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Previews Xbox One : notre avis sur Forza Motorsport 5, Ryse, Dead Rising 3 et Killer Instinct



Sortie le 22 Novembre 2013 , Xbox One
Publiée le 14/11/2013 à 11:11, par Benoît

Previews Xbox One : notre avis sur Forza Motorsport 5, Ryse, Dead Rising 3 et Killer Instinct

La rédaction vous propose un dernier passage en revue de quatre des exclusivités de la Xbox One, à quelques jours de sa sortie.

A l'approche de la sortie de la Xbox One, prévue pour le 22 novembre prochain en Europe, Microsoft nous a convié à son récent événement parisien pour un dernier tour de piste sur les titres exclusifs qui accompagneront la console à son lancement. Intérêt de la démarche pour nos autres journalistes : pouvoir se frotter enfin, sur des sessions prolongées, à des versions quasi-finale de ces exclus et se faire une idée plus claire de ce que vaut vraiment son line-up de lancement. Voici donc un condensé de nos dernières impressions sur Ryse, Forza 5, Dead Rising 3 et Killer Instinct, avant une salve de tests extensifs pour la sortie de la console. Seul regret : le rendez-vous manqué avec D4, prometteur survival-horror d'Access Games (le studio fabuleusement foutraque derrière Deadly Premonition) dont on tâchera de vous reparler sans tarder.

Forza Motorsport 5Retour au sommaire
Day One ?
Oui mobile
Son game director Dan Greenawalt le rappelle à chaque occasion : Forza 5 sera sans compétition sur le registre du jeu de course next-gen pour la période des fêtes - Gran Turismo 6 repassant une dernière fois par la case PS3 -. Si l'argument ne doit pas inciter à l'indulgence (un jeu de course est plaisant ou ne l'est pas, launch title ou non), force est d'admettre que le titre de Turn 10 a des arguments dans sa besace. Le premier est d'ordre strictement visuel : modèles de voitures et pistes remodelées (de zéro ou partiellement) au standard next-gen, curseurs graphiques (shaders, distance de vue, nombre d'objets, résolution des textures) poussés plus loin que jamais sur console... Si toutes les courses ne nous ont pas subjuguées, certaines d'entre elles font, de fait, montre d'un raffinement esthétique impressionnant (la fabuleuse course de Prague, celle des Alpes et d'Abu Dhabi, notamment) donnant aux premiers pas dans le mode carrière des airs de voyage touristique virtuel où les panoramas grandioses se succèdent.

Difficile également de prendre en faute la modélisation des voitures, qui épingle jusqu'aux matériaux et imperfection des carrosseries, tout en assurant une vue intérieure archi-convaincante (de détails, de reflets). La qualité de finition épate d'autant plus que le titre assure sa résolution en 1080p sans transiger sur la fluidité (60 fps stable). On apprécie en outre l'énorme spectre de la difficulté, une même course pouvant devenir une balade de santé ou une épreuve sans concession selon les options choisies : en activant les dégât et en montant l'I.A. de plusieurs crans, le pilotage exige une attention permanente à la vitesse et aux trajectoires - en quoi la manette Xbox One et ses gâchettes hyper réactives peuvent s'avérer d'une aide précieuse, puisqu'elles retranscrivent finement les changement de vitesse et de terrain (à ce titre, Forza 5 est de loin le meilleur ambassadeur possible pour le contrôleur Xbox One). Dernier atout notable : l'I.A. "Driveatar" simulée sur la base des habitudes des joueurs, sont la source de comportements inédits, certains concurrents n'hésitant pas à aller au contact ou à couper à travers champs. En ressort l'impression d'une I.A. qui tient beaucoup plus compte de notre présence que dans d'autres jeux de courses, et s'y adapte en permanence d'une multitude de façons. Sa politique de monétisation de contenu mise à part, Forza 5 se profile donc comme un jeu de course très solide, et l'un des arguments clés de la Xbox One.

Yas Marina - Lotus E21 (F1)



Killer InstinctRetour au sommaire
Day One ?
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Full disclosure : l'auteur de cet article est une tanche absolue en matière de jeu de combat... ce qui tombe bien d'une certaine manière, puisque ce reboot du Killer Instinct de Rare, avec son approche didactique et son système de combos simples à passer, s'adresse autant aux nostalgiques du jeu d'origine qu'aux néophytes du genre. Refusant les inputs complexe sur un timing serré, les enchaînements ne requièrent ici que des séquences simples à appréhender : on parvient vite à déverser des torrents de coups sur l'adversaire en choppant le bon « groove », pour une gratification immédiate. Killer Instinct propose en outre un tutoriel bien foutu (le mode Dojo) qui passe en revue tous les concepts du genre, de la garde aux hits box, en passant par les frame data : manière d'initier en douceur les nouveaux venus, mais aussi de souligner les quelques finesses d'un gameplay étonnamment solide. Au premier rang de ces subtilités, le combo breaker fait évidemment son retour, permettant de casser les spectaculaires combo par une manip' simple.

On citera également la capacité de rentrer en mode "berserk" en activant une barre "spéciale" remplie en encaissant des coups, barre qui permet en outre de déclencher des attaques surpuissantes. Autre signal du pied à l'adresse des habitués du genre, Double Helix a pris le parti de typer clairement le gameplay des personnages principaux, faisant de Jago le Ryu de base, de Thunder le perso à choppe, de Sabrewulf le préposé aux corps à corps ou de Glacius le "magicien" à distance ; autant de styles qui inciteront les joueurs, les vrais, à peaufiner leur spécialisation. Quid du nombre de modes, vous demandez-vous peut-être ? C'est un peu là que le bât blesse. Le titre embarque un mode Trial (mise en pratique des leçons du Dojo), un mode entrainement libre, un mode versus classique mais pas - encore - son mode Arcade, qui ne sortira que lorsque le roster de personnages sera complet (à date de la sortie, le jeu n'en comptera que 6 sur 8). Et pour cause : Double Helix n'a disposé que d'une petite année pour cracher le titre à l'heure du lancement... A cet égard, la belle allure de ce Killer Instinct et la solidité de son gameplay ont quelque chose de la prouesse, qu'il serait dommage de bouder : disponible en free-to-play, il sera facturé en version complète au prix honnête de 19,99 euros - une version Ultra à 39,99 euros embarquera tous les accessoires et costumes, plus le jeu d'origine.

Thunder en action, quelques combos



Dead Rising 3Retour au sommaire
Day One ?
Oui mobile
Deuxième épisode made in Capcom Vancouver de la géniale série créée à l'origine par Keiji Inafune et sa team japonaise, Dead Rising 3 n'a pas tardé à être taxé de "faux jeu next-gen", taclé pour son frame-rate toussotant malgré une résolution en 720p, tancé pour ses trailers loufoques rappelant plus Saints Row The Third que les films de Roméro. Soyons clairs : le titre est bien techniquement faillible et ne parvient pas à maintenir son frame-rate hors de la zone rouge dès que les modèles s'accumulent dans le champs. En contre-partie, le dense mais vaste décor de la ville ouverte (quatre fois plus grand que celui de Dead Rising 2), pullulant d'un nombre impressionnant de zombies, parvient à générer des images saisissantes d'une apocalypse grouillante. Un effort de modernisation qui touche aussi la maniabilité du titre, plus vive et réactive, et l'abandon du vieux système de sauvegarde (hors mode Nightmare) remplacé par une auto-save classique. Dead Rising 3 cède également à la mode de l'arbre de compétences, ce dont on ne se plaindra pas puisqu'il permet de typer son gameplay de manière manifestement poussée (vers le corps à corps, les armes à feu, le bricolage, le tanking aux PV, etc...).

En une heure à la manette - sur des séquences peut-être bien choisies -, le jeu nous a semblé taper sur toutes les bonnes touches : game design éradiquant les sources de frustrations superflues (en limitant les allers-retours relou, notamment), rythme hyper versatile capable de passer du massacre festif à coup d'armes aberrantes (mégaphone, épée de feu, marteau de Thor), à une séquence narrative archi tendue mettant le joueur aux prises avec un survivant timbré... C'est d'ailleurs ce double-ton qui nous a le plus séduit (et qui s'inscrit parfaitement dans la belle modernité de la série) : Dead Rising 3 semble développer en même temps sa fibre open-world récréative et délirante (possibilité de combiner deux véhicules en un pour défourailler du zombie à la douzaine et de se costumer de façon débile), sans jamais oublier de générer l'intensité narrative de son récit de survie en temps compté, ponctué de rencontres marquantes. Peu importe son statut de jeu next-gen : Dead Rising 3 se profile, simplement, comme un jeu riche et maîtrisé, et pourrait bien peser de tout son poids sur le line-up de la Xbox One.

L'histoire de Dead Rising 3



Day One ?
Non mobile
A-t-on été naïf de croire, l'espace d'un instant, que Ryse puisse devenir le God of War de la Xbox One ? Disons le sans détour : il n'en sera rien, malgré les atours sexy sous lesquels le titre de Crytek se présente. Certes, les panoramas-vitrines sont nombreux (falaises anglaises, collines romaines), rutilants de modèles ultra-polygonés et de décors saturés de détails, le tout drapé de textures fines barbotant dans un grand bain de shaders next-gen. Puisqu'on parle de "vitrine", le décor linéaire à l'extrême n'offre en revanche aucune possibilité d'exploration (point d'escalade ou de phase plateforme à la God of War), et se borne à enchaîner les arènes de combat (une ruelle, une cour du marché, une plage, bis repetita), combat qui se trouve être la mécanique absolument centrale - pour ne pas dire exclusive - de ce Ryse.

Le combat, parlons-en : aux commande du général romain Marius Titus, lancé dans une vindicte contre les peuplades barbare après le meurtre de sa famille (scène ridicule), le joueur sera d'abord épaté par la mise en scène concluant chaque combat, soulignant la brutalité de chaque impact dans un ralenti classieux. Il s'amusera un temps des mécaniques limpides, alternant les coups d'estocs, parades, esquives, à caler en rythme sur les assauts ennemis ; ainsi que des QTE de fin d'affrontement symbolisées par la couleur des touches du pad, à entrer le plus vite possible pour démultiplier leurs effets bénéfiques (à choisir entre soin, catalyseur d'XP, jauge du pouvoir ralenti et bonus de dégâts). Quelques dizaines de minutes plus tard, la routine ronflante des combats risque en revanche d'apparaître sous le vernis : notre session s'est vite muée en un même affrontement répété inlassablement et strictement sur le même rythme, quelque soit l'ennemi affronté (petit barbare, gros barbare, boss de fin de niveau). Une heure et demi nous ayant suffit à boucler près de la moitié des chapitres que compte le jeu, autant le dire, on a peu d'espoir de voir notre verdict final chanter une autre musique (à moins d'un miracle sur la fin du jeu ou sur le mode coop) . A l'heure actuelle, on ne peut que vous dire ceci : n'achetez pas la Xbox One pour Ryse, tant les chances que le jeu ne vous déçoive pas sont maigres.

Gameplay - Palace

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