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Test D4 : Dark Dreams Don't Die (Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 19 Septembre 2014 , Xbox One

Les +

  • Des QTE réussies avec Kinect
  • Ambiance fabuleuse
  • Personnages dingues
  • Beaucoup d’humour
  • Plein de petites choses à faire

Les -

  • Frustration épisodique
  • Pique les yeux
  • Exploration laborieuse avec Kinect
  • QTE bof à la manette
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.3

(18 votes)
Publiée le 23/09/2014 à 16:09, par Maxence

Test de D4 : la Xbox One s'offre le jeu le plus fou de l'année

Les deux premiers chapitres de D4, le nouveau Swery, sont disponibles sur Xbox One.

Swery65 et son studio Access Games doivent leur renommée à Deadly Premonition, une adaptation libre de la série Twin Peaks aussi ratée techniquement que remarquable par son ambiance. Autant dire que l’on attendait D4, leur nouveau projet, avec autant d’appréhension que d’excitation. Imaginez donc un jeu d’aventure taillé pour Kinect, mélangeant collecte d’indices et séquences d’action survoltées, personnages et situations surréalistes au sein d'une intrigue fouillée et passionnante. C’est le pari fou relevé par D4 qui, malgré un enrobage une nouvelle fois à la ramasse, parvient à remettre Kinect à sa place, c'est-à-dire branché à la Xbox One à côté de la télé, et non plus dans un placard.

D4 : Dark Dreams Don t Die
David Young est un petit flic de Boston quand sa femme, Little Peggy, se fait assassiner dans ses bras. Elle lui aurait, dans son dernier souffle, demandé de chercher le mystérieux « D », et c'est bien ce à quoi le bonhomme un rien torturé va s'employer. Amnésique et dépressif, il devient détective privé, et compte sur sa capacité à revisiter le passé pour trouver le meurtrier voire, pourquoi pas, modifier le cours du temps. Access Games transforme ce pitch plutôt classique en une enquête passionnante à l'aide de son plus grand savoir-faire : l'écriture des personnages. La galerie de PNJ fait honneur à la réputation du studio, et parvient en peu d'artifices à offrir une consistance à chacun des protagonistes, principaux ou secondaires, qui croiseront la route du héros.

D4
Le side-kick de celui-ci, flic bienveillant, bedonnant et glouton, sa jolie colocataire au comportement félin imprévisible, un steward très maniéré, un légiste géant , un créateur de mode fantasque qui ne quitte jamais son mannequin de plastique ou encore un agent du FBI buriné et trouble : qu'ils soient complètement fous ou au contraire très terre-à-terre, les protagonistes gagnent en consistance à chaque échange, Access Games ayant eu la bonne idée de nous permettre de converser avec eux en toute circonstance. Il y a clairement du Deadly Premonition dans la manière qu'ont ces protagonistes de s'exprimer, entre théâtre et cartoon, rapport malsain à la nourriture ou penchant poussé pour le mysticisme.

Lancement du jeu



Difficile néanmoins de rapprocher les deux jeux niveau gameplay. Si le monde ouvert de Deadly Premonition était trop ambitieux par rapport aux moyens engagés en 2010, Access Games s’offre ici un challenge à sa hauteur. D4 est un jeu d’aventure modeste, aux environnements limités et au parcours balisé par des cases sur lesquelles on pivote à 360 degrés pour en explorer les quatre côtés. Cette première enquête nous demande de comprendre comment un passager menotté a pu disparaître en plein vol : c'est en discutant avec les passagers et l'équipage, en cherchant les éléments interactifs (preuves, collectibles) et en réussissant les mini-jeux annexes que l'on progressera dans un premier temps.

Réhabilitons Kinect !Retour au sommaire
D4 : Dark Dreams Don t Die
On bouge le réticule à la main, et on valide en fermant le poing. On peut parfois pousser certains objets pour en découvrir d’autres, et l’activation de notre super pouvoir (en mettant les deux mains sur la tête) nous permet de cerner les éléments interactifs. Balisé, le parcours n'en est pas moins jonché d'éléments intéressants, livrant leurs détails au simple passage de la main ou nécessitant une étude plus poussée pour se dévoiler. Après les quelques minutes déroutantes de tutoriel, le joueur est rapidement plongé dans l'univers un peu fou de D4, oubliant la manière originale dont le titre se contrôle. Kinect se veut donc très efficace sur cadre fixe, mais manque un peu le coche dans les déplacements entre les cases ou les passages latéraux d'un écran à l'autre.

D4
Il n'est par exemple pas rare de devoir « griffer » plusieurs fois pour que le jeu comprenne que l'on veut changer de cadre. Certaines séquences chronométrées paraissent ainsi tout bonnement impossibles à la détection de mouvement, dont la réactivité et la précision n'inspirent pas assez confiance. On optera donc sans regret pour la manette, sans oublier de revenir au motion control à l'arrivée des séquences d'action. Celles-ci profitent des situations rocambolesques rencontrées par David Young pour nous faire esquisser les gestes les plus absurdes possibles. On tape, on se protège, on plonge ou on court en fonction des cascades de notre héros, joliment chorégraphiées. Le summum est évidemment atteint lorsque le jeu nous demande de donner de la voix : il n’y avait qu’à voir le regard inquisiteur de ma moitié lorsque j’ai dû hurler pour demander de l'aide, seul devant ma console, pour s’en persuader. D4 propose les meilleures QTE que l’on a eu l’occasion de voir dans un jeu vidéo « motion controlé ».

Forcément moins amusantes à la manette, ces séquences forcent le joueur à alterner entre Kinect et son pad, sans que cela ne soit plus fastidieux que ça, puisqu’il suffit d’appuyer sur un bouton ou de lever le bras trois secondes pour switcher de l’un à l’autre. En plus de l’enquête principale, qui nous lance sur les traces d’une drogue mystique liée à « D », on aura l’occasion de remplir quelques quêtes annexes, comme un quizz sur l’aviation ou un environnement à scanner en temps limité. L’occasion pour Access Games de remplir un peu ces deux chapitres et demi : les décors regorgent d’éléments cachés et d’objets à ramasser, pour remplir votre jauge de vision (le pouvoir spécial), mais surtout celle de faim, qui signe le game over une fois vidée.

Du point and click remuantRetour au sommaire
Comme dans Deadly Premonition, gare à ne pas laisser votre héros dépérir, quitte à acheter un burger au chat qui squatte l’avion servant de cadre aux deux chapitres disponibles. Un passage par la chambre de David nous permettra aussi de lui changer ses fringues, la taille de sa barbe ou encore ses mocassins, histoire d’être bien mis en toute circonstance : on reconnaît là encore la patte Swery, qui accorde une importance folle à des sujets souvent laissés de côté dans les jeux. C’est grâce à ce souci du détail, dans la gestion de l’espace, du caractère des personnages ou de l’intérêt pour l’annexe, le dérisoire, que D4 parvient à captiver aussi longtemps qu’il dure. On fait le tour du jeu une première fois en un peu moins de cinq heures, même si plusieurs runs seront nécessaires pour goûter tous les plats, lire tous les magazines ou visionner toutes les apparitions de Little Peggy. Fou, on vous dit.

D4
D4
D4 : Dark Dreams Don t Die
Personnages dingues, situations folles et QTE maboules : D4 ne fait pas les choses à moitié


Comme on pouvait s’y attendre à l’annonce du jeu en mai 2013, D4 s’offre un cel-shading bas de gamme pour enrober tout ça. La réalisation typée 2007 ne fait effectivement pas trembler la Xbox One, mais offre quand même un certain cachet grâce à des choix de couleurs osés, avec des teintes orangées et verdâtres depuis longtemps oubliées sur les palettes graphiques des artistes de jeux vidéo. Quand The Walking Dead de Telltale rencontre une vieille série télévisée allemande, le résultat est étonnant, surtout lorsque les animations des visages sont aussi détaillées. Un nouveau grand écart assumé par Swery, qui n'est plus à une anomalie près. Pour ne rien gâcher et rester fidèle à sa réputation, Access Games nous gratifie une nouvelle fois de pistes musicales détonantes, tantôt mystiques tantôt enjouées, pour une bande son qui colle bien au paradoxe général du jeu, entre vaste blague surréaliste et nœud dramatique fort et passionnant.

Attendu au tournant par la cohorte de fans de Deadly Premonition, Swery parvient une nouvelle fois à surprendre avec D4, dont l’ambiance ambivalente intrigue, interpelle puis ingurgite le joueur pour ne le recracher qu’une fois ces deux premiers chapitres bouclés. La frustration de ne pouvoir mettre le point final à l’histoire de David Young est grande, mais le sentiment est largement contrebalancé par l’idée de le retrouver dans quelques mois pour d’autres galipettes endiablées avec Kinect. A la seule force de l’écriture et de QTE invraisemblables, Dark Dreams Don’t Die remplit donc parfaitement son objectif en nous sortant du carcan habituel des jeux d’aventure, en tout cas pour qui goutte à l'ambiance délurée et au rythme insaisissable du titre d'Access Games. En ce qui nous concerne, vivement la suite.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.3
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Jejedu07
Très bon
Cool !! Il fait ressortir le Kinect une bonne fois pour toutes !!
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Playlist D4 : Dark Dreams Don't Die

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