu « bac à sable » dont la topographie pour le moins accidentée mettra votre sens de l'orientation à rude épreuve. Découpée en deux grandes zones, communiquant par le biais d'axes autoroutiers, elles-mêmes subdivisées en plusieurs quartiers, la ville de Los Perdidos n'est pas un endroit où il fait bon circuler à deux ou quatre roues.

Dead Rising 3
Raturée de toute part, la carte du bled est encore bien loin de la réalité du terrain. Les barrages, voitures abandonnées, embuscades de gang ou de soldats et, évidemment, comités d'accueil des quartiers chauds font en effet de chaque excursion hors des zones sécurisées un périple à côté duquel une course-poursuite cinq étoiles de GTA fait figure de promenade de santé. Bref, la zone est vaste et dangereuse, et la multitude d'obstacles qu'elle nous oppose rend son exploration dense en péripéties. Seul regret, peu de variété dans les lieux et commerces et, plus généralement, des identités insuffisamment marquées entre les différents quartiers la ville. Bref, une progression corsée dont on profitera donc d'autant plus en coop, le titre nous offrant la possibilité d'ouvrir notre partie au tout venant qui viendra enfiler la casquette de Dick, survivant qui, en solo, se contente de ne rien faire en attendant d'être sauvé.

♪ Faut pas faire chier Bébert quand il répare sa pétrolette ! ♪Retour au sommaire
La troisième préoccupation de Capcom Vancouver était d'aller encore plus loin dans son délire bricolo façon Mac Gyver. Le jeu lorgne désormais du côté d'une autre série culte des années 80, L'Agence Tout Risque, puisqu'il est désormais possible de donner vie à de pétaradantes mécaniques en combinant des pièces de deux véhicules. Tout comme les combos d'armes, leur fabrication requiert la découverte de plans disséminés dans toute la ville. Et le résultat peut-être complètement délirant, à l'image de cette moto dont la roue avant se trouve remplacée par un rouleau compresseur ou cette camionnette défouraillant à coups de feux d'artifices.

Dead Rising 3
Côté armement, les possibilités s'avèrent nettement plus nombreuses et dingues que dans l'opus précédent. Au point d'ailleurs que certaines pétoires, tel le canon à vibro-masseurs, confinent au grand n'importe quoi, dévoyant l'esprit loufoque et over the top présidant au concept. Mais dans l'ensemble, il faut reconnaître que Capcom Vancouver a fait preuve d'une inventivité débridée. Il y a donc vraiment matière à s'amuser, pour qui aura à cœur d'explorer consciencieusement la ville pour y dénicher toutes les associations improbables mises au point par le studio. Capcom Vancouver a d'ailleurs eu la bonne idée de tirer un trait sur les ateliers du second volet, tous les combos pouvant être désormais bricolés quand bon nous semble à partir de l'inventaire.

La dimension WTF de ce troisième volet compte par ailleurs quelques maladresses embarrassantes. On pense notamment à quelques psychopathes complètement à côté de la plaque, comme ce strip-teaseur SM et son lance-flammes phallique dont les répliques salaces confinent au mauvais goût. Pire encore, le (la ?) culturiste dont l'identité sexuelle ambiguë est manifestement sujette à moqueries. Bref on sent que, sur ce troisième volet, Capcom Vancouver n'a pas dégainé son humour le plus inspiré et s'est contenté de chausser ses gros sabots. D'ailleurs, d'une manière générale, Dead Rising 3 se veut moins grand-guignolesque que les opus précédents, un parti pris qui met d'autant plus en lumière l'humour poussif de certaines situations.

Dead Rising 3
Mais venons-en au point faible qui vaudra probablement au jeu un torrent de réprimandes un peu exagérées. Techniquement, c'est vrai, le jeu n'est pas le meilleur avocat de la next-gen en général et de la Xbox One en particulier. Les bugs et retards d'affichage sont légion, les protagonistes ne sont pas bien jolis, la faute à un rendu très « plastique  » des visages, et le jeu n'est pas un modèle de fluidité loin s'en faut. Mais les rues surpeuplées de Los Perdidos et l'action constante qui les anime sont totalement à même de nous distraire de ces quelques tares visuelles. Dommage en revanche que le doublage français manque d'un peu de conviction, mais on se consolera tout de même grâce à la très bonne bande-son du jeu, empruntant avec bonheur le style des compositions signées Goblin (à qui l'on doit la BO du Zombies de Romero).

Des zombies par millier



Selon l'expression consacrée, Dead Rising 3 fait le job. En tant qu'exclusivité de lancement d'abord, malgré une technique pas toujours très flatteuse pour le support qui l'accueille. En tant que troisième volet de la série ensuite, dont il respecte scrupuleusement, voire de manière un peu bornée, la nomenclature. Le titre souffre ainsi des mêmes archaïsmes que les précédents opus, à savoir des combats de boss foutraques, une jouabilité frustrante et une palette d'animations du héros toujours aussi limitée, pour ne pas dire invraisemblable. On espérait, peut-être un peu naïvement, qu'avec ce changement de génération de consoles Capcom Vacouver se creuse un peu les méninges et se retrousse un peu plus haut les manches pour irriguer ce troisième opus d'un flot de nouvelles idées. Las, il n'en est rien. Reste que Dead Rising 3 a les arguments pour convaincre les amateurs de la licence de rempiler. Avec sa vile de Los Perdidos à la topographie chaotique, son armée de morts-vivants grouillant jusque dans la moindre petite impasse, ses très nombreux combos d'armes et de véhicules ou encore ses innombrables quêtes annexes, Dead Rising 3 est bien la nouvelle démonstration du credo que semble s'être fixé Capcom pour chaque nouvel épisode de la franchise : encore et toujours plus de tout. Mais jusqu'à quand ?

Dead Rising 3
Dead Rising 3
Dead Rising 3
Dead Rising 3
Dead Rising 3
Dead Rising 3

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : rubenjonna
Très bon
La liberté pour tuer !!! très bien !!!
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : davsand04
Bon
anneé 80 enfin une vrai suite plus sombre plus mature ;ambiance romero et hommage au bon vieux films de zombies ;la technique est en dents de scie aliasing tres presents;vf correct ;durée vie tres long ;un des meilleur jeux de lancement de la one ;moi j y retourne
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