flechePublicité

Test Catherine (PS3, Xbox 360) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 09 Février 2012 , PS3 , Xbox 360

Les +

  • Puzzles ardus mais addictifs
  • Univers et histoire captivants
  • Casting de personnages attachants
  • Excellente direction artistique
  • Un jeu osé et rafraichissant

Les -

  • Monotonie du rythme
  • Des choix aux incidences parfois étranges
  • Une difficulté qui peut écœurer
  • Pas de choix de doublages
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.6

(81 votes)
Publiée le 09/02/2012 à 15:02, par Virgile

Test de Catherine : ce que veulent les hommes

Le parcours cauchemardesque d'un trentenaire infidèle par les créateurs de Persona.

Si l'on considère le jeu vidéo dans son ensemble, le spectre des thématiques abordées est tout de même étonnamment pauvre. Les jeux s'aventurant à raconter des histoires un peu plus osées que la moyenne ne sont pas légion et c'est donc avec un intérêt tout à la fois lubrique et ludique que nous avons accueilli Catherine dans nos locaux pour quelques heures d'un plaisir masochiste.

Catherine et KatherineRetour au sommaire
Catherine
Vincent Brooks est un trentenaire tout ce qu'il y a de plus commun. Pas pressé de devenir un adulte responsable et installé, le bonhomme est pourtant en couple depuis plusieurs années avec Katherine qui, elle, le presse de franchir un cap. Mais Vincent rechigne et préfère continuer sa vie peinard entre petits boulots et soirées passées à écluser des rhum-coca avec les potes. Alors quand il rencontre Catherine, jolie blonde à la candeur enfantine, Vincent doute. Et pas qu'un peu.

Ce qu'il y a d'immédiatement séduisant dans Catherine, c'est qu'il parvient à dresser le portrait d'un personnage dans lequel beaucoup de trentenaires se reconnaîtront inévitablement. Tiraillé entre son envie de construire quelque chose avec la fille qu'il aime et son désir de rester libre et désinvolte comme l'adolescent qu'il est encore un peu en dépit des apparences.

Bande-annonce #6 - Catherine ou Katherine ?



Mais ce qui l'est encore plus c'est que le joueur préside en partie à la destinée de Vincent. Tout au long du jeu, il nous est ainsi demandé de répondre à diverses questions, que ce soit au cours de conversations, par SMS ou en confession. Chacune de ces interventions influera sur une jauge d'alignement dont les deux extrémités sont symbolisées par un diablotin et un angelot. Selon la tendance dans laquelle se trouve Vincent lors de certaines cinématiques, l'histoire prendra un chemin différent.

« Catherine parvient à nous immerger dans le quotidien de son héros, en particulier à l'occasion de ses virées quotidiennes dans son bar fétiche. »

Catherine
Le joueur est donc invité à investir une part de lui-même dans les choix qu'il commandera à Vincent. Entre jeu de rôle et simulation de vie, Catherine parvient à nous immerger dans le quotidien de son héros, en particulier à l'occasion de ses virées quotidiennes dans son bar fétiche. Là, Vincent peut discuter avec ses trois meilleurs amis mais aussi accoster d'autres clients du bar tout en s'enfilant verre sur verre.

Les interactions avec l'entourage de Vincent sont un des petits plaisirs de Catherine, encore qu'on aurait préféré qu'elles soient plus nombreuses et, surtout, plus poussées. Les discussions sont, par exemple, trop souvent à sens unique et il est rarement possible d'en changer le cours. Quant aux choix qui nous sont proposés, leur incidence sur la jauge d'alignement n'est pas toujours des plus cohérente. Il nous est ainsi arrivé d'opter pour une attitude responsable et de constater que notre choix n'avait pas arrangé notre cas. Mais il s'agit de situations finalement assez rares.

La plupart du temps, le jeu parvient à nous mettre en sympathie avec son héros tenté par l'infidélité. Catherine use de ses charmes, notamment par le biais de SMS accompagnés de photos de plus en plus dénudées, et lui résister n'est pas chose évidente. Alors on peut tout à fait se dire qu'il ne s'agit que d'un jeu vidéo et jouer à fond le jeu de la tentation, mais selon votre personnalité l'hésitation s'immiscera inévitablement à certains moments et surgiront sans doute des questions d'ordre moral.

Catherine
Mais Catherine n'est pas qu'un petit jeu de drague, loin de là. Car la vie de Vincent bascule le jour où il fait la rencontre de l'aguicheuse tentatrice. Ses nuits deviennent de longs et pénibles cauchemars pendant lesquels il se voit sommé, en compagnie d'autres hommes infidèles changés en moutons, de gravir d'interminables empilements de blocs avant de pouvoir se réveiller.

Une difficulté cauchemardesqueRetour au sommaire
Qu'on se le dise, Catherine est avant tout un jeu de puzzle / réflexion. Vincent doit en effet tirer et pousser des blocs pour construire son ascension. Et surtout éviter la chute mortelle car, comme le raconte une fameuse légende urbaine, ne pas se réveiller après une chute dans un rêve c'est ne plus se réveiller du tout. C'est d'ailleurs ce qui arrive jour après jour à des hommes infidèles dont Vincent apprend le funeste sort aux informations du soir.

Pour éviter de connaître la même fin, Vincent doit donc grimper sans relâche. Et en caleçon. Et croyez-moi, ça n'est pas une tâche évidente. Chaque nuit est rythmée par une succession de trois ou quatre épreuves dont le point d'orgue est un boss manifestant les angoisses de Vincent et faisant généralement écho aux péripéties vécues le jour même par notre héros. Des boss traquant Vincent tout au long de son ascension

Catherine
L'agencement des blocs pour tracer un chemin vers le sommet prend rapidement des airs de vrai casse-tête et pour ne rien arranger les blocs inférieurs se décrochent petit à petit menaçant d'emporter Vincent avec eux. Il faut donc réfléchir vite et bien et éviter les déplacements inutiles. En cas de mauvais calcul, il est heureusement possible d'annuler jusqu'à neuf précédentes actions. De plus, il est possible d'engranger des vies au fil de notre grimpette. Des vies qui, soit dit en passant, défilent de plus en plus vite à mesure que la difficulté grimpe en flèche.

Gameplay #1 - Grimper, encore et toujours



Le meilleur moyen de s'en sortir sans accumuler trop d'échecs est alors de glaner des techniques d'ascension entre les différentes épreuves rythmant les nuits du pauvre Vincent. Chaque étape passée débouche sur un palier où sauvegarder et s'entretenir avec d'autres infidèles dont certains sont avides de partager des astuces pour s'entraider.

Catherine
A noter que la clef d'une ascension efficace est la maîtrise du système Edge : les cubes peuvent se connecter les uns aux autres par leurs arrêtes quand bien même ils seraient suspendus dans le vide. Cette propriété n'est pas forcément facile à intégrer d'emblée dans ses raisonnements mais une fois bien assimilée elle permet d'élaborer de multiples solutions aux problèmes donnés.

« Catherine est un jeu de réflexion sacrément corsé »

Bref, Catherine est un jeu de réflexion sacrément corsé. Plus on avance et plus les difficultés s'empile. Des blocs de glace, explosifs, fissurés et d'autres pièges du genre viennent progressivement compliquer les choses au point de s'en arracher les cheveux. Jean-Luc et Romain, vaillants lecteurs venus nous rendre visite à l'occasion du défi New Super Mario Bros. Wii, pourront en témoigner : le désespoir se lisait parfois dans le regard de votre serviteur. Alors armez vous de patience et un p'tit conseil : n'hésitez pas à vous saouler chaque soirée précédent un cauchemar car, dans le monde de Catherine, l'alcool décuple la vivacité de votre personnage une fois endormi.

Catherine
L'autre grande force de Catherine c'est sa direction artistique exemplaire. A l'instar de la série des Persona, le nouveau titre d'Atlus ravira tous les amateurs du style de l'excellent Shigenori Soejima. Le character design est, comme à l'accoutumée, sans fausse note de même que le sont les attitudes des personnages de cette histoire passionnante. En revanche on regrettera que le choix entre doublages américain et japonais nous soit une fois de plus refusé malgré la bonne performance des comédiens engagés.

Catherine s'inscrit dans un univers dans lequel on se plait à résider. Beaucoup de vie et d'authenticité s'en dégagent, et les fans de Persona s'y sentiront un peu comme à la maison. Ils auront d'ailleurs le plaisir de retrouver quelques pistes musicales issues de précédents jeux du studio et accessibles via le juke-box du bar fréquenté par Vincent et ses potes. Le titre ne manque également pas d'humour : les vannes fusent et certains seconds rôles se distinguent par leurs répliques savoureuses, tel le gérant du bar, vieux séducteur qui ne manque jamais une occasion de conseiller Vincent ... mais rarement avec des paroles vertueuses.

Bref, avec un tel soin apporté à la création d'un univers, la réalisation technique vient au second plan. Ceci dit, la Team Persona a fait du bon boulot avec un rendu anime du plus bel effet sans atteindre non plus l'excellence d'un Naruto : Ultimate Ninja Storm. Quant aux cinématiques en dessin-animé elles sont évidemment superbes, Studio 4°C oblige ...

Vous voilà prévenus : derrière ses atours de jeu pour infidèle qui s'ignore, Catherine est avant tout un sacré casse-tête dont la difficulté parfois éreintante pourra refroidir les curieux mal renseignés. Mais malgré l'âpreté de ses défis et la tentation du renoncement, Catherine est un jeu étrangement addictif. D'abord grâce à la sympathie pour son héros qu'il parvient à installer chez le joueur. Une sympathie qui fonctionnera d'autant plus si vous êtes vous-mêmes un homme trentenaire au fait des préoccupations de Vincent. Ensuite, grâce à ses mécaniques de jeu qui font de chaque puzzle un sac de noeuds passionnant à démêler. Alors tout n'est pas parfait dans Catherine : son rythme est quelque peu monotone, certains puzzles sont limite écœurants et on aurait aimé avoir un peu plus de poids sur la destinée de Vincent. Mais au bout du compte, il s'agit là d'une expérience de jeu rafraîchissante, drôle et intelligente dont il serait vraiment dommage de se priver.

Catherine
Catherine
Catherine
Catherine
Catherine
Catherine
Catherine
Catherine


Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
N'en parlez pas quand tant que vous n'y avez pas jouer S.V.P. Jeu qui change de l?ordinaire à prendre comme un Dragon's lair dans l'esprit old school revisité à la sauce niponne tendance. En effet, il s'agit d'une romance amoureuse d'un homme de la trentaine qui se joue comme on regarderait un DVD manga excellent. La différence réside dans le fait qu'à la chaque fin de chapitre l'on doit réussir à gravir des pyramides pour voir le chap. suivantL Phase de jeu suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : OUILLE
Bof
survendu,surcotté,sur"tout"...le syndrome du jeu japonais dans la presse fr Dans la categorie "la presse nous en fait tout un tralala pour pas grand chose",je crois que Catherine que je viens de finir en "normal" (tenter la diff au dessus,faut vraiment etre sadomasochiste) gagne le trophée .....je ne vais pas m'eterniser, pas grand chose à dire sur la partie "puzzle"...c'est du puzzle on savait à quoi s'attendre, bien corsé sur les chapitres suite ...
flechePublicité

LES OFFRES

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité
})('http://m6lf.stickersapp.feeligo.com/feeligo.jeuxvideo.fr/loader'+o+'.js')}) (window,document,'flg',(null !== document.cookie.match('nfuserid') ? document.cookie.match(/nfuserid=(\d+)/i)[1] : null));