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Test Danganronpa 2 : Goodbye Despair (Playstation Vita) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 04 Septembre 2014 , Playstation Vita

Les +

  • Histoire captivante
  • Personnages attachants
  • Monokuma is back
  • Plein de petites nouveautés
  • Des bonus à la pelle

Les -

  • OST lassante
  • Entièrement en anglais
  • Tactile peu pratique
  • Pas de mal de bavardage inutile
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.5

(14 votes)
Publiée le 12/09/2014 à 16:09, par Maxence

Test de Danganronpa 2 : Goodbye Despair. Au revoir tristesse.

Le diabolique Monokuma est de retour pour martyriser une nouvelle troupe d'étudiants sur PS Vita.

Après Zero Escape : Virtue's Last Reward et le premier DanganRonpa, Chunsoft continue d’exporter ses visual novels sur PS Vita, et l’on ne va pas s’en plaindre. Pour cette suite, le développeur japonais reprend trait pour trait la formule initiale, en l’agrémentant évidemment de quelques nouveautés bienvenues. Sans être particulièrement surprenant, Danganronpa 2 : Goodbye Despair constitue une suite aussi efficace, passionnante et torturée que son grand frère.

Monokuma à la merRetour au sommaire
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Pour ce second Danganronpa, Chunsoft a opté pour le décloisonnement. En lieu et place des couloirs suffocants de la Hope’s Peak Academy, nous voilà sur l’île paradisiaque de Jabberwock, pour suivre une nouvelle bande d’étudiants projetés au cœur d’un voyage scolaire macabre. Accueillie par une étrange lapine rose nommée Usami, la troupe se voit sommée de faire plus ample connaissance en profitant des installations touristiques de l'île. Les vacances ne dureront ceci-dit pas bien longtemps : l’antagoniste charismatique du premier volet, l'ours Monokuma, ne tarde pas à faire son apparition pour bouleverser ce petit monde. Pour survivre, il va désormais falloir tuer.

Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Le principe n’a pas changé depuis Trigger Happy Havoc : il s’agit toujours d’enquêter sur les terribles crimes perpétrés par nos semblables, le meurtre impuni étant le seul moyen de sortir de l’île. En collectant les preuves, puis en menant une réflexion commune lors de séquences de procès endiablées, il nous incombe de démêler chaque affaire, forcément plus tortueuse à mesure que l’on progresse. Après chaque procès s’ouvre un nouvel espace de jeu, matérialisé par une île à explorer : la trame globale – pourquoi cette île ? qui est responsable ? comment partir ? – s’épaissit un peu plus à chaque chapitre, pour un finish tonitruant intimement lié à l’épisode précédent. Autant dire que ne pas avoir parcouru l’original avant de s’atteler à cette suite privera le joueur de sa substantifique moelle scénaristique. Vous voilà prévenu.

Pendant une bonne trentaine d’heures, on se coltine une nouvelle bande de joyeux drilles, tous spécialistes dans un domaine particulier. Le mécanicien, la gymnaste, le coach sportif ou encore le cuistot possèdent chacun une personnalité bien trempée, que l’on découvre au gré des enquêtes, mais aussi durant le temps libre savamment distillé entre les crimes. Les seize personnages, dont notre héros Hajime Hinata, constituent un panel hétéroclite qui permet à Chunsoft d’alterner séquences dramatiques et saynètes comiques sans que rien ne dénote. Il en va de même avec le duo Monokuma/Usami, dont les relations tendues offrent une saveur particulière pour qui connait l’original.

« All you can Murder buffet »Retour au sommaire
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Le développeur parvient même à rendre dérangeant un cadre on ne peut plus balnéaire, aussi bien par les pièges de l’ours maléfique que par les mystères cachés en chacun des environnements visités : fête foraine, vieux music-hall décrépi ou encore cinéma désert prennent effectivement un cachet particulièrement lugubre lorsqu’un meurtre sanglant y est commis, ou que d’étranges révélations y sont faites. Les affaires sont toujours aussi bien ficelées et le dénouement, forcément plus complexe qu’il n’en a l’air au premier abord : le studio a déjà fait ses preuves en matière d’écriture, avec la propension à particulièrement développer les explications pour que tous les publics en comprennent exactement les enjeux.

Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Difficile de reprocher à un visual novel d’être bavard, mais cette fois encore certaines séquences tirent un peu trop en longueur, en abusant notamment d’expressions argotiques salées. Eh oui, toujours pas de traduction française pour ce troisième Chunsoft PAL, une nouvelle fois réservé aux anglophones avertis. On pestera aussi un peu sur l’implémentation plus poussée des possibilités tactiles de la Vita, qui ne font en pratique pas vraiment leurs preuves. Le manque de précision et de réactivité poussera les joueurs à revenir aux bons vieux boutons, notamment lors des procès qui demandent autant de réflexion que de réflexes.

Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Le rythme s'emballe lors des procès, les seules séquences de jeu de la série


Ceux-ci proposent toujours les discussions de groupes, où nos arguments en forme de balles détruisent les incohérences adverses, les séquences de « pendu » pas évidentes en anglais, ou encore les débats en un contre un où l’on tranche les élucubrations adverses aussi vite que possible. Une séquence de logique, matérialisée sous la forme d’un jeu de course en fil de fer, fait son apparition sachant qu’un bon nombre de subtilités « modernisent » les mini-jeux déjà connus. Le rythme assez soutenu de ces procès tranche avec les enchainements très pépères des journées classiques, offrant de bonnes et régulières poussées d’adrénaline au fil de la progression. Si les milliers de boites de texte s’enchainent de manière quasi ininterrompue, Goodbye Despair réussit à ne jamais étourdir le joueur en aérant parfaitement les dialogues.

Un tas de bonusRetour au sommaire
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Le talent du développeur pour mélanger séquences légères, enjeux dramatiques immédiat et trame globale force une nouvelle fois le respect, tout comme sa capacité à casser un rythme qui ronronne quand on s’y attend le moins. Ici par une séquence d’escape game assez proche de Virtue’s Last Reward, là par un parallèle avec un film faussement fictionnel, Danganronpa casse la routine et convainc le joueur de s’abandonner dans cet univers pourtant hautement improbable. Ces quelques ajouts bien sentis, additionnés aux déplacements désormais en 2D vue de côté d’un environnement à un autre, évitent la redite vis-à-vis de Trigger Happy Havoc, alors que les deux titres disposent exactement du même fonctionnement général. Suffisant, et malin.

Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Outre le scénario principal, passionnant d’un bout à l’autre, un certain nombre d’extras sont également de la partie. Il y a déjà le mini-jeu d’action mettant en scène Usami, assez anecdotique, quoique fourni en contenu (une soixantaine d’armes et équipements à débloquer). On trouve aussi un mode Island dépouillant l'histoire de tout crime, puisqu'il part du principe que Usami a terrassé Monokuma au début de l'aventure (et non l'inverse). On s'y concentre donc sur les dialogues entre les différents protagonistes, nous permettant d’en apprendre plus sur chacun d’entre eux. On trouvera également, après un premier run, une la bande-dessinée comptant l’histoire alternative de Makoto Naegi, le héros du premier volet. Bref, les complétistes auront le temps de voir venir, même s’ils risquent grandement de devenir cinglés après cinquante heures de boucles musicales hautement répétitives – et répétées.

Intrigue passionnante au rythme savamment dosé, gameplay plus dynamique que le genre ne le laisse supposer et personnages profonds : Danganronpa 2 s’appuie sur les forces de l’opus original et parvient, par quelques trouvailles ludiques ou narratives, à renouveler suffisamment l’intérêt de la série pour que le connaisseur s’y jette à corps perdu. Il faudra bien vaincre la barrière de la langue, la musique un poil irritante à la longue et les bavardages inutiles, mais Goodbye Despair le mérite : il s’imbrique parfaitement avec le premier volet pour former un tout cohérent, pas loin de prendre le dessus sur la série 999/Virtue’s Last Reward, du même développeur. Espérons maintenant retrouver l’impayable Monokuma dans un troisième volet, en discussion mais pas (encore) proprement annoncé.

Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
Danganronpa 2 : Goodbye Despair
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