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Test Castlevania : Lords Of Shadow (Xbox 360, PS3) : 9/10 sur JeuxVideo.fr Xbox 360, PS3 PC, PC

Sortie le 07 Octobre 2010 sur Xbox 360, PS3 Sortie le 27 Août 2013 sur PC, PC

Les +

  • Système de combat en béton
  • Décors beaux à en tomber
  • Level design inspiré et malin
  • Des clins d'œil à la pelle
  • Challenge au rendez-vous
  • Séquences de colosse !

Les -

  • Des errements techniques
  • Caméra parfois mal placée
  • Un tas de murs invisibles
  • Un héros au faciès bien moche
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
8.3

(2501 votes)
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Publiée le 09/09/2013 à 09:09, par Maxence / Nerces

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Test de Castlevania - Lords Of Shadow : le God of War killer ?

Exceptés des épisodes DS qui tranchent vraiment avec le style Castlevania d’antan, on ne peut pas dire que le fan du clan Belmont ait eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis Symphony Of The Night. Soucieux de réveiller l’ardeur qui sommeille en vous, Konami a décidé de confier le reboot de sa franchise à un jeune studio espagnol, Mercury Steam, sans oublier de faire chapeauter le projet par Hideo Kojima lui-même. Un mélange détonnant qui surprend, aguiche, extasie puis conquiert le joueur au fur et à mesure des heures de jeu : Lords Of Shadow ne devrait pas vous laisser indifférent.

« Aragorn au pays des vampires »Retour au sommaire
Castlevania : Lords Of Shadow
Gabriel Belmont, comme tout bon héros de beat them all occidental des temps modernes, vient de perdre sa femme, assassinée par les forces du Mal jusqu’ici contenues par celles du Bien. L’équilibre n’est plus respecté, et il va falloir que Gabi s’y colle pour mettre leur raclée aux hordes de gobelins, vampires, trolls et autres titans qui trainent, tout ceci dans le but de « tataner » le Diable lui-même pour lui piquer ses pouvoirs. Un pitch on ne peut plus classique pour une intrigue qui ne l’est pas moins, entre la belle jeune fille et le vieux sage qui vous viendront en aide, les gros méchants sans scrupule qui font rien qu’à vous embêter et un héros pas si rose que ça dans l’affaire.

Castlevania : Lords Of Shadow
Le Seigneur des Anneaux, God Of War… Castlevania navigue en eaux bien connues niveau intrigue, arrivant néanmoins à surprendre par le charisme de son héros. Non, le character design de Gabriel n’est pas très inspiré (surtout sa tête, en fait…), mais son mutisme comme ses poses le rendent vraiment classe et attachant pour qui aime un peu l’heroic fantasy. Une sorte d’Aragorn au pays des vampires sublimé par une mise en scène Kojimesque qui offre à LoS son énorme capital sympathie. On pensera ce qu’on voudra du créateur japonais, mais mettre en scène des personnages, il sait faire. Dommage que son ami Shinkawa ne soit pas intervenu sur le faciès du héros, vraiment pas top…

Vidéo-Test de Castlevania : Lords Of Shadow

Castlevania : Lords Of Shadow : Vidéo-Test de Castlevania : Lords Of Shadow


Mis à part la tronche quelconque de l’ami Gabe, difficile de reprocher quoi que ce soit à Mercury Steam sur la direction artistique : de bout en bout, LoS est beau à en tomber. Il n’est pas spécialement question de prouesse technique ici, l’affichage étant assez quelconque, parfois illuminé par quelques scintillements et perturbé par de petits ralentissements. C’est vraiment au niveau du design que LoS impose son style, surprenant le joueur à chaque environnement par des tas de trouvailles visuelles, souvent soulignées par des angles ou des mouvements de caméra ingénieux et millimétrés. Car comme dans GOW III, LoS utilise le vieux système de caméra fixe pour gérer à tout moment ce qui est affiché à l’écran. On perd donc en confort de jeu ce que l’on gagne en beauté.

Un héritage assumé, sublimé mêmeRetour au sommaire
Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania joue également le pique-assiette niveau gameplay. Reprenant toutes les idées du beat them all et de la plateforme moderne à son compte, il évite heureusement le plagiat éhonté en poussant chacun des concepts qu’il utilise ou en minimisant leur impact dans le jeu. Le système de combat, qui fait ainsi au départ furieusement penser à God Of War, s’envole rapidement vers d’autres sphères grâce aux deux jauges de magie entre lesquelles il va falloir jongler pour poursuivre l’aventure. La bleue, une fois activée, vous redonne de la vie à chaque coup porté. La rouge décuple votre puissance de frappe. Ces deux jauges consomment des orbes, que vous ne pourrez acquérir qu’en éliminant les ennemis sans utiliser l’une ou l’autre, ou bien en remplissant une troisième jauge qui s'alimente à chaque coup porté mais se vide instantanément en cas de coup reçu.

Castlevania : Lords Of Shadow
Un système intéressant approfondi par des combos de plus en plus complexes, que l’on achète avec l’expérience glanée par nos mises à mort ou la résolution des énigmes qui jalonnent notre progression. Celles-ci mettront à n’en pas douter votre logique, vos réflexes ou votre bon sens à rude épreuve, même si aucune d’entre elle n’est insurmontable au final. La progression du jeu n’en est que plus agréable, malgré des niveaux étroits et un chemin principal souvent tout tracé. Les plus curieux d’entre vous devraient trouver une bonne partie des secrets du jeu au premier passage ; Mercury Steam a en effet pourvu son Castlevania d’objets cachés dans le décor, qui ne se révéleront qu’aux habitués des jeux vidéos old-school, les techniques utilisées pour masquer leur présence étant aussi vieilles que Mario.

Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania : Lords Of Shadow

Shadow Of The Colossus, God Of War, Le Seigneur Des Anneaux : Castlevania rend hommage à de nombreux univers, sans jamais sombrer dans le plagiat

Les espagnols prennent en effet un malin plaisir à jouer avec votre perception des décors, qui possèdent au final bien plus de cachet qu’ils n’en ont l’air. Mention spéciale aux nombreuses séquences de plateforme, souvent simples sans être simplistes, qui vous permettront de souffler comme d’apprécier l’énorme travail des développeurs sur les différents environnements et leur construction, toujours homogène et ingénieuse. C’est un vrai régal de parcourir ce panel de niveaux, chaque tableau ou presque ayant son idée, sa trouvaille ou son clin d’œil qui rendent ce Castlevania incroyablement populaire, dans le bon sens du terme. Le titre de Konami parlera à tout le monde, sans jamais tomber dans la facilité.

Vingt heures de bonheur ?Retour au sommaire
Castlevania : Lords Of Shadow
Car malgré toutes ces prestigieuses références, issues du cinéma, de la peinture ou du jeu vidéo, Lords of Shadow garde une identité propre, incroyablement charmante. On pense à la musique, qui oscille entre le très bon et le sublime, mais aussi à toutes les scènes marquantes qui jalonnent notre expérience de jeu, et marque notre mémoire de joueur. Si l’on ne retiendra principalement que la scène d’introduction de God Of War III, sublime et jouissive, on ne sait que citer de ce Castlevania, tant l’aventure est longue et passionnante. Jouer avec la lumière pour vaincre les vampires, terrasser un colosse immense, battre la fille d’un vampire à un simili jeu d’échec… On ne voudrait pas vous gâcher la surprise, mais les moments marquants sont nombreux, utilisant souvent à merveille le gameplay détaillé plus avant (on a d’ailleurs oublier d’évoquer les armes secondaires, qui auront chacune leur utilité).

Castlevania : Lords Of Shadow
Au final, la vingtaine d’heures de jeu n’est pas de trop pour apprécier toute la générosité et la richesse de ce Castlevania. Un titre sur lequel on pourra facilement revenir pour atteindre le 100 % (110 même !), et ainsi refaire chacun des niveaux, qui montreront tous une nouvelle facette de leur personnalité une fois tous les pouvoirs de notre héros débloqués. Il se pourrait même qu’un petit clin d’œil à Kojima se soit glissé dans cette sorte de New Game +, mais chut ! Et puis, pourquoi ne pas essayer le mode de difficulté qui se débloque une fois (la longue) fin du jeu visionnée ? Accessible à tous les niveaux, Castlevania n’en reste pas moins un jeu assez difficile, les ennemis étant particulièrement puissants, à défaut d’être vraiment nombreux.

Gameplay #2 - Enigme, action, plateforme et boss !


Mais que l’on ne s’y trompe pas devant l’enthousiasme exacerbé de votre serviteur : Castlevania Lords of Shadow n’est pas un jeu parfait. Quelques problèmes de caméra surgissent par moment, rendant les affrontements un peu confus ou perdant le joueur dans sa progression, occasionnant quelques moments (pas désagréables) de recherche intensive d'éléments interactifs pour avancer. Pas mal de bugs de collision perturbent la progression de Gabriel, le forçant à sauter comme un cabri pour s’en sortir, et la surabondance de murs invisibles nous gâche un peu la découverte des magnifiques cadres qui s'offrent à nous. Pour finir, mais on l’a déjà dit, l’intrigue reste bien classique et la technique n’a au final rien de révolutionnaire. Des écueils ou déceptions vite oubliés tant l’aventure qui nous attend est grande, jouissive, intelligente et remarquablement mise en scène, même pendant les combats. Une dernière question demeure : cet épisode réconciliera-t-il les fans de la première heure avec l'univers de Castlevania en 3D ? Je n'ai pas la réponse, ne faisant pas partie de cette illustre caste de vampires...

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Castlevania : Lords Of Shadow - Ultimate Edition
Comme souvent avec des titres typiquement consoles, la sortie PC est sensiblement décalée par rapport à ses homologues PS3 / Xbox 360. Enfin, sensiblement, le mot est faible : Konami a effectivement fait patienter les joueurs PC plus de trois ans avant de porter Castlevania : Lords Of Shadow sur Windows ! Forcément, avec un tel décalage, il n'est plus vraiment question de surprise et bien rares seront les amateurs de la franchise à ne pas s'être déjà renseigné sur les aventures de Gabriel Belmont. Reste que pour se faire pardonner, Konami a intégré les DLC Reverie et Resurrection à cette version PC qui s'avère donc - une fois encore - plus complète et plus longue que son homologue console.

Castlevania : Lords Of Shadow - Ultimate Edition
Sur un plan davantage technique, la version PC de Castlevania : Lords Of Shadow est sans surprise un cran au-dessus des déclinaisons consoles, mais rien de vraiment transcendant. On sent bien que les développeurs n'ont pas cherché à réécrire leur titre, exploitant les avantages liés à l'utilisation du filtrage anisotropique et optimisant la vitesse d'animation (60 ips constants) par exemple. On regrette ainsi que les textures (en particulier des sols) ne soient pas un peu plus détaillées alors que de légers bugs (clipping, collision...) viennent parfois gâcher certaines scènes. Il est par ailleurs triste de voir que le 3DVision n'est pas réellement au menu : on peut l'activer, mais des problèmes de reflet surviennent alors. Heureusement, la prise des manettes de jeu permet de profiter d'une aventure en tout point équivalent à celle sur PS3 / Xbox 360.

Bien plus riche et généreux qu’un God Of War III, Castlevania Lords Of Shadow frappe vraiment très fort. On ne se lasse pas une seule seconde de son système de combat, des passages de plateforme ou des énigmes, on reste scotché devant les références prestigieuses toujours bien utilisées ou les trouvailles en tout genre qui pimentent un scénario assez conventionnel. Si Castlevania est un grand jeu, c’est parce que ses développeurs l’ont fait avec amour, récompensant le joueur curieux par un tas de clins d’œil habiles, le prenant pour ce qu’il est : un pantin que l’on trimballe d’un point A à un point B, mais qui va devoir donner de sa personne pour tirer la quintessence des heures passées avec le jeu. Populaire mais exigeant, simple mais pas simpliste, Lords Of Shadow ratisse large sans jamais se perdre en route. Notre gros coup cœur de ce « début de fin d'année ».

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,4 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 8800 GTX.

Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania : Lords Of Shadow

Castlevania : Lords Of Shadow

Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania : Lords Of Shadow

Castlevania : Lords Of Shadow
Castlevania : Lords Of Shadow
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.3
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Un bon coup de fouet ! Je vais faire simple : beau, long, challenging (j'anglicise si je veux !) et prenant. Et pour tous les fanboys de God of War qui ne veulent pas se rendre à l'évidence : j'adore Kratos, mais il faut reconnaitre que Monsieur Belmont lui met sur ce coup là un gros coup de latte dans sont semi-divin postérieur (durée de vie en particulier). Et que personne ne vienne me di suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (51) / non (9)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Strider_Hyriu
Bof
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (1) / non (2)
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