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Test DanganRonpa : Trigger Happy Havoc (Playstation Vita) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Février 2014 , Playstation Vita

Les +

  • Monokuma, l’humour sadique
  • Un scénario passionnant
  • Des procès endiablés
  • Ergonomie parfaite
  • Excellente durée de vie

Les -

  • Un peu trop linéaire
  • Premières enquêtes évidentes
  • Entièrement en anglais
La note de jeuxvideo.fr
8.0
incontournable
La note des internautes
9.0

(20 votes)
Publiée le 21/02/2014 à 18:02, par Maxence

Test de Danganronpa : Trigger Happy Havoc sur PS Vita

Portage impeccable d'un jeu PSP uniquement disponible au Japon, Danganronpa est un trésor à ne pas manquer sur Vita.

Le visual novel est un genre dont les représentants se bornent bien (trop) souvent à l’archipel Japonais. Les américains avaient eu l’honneur d’un portage de l’excellent 999 sur DS, avant que nous puissions à notre tour bénéficier de sa suite spirituelle, Zero Escape : Virtue’s Last Reward, sur Vita et 3DS. Deux excellents jeux d’aventure horrifique dont le succès d’estime a convaincu le développeur Spike Chunsoft de considérer l’export comme une stratégie viable. Cette dynamique a conduit Nippon Ichi US à porter Danganronpa : Trigger Happy Havoc, la dernière enquête du studio japonais, sur nos Vita. Une sacrée bonne idée.

Don't let the bed bugs bite !Retour au sommaire
DanganRonpa
Comme ses modèles, Danganronpa réunit un groupe de personnages atypiques dans un même lieu, clos et surprotégé, les contraignant à interagir pour le plaisir d’une entité supérieure et omnisciente complètement sadique. Ici, ce sont une quinzaine d’étudiants japonais qui se voient invités à rejoindre la prestigieuse Hope's Peak Academy, une école qui n’accepte d’ordinaire que les prospects d’exception. Sport, science, informatique, voyance, mode, arts martiaux : chaque spécimen est l’élite de sa discipline. Le hic, c’est que l’école se transforme rapidement en tombeau duquel le petit groupe est prisonnier.

DanganRonpa
Médusés, les personnages se voient rapidement conter les règles par Monokuma, une sorte d’ours en peluche démoniaque et pervers qui a vraisemblablement organisé le « jeu ». Les participants sont coincés à vie dans l’enceinte de l’école. Pour espérer en sortir, une seule possibilité : tuer l’un de ses camarades et ne pas se faire prendre par les autres, qui ne manqueront pas de mener l’enquête. A l’issu d’un procès, chacun sera amené à voter contre celui qu’il pense être le coupable ; si la majorité a raison, le meurtrier est exécuté. Si elle se trompe, alors tout le monde meurt sauf l’auteur du crime, qui peut alors partir tranquille.

Lancement du jeu


Aux commandes du seul personnage « banal », Makoto Naegi, le joueur se voit rapidement contraint de faire la lumière sur le premier meurtre, dont celui-ci est immédiatement accusé. L’occasion de se faire la main sur la mécanique d’enquête, assez proche de celle d’un point & click classique. On inspecte le corps et ses environs, on discute avec les autres jusqu’à affiner le faisceau de présomptions. Les premiers chapitres sont assez simples, mais cela se corse rapidement grâce aux éléments régulièrement saupoudrés par l’intrigue : interventions extérieures, espion, traîtres et autre tueur en série s’ajoutent aux motivations annexes avancées par Monokuma.

Zero Escape x Phoenix Wright x PersonaRetour au sommaire
DanganRonpa : Trigger Happy Havoc
Personnage central aussi drôle qu’ultra-violent, l’ours démoniaque ne manque jamais d’imagination dès qu’il s’agit de pervertir les esprits innocents, via des menaces ou des cadeaux qui mèneront les personnages à sortir de leur routine pour commettre l’irréparable. Hors enquête, la vie est plutôt bien réglée dans l’école : le temps libre en journée permet de passer un moment avec les autres personnages, et donc d'améliorer nos relations avec eux à la Persona. On peut même leur offrir des cadeaux, obtenus avec l’argent glané à chaque résolution d’enquête, et ainsi maximiser nos chances de débloquer des compétences très utiles lors des procès.

DanganRonpa : Trigger Happy Havoc
Ceux-ci sont particulièrement originaux. La confrontation des arguments se fait en vue intérieure, un viseur permettant de cibler les contradictions à l’aide des preuves préalablement réunies et matérialisées sous forme de balles de revolver. Chaque coup au but résonne comme un « Objection ! » de Phoenix Wright, procurant le même petit plaisir coupable de premier de la classe. Lorsque l’accusé est au bord de la rupture, un mini-jeu de rythme s’enclenche alors dans le but de le faire avouer. Il s’agit de frapper en rythme la touche croix pour locker les arguments adverses avant de les balayer de la touche triangle, des changements de rythme et autres coups spéciaux venant pimenter l’entreprise.

La difficulté grimpe un peu au fil des chapitres, avec l’ajout de différents arguments/munitions à bien sélectionner en fonction de la situation, mais l’aspect temps et vie limités ne se révèle pas aussi punitif que le rythme enlevé de ces différentes séquences ne le laisse paraître. Le but de Chunsoft est plus d’accompagner le raisonnement collectif de mécaniques dynamiques et donc d’investir un maximum le joueur dans la résolution de ces énigmes. La plus grande difficulté, c’est finalement de composer avec l’absence de traduction, qui rend forcément un peu compliquée la résolution des séquences de pendu qui interviennent au milieu du procès.

Vita vie d'étudiantRetour au sommaire
On est évidemment content de ne pas avoir été snobés par NIS pour ce portage, mais compte tenu de la dose de textes que le genre impose, on regrette malgré tout de devoir se contenter de la langue de Guile. Au moins, les quelques voix pourront être laissées en japonais, pour plus d’immersion. Un niveau correct d’anglais est donc requis pour profiter de cette succulente enquête bourrée de rebondissements – parfois farfelus – d’humour et de twists machiavéliques qui superposent les intrigues en permanence. Malgré les temps morts imposés par le rythme très cyclique des événements, on ne s’ennuie pas pendant la vingtaine d’heures à arpenter les couloirs de cette Hope's Peak Academy, qui révèle ses secrets au compte-goutte.

DanganRonpa
DanganRonpa : Trigger Happy Havoc
DanganRonpa : Trigger Happy Havoc
Des procès endiablés, des personnages attachants, une intrigue passionnante


A la manière de Virtue’s Last Reward, on découvre de nouveaux lieux en permanence, un étage s’ouvrant après chaque procès. Contrairement à celui-ci, qui utilisait la linéarité du genre comme artifice de gameplay, Danganronpa propose lui un déroulement très cadré. C’est le prix à payer pour bénéficier d’une écriture toujours au poil, tantôt légère, tantôt suffocante, jamais gâchée par une interface royale. Trigger Happy Havoc est un modèle de clarté et d’ergonomie, Chunsoft ayant pris le soin d’adapter correctement ce titre PSP à la Vita. La réalisation est propre et évite les effets de manche, en dehors de procès surchargés graphiquement pour augmenter l’enjeu et le stress du joueur.

Une histoire passionnante bourrée de rebondissements, un antagoniste culte, des mécaniques qui dynamisent le genre très statique du visual novel : Danganronpa est une petite bombe. Aussi implacable que l'excellent Virtue’s Last Reward, il se démarque des précédentes productions Chunsoft par sa mécanique de procès originale et engageante, bien plus vivante que chez le voisin Phoenix Wright dont il reprend pourtant certains éléments. A condition de ne pas être effrayé par la surabondance textuelle et de maitriser un minimum l'anglais, ce Danganronpa : Trigger Happy Havoc s'impose comme un nouvel indispensable sur la portable de Sony. On attend désormais la suite, sortie en 2012 sur PSP, avec grande impatience.
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