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Test Crusader Kings 2 (PC) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 08 Mars 2012 , PC

Les +

  • Richesse de jeu sans équivalent
  • Profondeur historique étonnante
  • Chaque partie est différente
  • Confort de l'interface

Les -

  • Gros investissement du joueur
  • Nombre écrasant de paramètres
La note de jeuxvideo.fr
9.0
tres bon
La note des internautes
8.5

(318 votes)
Publiée le 26/03/2012 à 15:03, par Nerces

Test de Crusader Kings 2 : le meilleur de la gestion / stratégie ?

Spécialiste du genre, Paradox a toujours eu quelques soucis avec la finition de ses jeux de gestion / stratégie... Mais sa dernière production semble remettre les pendules à l'heure.

Depuis la sortie d'Europa Universalis, il y a maintenant douze ans, Paradox Interactive s'est fait une spécialité des jeux de gestion / stratégie « touffus ». De manière un peu schématique, on pourrait même dire que le développeur suédois est complètement seul sur ce segment de marché, mais compte tenu de l'expertise du studio, les amateurs ne s'en plaignent pas le moins du monde et ce n'est pas la sortie de Crusader Kings 2 qui leur fera changer d'avis ! Sortie via Steam mi-février, la dernière production Paradox profite maintenant d'une commercialisation "boîte" et de l'arrivée de la mise à jour v1.04, l'occasion pour nous de vous dire tout le bien que nous en pensons !

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens »Retour au sommaire
Crusader Kings 2
S'il se destinait exclusivement aux habitués des produits Paradox, le test de Crusader Kings 2 pourrait se résumer à une simple phrase - le moins buggé des jeux du Suédois - et cela suffirait à leur bonheur ! Histoire de toucher un public plus large et peut-être convaincre quelques curieux, nous allons tout de même aller plus loin. Comme son nom l'indique, Crusader Kings 2 est la suite de Crusader Kings. Il reprend donc le concept qui a fait le succès de son ancêtre et nous invite à découvrir le Vieux Continent entre la bataille d'Hastings (1066) et la chute de Constantinople (1453). Durant cette période, il est question de négocier avec les « grands de ce monde », de faire prospérer son domaine, d'éviter les révoltes, de maintenir son armée « au niveau », de faire progresser les sciences... en gros, de faire du Paradox.

Seulement voilà, Crusader Kings 2 ce n'est pas un jeu Paradox comme les autres et quand Europa Universalis, Hearts Of Iron ou Victoria, nous proposent de diriger une nation, lui nous place aux commandes d'une dynastie... Cela change pas mal de choses et en premier lieu, cela change les conditions de victoire / de défaite. Avec un titre classique, on se focalise effectivement sur le développement de sa nation et l'objectif est - schématiquement bien sûr - de tutoyer la domination totale en ayant passablement repoussé ses frontières. Dans Crusader Kings 2, il en va différemment et en débutant avec la dynastie Capet, comtes de Paris et d'Orléans, il est tout à fait possible de réaliser une belle partie en ayant joyeusement torpillé la Couronne de France. En réalité, on peut même trouver mieux sous d'autres latitudes.

Bande-annonce #6 - Lancement du jeu


Droits de succession...Retour au sommaire
Dans Crusader Kings 2, la réussite d'une dynastie s'évalue de plusieurs manières et chaque joueur peut ainsi se trouver un objectif qui lui tient à cœur. Cependant, afin de simplifier les choses et permettre des comparaisons rapides, les développeurs ont instauré un système dit de Prestige qui évalue la performance d'un personnage. Lorsque celui-ci meurt, son total est transféré vers le « compte » de la dynastie et le joueur enchaîne avec son successeur. Là encore, il tente d'engranger un maximum de points de prestige avant de mourir et ainsi de suite. En fin de partie (1453 ou fin prématurée de la dynastie), on obtient ainsi un score total qui sanctionne nos performances sur près de 400 ans de jeu avec des hauts et des bas en fonction du contexte historique, mais aussi des caractéristiques de notre personnage.

Crusader Kings 2
Une bonne part des actions du joueur dépendent effectivement des caractéristiques de son « chef de famille ». Celui-ci est l'unique personnage de la dynastie que l'on contrôle et on ne change d'avatar qu'à sa mort, le jeu nous transférant automatiquement vers son héritier direct. De fait, on ne se retrouve pas toujours avec un souverain de qualité entre les mains et en fonction de ses aptitudes militaires, de son habileté de gestionnaire ou de son sens de l'intrigue, notre personnage n'aura évidemment pas le même potentiel... ou disons plutôt qu'il faudra faire avec ce que Dame Nature aura prévu pour lui. Dame Nature ? Ce n'est pas tout à fait exact, car le joueur a de nombreux moyens d'action pour forcer un peu le destin, et ce, très tôt dans la partie.

... Et mariages de raisonRetour au sommaire
Crusader Kings 2
Au lancement du jeu, il nous faut choisir une date de départ (1066-1453 donc) et surtout une dynastie. Celle-ci peut très bien déjà être en place dans l'un des principaux royaumes du continent ou se limiter à un comté perdu au fin fond de la Souabe. Pour un début prometteur, certains conseillent de partir avec la Croatie, d'autres préfèrent l'Écosse et enfin certains se complaisent avec la Galice. Dans un cas comme dans l'autre, l'important est d'abord de soigner sa descendance et cela passe d'abord par un bon mariage... On se transforme alors en agence matrimoniale et on cherche une épouse qui nous assurera quelques titres, une alliance profitable, mais aussi des enfants potentiellement « aptes » et, pour beaucoup, la Duchesse de Toscane est par exemple un excellent parti.

Sur le plan comptable, la prospérité de son duché est intéressante, mais ce sont aussi ses caractéristiques (diplomatie, martial, intendance, intrigue, connaissance) et ses « traits » qui en font un PNJ séduisant. Un « trait » permet par exemple de qualifier un personnage d'idiot ou de cruel, de l'affubler de quelques tares (bossu par exemple) ou de récompenser sa bravoure au combat (courageux). Le but des développeurs est bien sûr de compenser un peu les seules caractéristiques, mais aussi et surtout de donner une dimension un peu jeu de rôle à l'ensemble. En effet, de nombreux traits peuvent être altérés par les choix du joueur tout au long de la partie et des événements surgissent régulièrement pour nous offrir un moyen d'agir : partir en Croisade a ainsi toutes les chances de faire de notre avatar un « zélé ».

Crusader Kings 2
Crusader Kings 2
Crusader Kings 2

Afin de simplifier (un peu) les choses, Paradox limite les choix des joueurs aux seuls peuples chrétiens

Coefficient de consanguinité ?Retour au sommaire
Une grande partie des actions tentées tout au long de la partie dépend des caractéristiques de notre personnage. Les négociations avec les autres souverains seront influencées par notre diplomatie alors qu'une tentative d'assassinat aura davantage de chances d'aboutir si nous excellons en intrigue. De fait, il est important d'avoir un personnage doté de traits / caractéristiques favorables à nos objectifs et c'est à ce niveau que l'importance du mariage se fait sentir : en unissant notre monarque à une idiote naïve, il y a peu de chances que l'on enfante un intriguant de génie ! Bien sûr, il sera possible de confier nos enfants à des tuteurs de qualité, mais le capital génétique n'est pas à négliger, si vous ne voulez pas vous retrouver avec des débiles congénitaux sur dix générations !

Crusader Kings 2
Sans même parler d'enfanter des successeurs dignes de ce nom, le mariage a son importance, car avant d'avoir un héritier, votre Roi aura peut-être eu quatorze filles et douze bâtards ? Pas forcément un problème, cela peut éventuellement être l'occasion de tisser des alliances, voire de réunir quelques comtés à l'aide d'unions matrilinéaires... Les possibilités sont, comme d'habitude avec les jeux Paradox, extrêmement nombreuses. Au travers d'une partie, il est par exemple possible d'assassiner deux de ses enfants pour éviter que la Couronne ne soit divisée au moment de la succession pour ensuite assister au décès du Dauphin, emporté par une épidémie de typhus. On peut ainsi se retrouver sans le moindre héritier mâle direct et perdre la partie dans le déshonneur le plus total !

Gestion et esthétisme : un Paradox ?Retour au sommaire
Crusader Kings 2
De fait, les choses peuvent sembler un rien chaotique dans Crusader Kings 2, mais en réalité, le concept et le gameplay restent très proches des autres titres Paradox : simplement, le changement de perspective rend les choses beaucoup plus difficiles à cerner et nous imposent de réserver ce titre aux habitués des jeux du Suédois. Débuter dans le genre de la gestion / stratégie avec Crusader Kings 2, c'est risquer de se dégoûter à vie ! L'abstraction des principes de succession, la gestion du système de suzeraineté et le lent progrès technologique sont autant d'éléments que l'on apprend sur le tas, à force d'erreurs et de coups d'œil sur les innombrables bulles d'aide... Alors, il semble tout indiqué de ne pas - en plus - avoir à apprendre les principaux mécanismes d'un titre Paradox.

Des mécanismes qui mettent une fois encore la carte principale au cœur du jeu : c'est en réalité bien simple et en dehors de quelques rares écrans de statistiques, on passe 100% de sa partie de Crusader Kings 2 les yeux rivés sur la carte de l'Europe. Une carte toujours modélisées via le moteur Clausewitz du studio, mais on sent une certaine maîtrise depuis Victoria 2 et plus encore Hearts Of Iron 3 : jamais un jeu Paradox n'aura été aussi joli, fluide et agréable à utiliser ! La fonction de zoom / dézoom marche au doigt et à l'œil, il n'y a guère de ralentissement et la stabilité est exemplaire. Mieux, la localisation française - imparfaite au lancement - a largement profité de la sortie des récentes mises à jour v1.03 et surtout v1.04.

Making-of #5


« Croisé, le faire »Retour au sommaire
Du coup, l'habitué des jeux Paradox se complait dans la gestion de son domaine, souvent plus réduit que sur Europa Universalis 3 ou Victoria 2. Il administre ses provinces, prévoit les (rares) constructions de nouvelles infrastructures et planifie la (lente) recherche scientifique. L'innovation est lente durant le Moyen-Age, mais le temps que l'on ne passe pas à peaufiner son arbre technologique, on l'utilise pour chercher un meilleur prétendant à sa fille, pour écouter / réprimer les demandes de ses vassaux ou pour comploter afin de renforcer l'autorité de la Couronne / saper l'influence de l'Empereur. Il faut également veiller, sinon au bien-être, au moins à la survie de sa population afin d'éviter les révoltes et se tenir prêt à répondre à l'appel du Pape : rien ne nous y oblige, mais la Croisade est toujours excellente pour le prestige !

Crusader Kings 2
À ce sujet, il convient aussi de noter que, lois médiévales obligent, le recrutement est très différent de ce que les amateurs de gestion / stratégie connaissent. Il n'est pas ici question d'entretenir des années durant d'importantes troupes et on les lève en fonction des besoins avant de démobiliser aussi vite que possible afin de ne pas trop peser sur l'économie : les armées sont pour une bonne part constituées de paysans qui ne travaillent donc pas la terre quand ils sont au combat. Deuxième raison, les forces d'un Seigneur viennent généralement de ses vassaux et aussi sympas qu'ils puissent être, l'altruisme n'est pas leur qualité première, surtout s'ils ont eux-mêmes des visées sur notre trône ! Dans ce dernier cas, il n'est d'ailleurs pas rare de voir des défections de dernière minute et d'ignobles déclarations de guerre traîtres. Malgré la nécessité d'avoir un casus belli pour entrer en guerre, tout le sel d'une partie de Crusader Kings 2 se situe à ce niveau : l'excellente reproduction des coups bas et autres vilénies que l'on ne manquait pas de se faire à cette période.

Sur le plan technique et dans son fonctionnement, Crusader Kings 2 est sans aucun doute le plus réussi et le plus agréable des jeux de Paradox Interactive. En voyant le travail accompli depuis la première intégration du moteur Clausewitz, le chemin parcouru est impressionnant et on se surprend à espérer pareil traitement pour les autres périodes abordées par le studio. En effet, de par ses spécificités, son fonctionnement dynastique et l'abstraction de certains concepts tels que la succession, Crusader Kings 2 est incontestablement le jeu de gestion / stratégie le plus délicat à prendre en main. Pour les habitués, aucun problème et son acquisition est une évidence tant la richesse, l'intensité et le renouvellement des parties est au rendez-vous. En revanche, pour les nouveaux venus, ceux qui voudraient s'initier au genre, il est dommage de voir que le plus abouti techniquement est aussi le plus délicat à prendre en main... En espérant avoir bientôt des nouvelles du prochain projet Paradox !

Test réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 9800.

Crusader Kings 2
Crusader Kings 2

Crusader Kings 2

Crusader Kings 2
Crusader Kings 2
Crusader Kings 2
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Tres interessant, à jouer absolument Très bon jeu, en effet par rapport à son ancêtre, il a été completement refondu, l'interface est agréable et simple à prendre en main. Toutefois le jeu n'est pas immédiatement acquis, en effet, vous devez comprendre le système féodal si vous souhaitez vaincre vos ennemis. Malgrè quelques points difficiles à appréhender, le jeu est génial, sa bande son est remarquable, l'IA est réactive, et parfois suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Bof Je me suis vraiment ennuyé dans ce jeu , Je ne vois absolument pas pourquoi il est si bien noté mais bon , Apres tout c'est une affaire de gout
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