flechePublicité

Test Dead Rising 2 (Xbox 360, PS3) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 24 Septembre 2010 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 28 Septembre 2010 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Drôle et défoulant
  • Une bonne replay value
  • Une quantité impressionnante de zombies
  • De nombreuses quêtes annexes
  • Des combinaisons d'armes délirantes
  • Le multijoueurs en ligne

Les -

  • Des boss fights terriblement frustrants
  • Un agenda de missions qui ne laisse pas beaucoup de temps
  • Beaucoup de ralentissements et de loadings
  • Pas de coop' offline
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.5

(541 votes)
Publiée le 28/09/2010 à 15:09, par Virgile

Dead Rising 2 : comme le premier mais en mieux ?

Avec Dead Rising, Capcom a, une fois de plus, créé un genre ou plutôt un sous-genre : le survival horror burlesque. La recette : une course contre la montre saupoudrée de quelques milliers de walking dead à trucider avec ce qui nous tombe sous la main. Malgré quelques lourdeurs, la drôlerie du concept à séduit. En tout cas suffisamment pour que Capcom confie le développement d'une suite au studio Blue Castle Games (devenu depuis Capcom Vancouver Studios). Un développement dont la devise semble avoir été : « on prend les mêmes et on recommence ailleurs ». Tout simplement.

Dead Rising 2 : tripaille, mensonge et télévision


Dead Rising 2
La petite ville de Willamette dans le Colorado, théâtre des évènements du premier Dead Rising, ne deviendra donc pas le nouveau Raccoon City de Capcom. L'éditeur a en effet décidé de voir plus grand avec le deuxième volet en livrant Fortune City, une réplique de Las Vegas, à la gourmandise de ses morts-vivants. Après leur fuite de la petite bourgade de Still Creek dans le prologue Case Zero, nous retrouvons donc Chuck et sa fille Katey de passage dans la cité du vice. Toujours en quête de Zombrex pour empêcher la transformation de sa môme, Chuck accepte à contre-cœur de participer à un jeu télévisé répugnant - baptisé Terror Is Reality - consistant à massacrer des hordes de zombies dans une arène au guidon d'une moto customisée façon « Agence tous risques ». La coquette somme de 10 000 dollars empochée, père et fille avaient enfin de quoi voir venir. Oui mais voilà, c'était sans compter sur un évènement tragique : l'invasion de la ville par les morts-vivants parqués pour les besoins du show télévisé. Un drame dont Chuck est vite accusé sur la base d'une preuve bidon : une vidéo de surveillance le montre casque de moto sur la tête en train de faire exploser la grille retenant les macchabées. Secouru par la meneuse du CURE, une organisation de défense des zombies avec laquelle Chuck est également accusé de collaborer, notre papa casse-cou est donc bien décidé à faire la lumière sur ce sinistre complot tout en redoublant d'efforts pour dégotter les précieuses doses de Zombrex. Et tout ça avant que l'armée ne vienne nettoyer les lieux et s'emparer de sa gamine. 72 heures, le compte à rebours est lancé ...

Vidéo-Test de Dead Rising 2

Dead Rising 2 : Vidéo-Test de Dead Rising 2


Dead Rising 2 : Case West
Tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier volet sont donc à nouveau réunis. Mais, comme nous le faisions remarquer avec un tout petit peu de mauvaise foi en introduction, est-ce là tout ce que Blue Castle Games a à nous proposer en guise de suite ? Heureusement, non. D'une part, le choix d'une ville jumelle de Las Vegas devait impérativement s'accompagner d'une augmentation considérable de la population mort-vivante. Check. Dead Rising 2 ridiculise son prédécesseur dès la pesée grâce à ses kilo-tonnes de viande pourrie. Des zombies à perte de vue, se traînant et gémissant entre les machines à sous, sur les escalators des centres commerciaux ou encore pataugeant dans les fontaines des oasis artificielles. Il y en a absolument partout. Tellement que la pratique du slalom devient nettement plus délicate que dans le premier volet. Il suffit de s'arrêter brièvement pour en cartonner quelques-uns pour voir tous leurs congénères alentours nous encercler. On se retrouve ainsi très vite submergé par le nombre et, plus encore que dans le premier épisode, il est vital de ne jamais rester trop longtemps au même endroit sous peine de se faire croquer de toutes parts. Bref, sans même parler des boss, la survie est un exercice encore plus anxiogène dans Fortune City qu'il ne l'était déjà dans le centre commercial de Willamette.

« Face aux boss, le pauvre Chuck, pourtant cascadeur baraqué de son état, fait figure de vieillard arthritique »


Dead Rising 2
Mais venons en aux boss justement. Tout comme dans le premier volet, les « patrons » à dézinguer un peu partout dans Fortune City sont tous des êtres humains a qui la catastrophe a fait péter les plombs. De petits psychopathes du quotidien libérant leur folie dans cette situation de crise. En ce sens, Dead Rising 2 reste assez fidèle aux influences du premier volet à savoir le cinéma de Georges A. Romero. Mais là où le titre de Blue Castle Games aurait bien fait de s'affranchir de l'héritage de son prédécesseur c'est justement dans les duels qui opposent Chuck à ces cramés du cigare. Une fois de plus, il faut se farcir des affrontements totalement bordéliques avec des surhommes (voire un couple de lesbian evil bitches) qui ignorent la douleur, courent comme des athlètes de haut niveau, tirent aussi bien que le Justicier dans la Ville et son capables d'encaisser une bonne cinquantaine de coups de masse avant de caner. Et face à ces monstres, le pauvre Chuck, pourtant cascadeur baraqué de son état, fait figure de vieillard arthritique. Lent, fragile et incapable de se planquer pour éviter les assauts adverses, ce pauvre vieux fait de la peine à voir. Définitivement, le gameplay Dead Rising n'est pas calibré pour ce genre de mano a mano contre beaucoup plus fort, résistant et rapide que soi. Particulièrement frustrants et laborieux, ces boss fights constituent LA plus grosse faiblesse de ce second volet.

Dead Rising 2
Bref jusqu'ici, en dehors de la densité de zombies au mètre carré, Dead Rising n'apparaît pas beaucoup plus excitant que son prédécesseur. C'est là que la possibilité de combiner des « armes » entre elles apportent un peu de piquant à la recette originale. A mesure que Chuck accumule les PP (Points de Prestige) et gagne des niveaux se débloquent dans le même temps des cartes nous renseignant sur des combinaisons possibles. Rame de canoë-kayak associée à deux tronçonneuses, planches de bois fixées sur une tondeuse pour se rejouer la scène finale de Braindead, gants de MMA cloutés ou encore ramasse-feuilles électrifié, Chuck se transforme petit à petit en vrai Mc Gyver. L'utilisation de ces armes de l'enfer présente deux avantages : leur puissance et des multiplicateurs de PP en veux-tu en voilà. En revanche, elles ne s'avèrent pas plus résistantes que des armes classiques et, surtout, sont pour la plupart relativement inefficaces contre les boss. Mais pour qui veut s'amuser à défourailler du mort-vivant avec style et originalité, il s'agit d'une nouveauté on ne peut plus appréciable. Le plaisir coupable et jubilatoire de perpétrer le carnage le plus loufoque qui soit est ici encore plus intense. Seulement voilà, le titre ne nous laisse jamais vraiment le temps de faire mumuse avec notre matos.

« La réalisation lacunaire et les quelques écueils du premier volet laissés intacts ne pèsent pas assez pour affadir la dimension comique de ce gros défouloir scénarisé. »


Dead Rising 2
En effet, la progression de Chuck se fait sur un tempo relativement strict. Entre les « dossiers » à résoudre impérativement pour faire progresser l'histoire et éviter le game over et les missions annexes (sauvetages de survivants ou affrontements contre certains psychopathes), il ne reste pas beaucoup de free time pour décimer du zombie. D'autant que les quêtes secondaires sont parfois récompensées d'une précieuse dose de Zombrex et autant vous dire que ce genre de cadeau n'est pas à laisser filer. Bref, la seule solution pour se faire plaisir consiste à finir le jeu une première fois puis d'y revenir avec toute l'expérience accumulée. Car passer tout son temps à poutrer du zombie dès la première partie équivaut à louper énormément de missions et donc de PP, de cartes combos, de nouveaux coups etc. Cette obligation de plier l'aventure une première fois est assez frustrante et risque d'agacer bon nombre de nouveaux venus. Quant à ceux qui ont déjà retourné le premier Dead Rising une dizaine de fois, ils ne seront pas dépaysés. Reste qu'il s'agit une nouvelle fois d'une tare héritée du premier volet et laissée en l'état par Blue Castle Games et Capcom.

Dead Rising 2
Du côté de la réalisation, les quatre années séparant les deux titres sautent aux yeux. D'une part, comme il est dit un peu plus haut, le nombre de zombies à l'écran a considérablement augmenté. On saluera également la localisation des dégâts (notamment à l'épée) bien plus poussée. De plus, nos cher morts-vivants s'avèrent beaucoup plus détaillés qu'autrefois et ce même si il arrive encore très souvent de croiser deux ou trois répliques du même macchabée dans un même périmètre. Même constat en ce qui concerne Chuck et les autres survivants, tous beaucoup plus soignés que les protagonistes du premier volet. Quant à Fortune City, ses casinos, ses centres commerciaux et aires de promenades s'avèrent parfaitement crédibles. Mais ce charmant constat vaut surtout en comparaison du précédent épisode. Car, en soi, Dead Rising 2 n'a rien d'époustouflant. D'autant que les ralentissements sont encore très nombreux, in-game mais aussi pendant certaines cut-scenes. Il faut croire qu'il s'agit du prix à payer pour afficher pareille quantité de cadavres ambulants. Au même titre que les temps de chargements segmentant les zones de jeu et donc particulièrement nombreux s'agissant d'un titre où les allers et retours sont incessants.

Néanmoins, cette réalisation lacunaire et les quelques écueils du premier volet laissés intacts ne pèsent pas assez pour affadir la dimension comique de ce gros défouloir scénarisé. D'autant que Capcom et Blue Castle Games ont eu la bonne idée d'ouvrir leur titre au multijoueurs en ligne (et uniquement en ligne malheureusement). Il est ainsi possible de participer au jeu Terror Is Reality - soit neuf épreuves toutes plus barrées les unes que les autres - face à trois autres concurrents mais aussi, et surtout, d'inviter un ami à jouer l'aventure en coopération. Un mode qui révèle tout le potentiel du titre en permettant d'expérimenter une multitude de combinaisons meurtrières.

Conclusion


Soyons honnêtes : quatre ans après le premier volet, nous étions tout de même en droit d'attendre un peu mieux que ce que nous propose Blue Castle Games. Cette fidélité un peu bornée à l'épisode fondateur ne manquera pas de repousser les joueurs déçus par ce dernier. Quant à ceux qui s'étaient enthousiasmés pour l'original, cette suite devrait les satisfaire dans les grandes lignes puisqu'elle nous ressert la même recette transposée sur un nouveau terrain. Certes, l'apparition des combinaisons d'armes, de trois slots de sauvegarde, la réalisation de meilleure tenue ou encore un multijoueurs plutôt bien vu ne sont pas à négliger. Mais Dead Rising 2 colle son aîné d'un peu trop près, allant même jusqu'à reproduire les mêmes écueils comme des boss fights rebutants ou un agenda de missions tellement chargé qu'il ne laisse pas vraiment l'opportunité de s'amuser comme on l'entend. Reste qu'il s'agit d'un titre éminemment sympathique, drôle et haletant que nous vous conseillons vivement de découvrir.



Dead Rising 2
Dead Rising 2
Dead Rising 2
Dead Rising 2
Dead Rising 2
Dead Rising 2 : Case West
Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : CR7_Madrid
Moyen
Une suite bien trop frileuse. Dead rising premier du nom a été mon plus gros coup de c?ur de la génération en terme de BTA et de défouloir mais j'ai moyennement apprécié celui-ci qui sent à mon sens un peu trop le réchauffé. Le premier se suffisait largement à lui même si c'est pour mettre si peu de nouveauté dans ce deuxième opus. Les nouveaux boss sont peu inspirés par rapport au 1er. Il y a le fait qu'on puisse combiné des suite ...
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Dead Rising 2

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité
ght="1" alt="" title="" />