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Test Call Of Duty : Black Ops (Xbox 360, PS3, Nintendo Wii) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 09 Novembre 2010 , Xbox 360 , PS3 , Nintendo Wii , Plus de tests sur PC

Les +

  • Gameplay toujours très nerveux...
  • Cinématiques ingame magnifiques
  • Des passages mémorables
  • Travail sonore remarquable
  • Multi gargantuesque
  • Encore des zombies !

Les -

  • ...mais pas dépoussiéré
  • Solo bien court
  • IA passable
  • Liberté zéro
  • VF bof
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.3

(9426 votes)
Publiée le 09/11/2010 à 11:11, par Maxence

Vidéo-Test de Call of Duty : Black Ops. La médaille d'honneur du FPS ?

A chaque année son Call of Duty. Après un World at War décevant, Treyarch se devait de faire mieux avec Black Ops : c'est désormais chose faite.

Call of Duty, c’est surtout Infinity Ward. Cantonné au rôle de faire-valoir avec des épisodes En Marche vers Paris et World At War un bon cran en dessous des Modern Warfare, Treyarch avait pour ambition de rattraper son retard avec Black Ops. Budget, développeurs et communication revus à la hausse, abandon de la Seconde Guerre Mondiale pour un ambiance sixties et une Guerre Froide rafraîchissante pour le genre : on sent qu’un nouveau vent souffle du côté du studio californien. Est-ce suffisant pour en faire le meilleur Call of Duty ?

Le grand huit habituel

Call Of Duty : Black Ops
Mason, le héros de Black Ops, c’est le genre « pas de bol man ». En bon soldat US tout ce qu’il y a de plus héroïque, avec la fâcheuse tendance à se lancer la tête la première dans le premier piège russe venu, il aura le temps de se faire capturer une bonne dizaine de fois en à peine six heures (en normal sur console, plutôt huit en hard et quelques semaines en Veteran, le temps de racheter des écrans rageusement éclatés sous le coup de la frustration). Notez l’habileté avec laquelle je désamorce d’entrée l’éventuel débat sur la durée de vie : Black Ops est dans la tranche basse des jeux du genre, donc bien court au final.

Mason, disais-je donc avant de digresser, est du genre à passer son temps dans le camp ennemi, à se faire torturer comme à enchaîner les entailles à la crosse de son fusil. Ce n’est d’ailleurs pas tellement surprenant si le jeu commence alors que l’on est ligoté à une chaise, face à un tas d’écran que n’aurait pas renié le Blanka du film Street Fighter (attention, grosse grosse référence !), notre seul rapport à la réalité étant cette voix trafiquée tentant de nous extorquer un fameux code dont on ne découvrira les détails qu’à la fin du voyage.

Vidéo-Test de Call of Duty : Black Ops

Vidéo-Test de Call of Duty : Black Ops


Call Of Duty : Black Ops
Comme bien d’autres avant lui, Black Ops nous fait le coup des flashbacks du mec qui essaie de se rappeler le déroulement des évènements. L’aventure en devient fortement décousue (Vietnam, Cuba, re-Vietnam, Laos, Russie, re-re-Vietnam…) mais gagne de fait énormément en rythme comme en variété. On se fait trimballer sans trop chercher à comprendre d’un coin à l’autre, l’histoire se révélant suffisamment ingénieuse pour ficeler l’ensemble dans un fond de cohérence mêlée d’Histoire (notez le grand H), le tout avec suffisamment d’intelligence pour éviter le cliché.

C’est au final surtout le charisme de nos alliés et le doublage anglais (VF peu convaincante...) très convaincant qui enrobe à merveille l’ensemble, les répliques de Reznov (doublé par Gary Oldman, exemplaire) et le mutisme de Woods faisant vite oublier le flamby artistique réservé aux deux méchants russes, bien trop calqués sur les « bad guys » des Modern Warfare. Ce n’est pas pour rien que l’on ne les voit quasiment pas du jeu : ils ne servent à rien, l’enjeu étant toujours centré sur Mason.

Notons à ce niveau que si les cinématiques façon Michael Bay filent littéralement la nausée, en plus de n’être pas spécialement instructives, les moments de narration pure utilisant le moteur du jeu comptent parmi les plus jolis jamais vus, particulièrement grâce à une modélisation des visages soufflante de réalisme et une mise en scène aussi portée sur le gros plan (Reznov, encore lui, est superbe) que sur le panorama typique des films de guerre des années 60/70 traitant de la cuisante défaire américaine en Asie (l’arrivée au Vietnam sur Fortunate Son, ça en jette !).

Call Of Duty : Black Ops
De fait, on a un peu l’impression de plus être spectateur des moments grandioses de ce Black Ops qu’acteur (la séquence de roulette russe à la Voyage au bout de l’enfer en est le parfait exemple), ce qui peut finir un peu par agacer. Ce Call of Duty propose évidemment son lot de séquences ludiques mémorables (du bateau plus de la musique rock, ça donne des frissons au premier cinéphile venu), mais l’impression que Treyarch aurait pu aller plus loin ne nous quitte jamais vraiment.

« Please allow me to introduce myself »

Call Of Duty : Black Ops
Le choix a une nouvelle fois été fait d’espacer les séquences classiques de « pan pan boum boum » par différentes phases plus ou moins originales et intéressantes. Plutôt plus, le contrôle des troupes au sol à bord d’un avion supersonique en altitude, en alternant gameplay FPS et STR (simpliste le STR hein…), l’évasion toute en musique et en chœurs du camp de travail russe et la prise d'une base nazi enneigée en 1945 (Treyarch n’a pu s’empêcher ce clin d’œil à « sa » guerre, tout simplement l’un des meilleurs moments du jeu). Plutôt moins, le trip à la Max Payne, les quelques séquences de marquage de cibles et de ralenti nous permettant d’aligner trois cibles d’un seul coup, ou encore les passages minutés pas vraiment stressant faute de difficulté réelle.

Call Of Duty : Black Ops
Mis à part ces tentatives pour varier l’action (il y en a un tas d’autres, évidemment), rien de nouveau sous le soleil. Aucune particularité niveau gameplay ne vient égayer nos parties de shoot, où il s’agira comme d’habitude de nettoyer des tas de couloirs plus ou moins étroits de toute présence belliqueuse à l’aide de pétoires d’époques. C’est plus ou moins bien construit, c’est plus ou moins agréable à jouer, mais ça laissera forcément très froids les blasés du genre, et de la série en particulier. Les joueurs les moins exigeants à ce niveau (si c'est bien, pourquoi changer après tout !) reporteront sans nul doute leur hargne sur l'intelligence artificielle de l'ensemble des protagonistes.

Gameplay #4 - Une mission solo

Call Of Duty : Black Ops - Une mission solo


Auraient-ils signés discrètement un pacte de non-agression ? Comme dans tant d'autres titres, les ennemis ne visent que vous, même s’ils sont au corps à corps avec l’un de vos potes, et vos alliés sont d’une inefficacité à en faire pâlir Boris Vian (j’en place une pour le déserteur, quel texte !). On se retrouve donc à faire tout le boulot, ce qui s'avère bien ennuyeux quand les ennemis se comptent par centaines. Le gameplay, connu et reconnu pour sa nervosité, fonctionne néanmoins toujours parfaitement bien, mais mériterait quand même d’être rafraîchi (Medal of Honor et sa glissade a en quelque sorte « révolutionné » le genre, c’est dire…) à l’avenir.

Call Of Duty : Black Ops
Vous l’aurez sans doute compris, Black Ops propose une campagne dont le souvenir que l’on en gardera sera sans doute au dessus de sa réelle qualité, notamment grâce à sa façon de raconter l’histoire et à ses références jamais putassières (la scène du Pentagone, aussi pertinente qu’absolument non interactive), qui combinés à quelques passages ludiquement jouissifs offriront de bons frissons aux amateurs de cette période moins froide que son nom ne peut le laisser supposer. Êtes-vous prêts à passer outre les défauts récurrents de la série (IA, couloirs, scripts) pour prendre vos quelques claques ?

Faut-il sauver le soldat Mason ?

Call Of Duty : Black Ops
Du côté de la réalisation, le constat est très positif, à quelques nuances près. Pas grand chose à dire sur la technique, le moteur de Modern Warfare étant ici poussé au maximum de ses capacités, notamment sur les effets de particules et les interactions avec le décor (et l'arrachement des membres adverses, accessoirement...). C'est efficace, même s'il ne faut pas y regarder de trop près. C’est plutôt du côté de la direction artistique que l’on pourra ergoter, le retour des éternels labos, bunkers et autres tankers géants n’étant pas spécialement pertinent face à l’excellence de la jungle Vietnamienne (pas nouvelle, mais particulièrement jolie), du camp de travail russe ou des tranchées assaillies de centaines d’ennemis. L'ennui guette par moments (le jeu est un peu long à démarrer), le plaisir n'est pas permanent, mais lorsqu'il pointe le bout de son nez, c'est pour ne plus vous lâcher pendant de longues minutes, de celles qui semblent durer des heures.

Call Of Duty : Black Ops
On l’a dit, l’expérience solo n’est pas très longue. Treyarch a donc fort logiquement remis le couvert avec un mode Nazi Zombie, déjà très populaire dans World At War. Sur trois niveaux (dont un au casting de luxe !), vous allez pouvoir casser du zombie à la pelle avec vos potes (deux en splitté, quatre en ligne), entre coopération pour survivre et compétition pour rafler les frags faciles. Absolument imparable à plusieurs, il reste évidemment assez anecdotique, voire complètement mou et ennuyeux une fois pratiqué seul. Une sympathique cerise sur le gâteau pour ceux qui voudraient se détendre entre deux parties du Graal de tout bon Call of Duty qui se respecte : le multijoueur.

Gameplay #2 - Golden Gun et GunGame

Call Of Duty : Black Ops - Golden Gun et GunGame


Calqué sur le fonctionnement de Modern Warfare 2, au mode près ou presque, Black Ops propose quelques ajustements bienvenus : exit les « killstreaks rewards » fantaisistes, et place à des options certes aussi nombreuses mais vraiment moins craquées. A titre d’exemple, les hélicos semblent plus facile à détruire et il n’est plus possible de gagner la partie en enchaînant 25 camps frags douteux. Le petit nouveau nommé « decoy », simulant une présence ennemie sur le radar de votre adversaire, s’avère particulièrement fourbe tandis que les bombes au Napalm à la précision capricieuse peuvent aussi bien décimer les rangs adverses que tomber sur votre propre équipe : un mauvais choix en mode hardcore, croyez moi.

Call Of Duty : Black Ops
La première grosse nouveauté de cette partie multijoueur est l’arrivée d’un système monétaire particulièrement bien pensé : glané lors de chaque partie, ou avec la réussite des nombreux défis habituels (liés à une arme, un mode…), l'argent vous permet d’acheter tout ce qui fait le piquant de ces affrontements, là où l’expérience glanée ne vous octroie que le droit de les acquérir. Il faudra donc choisir entre de nouvelles armes, de nouvelles récompenses de killstreaks, de nouveaux gadgets pour personnaliser votre arsenal ou de nouveaux atouts (similaires, à quelques exceptions près, à ceux de MW2).

Si comme d’habitude les meilleurs d’entre vous pourront rapidement se faire plaisir sans compter (même votre logo est personnalisable moyennant finance), les joueurs plus modestes devront réfléchir leurs dépenses par rapport à leurs envies et leur style. A moins que le système de pari des modes Wagers (la seconde innovation) ne leur rapporte le pécule suffisant pour chopper le dernier fusil à pompe qui arrache. En gros, chaque partie met en balance une somme fixe, qu'il est possible de doubler (mais pas plus) : une place dans les trois premiers double vos gains, le pécule étant perdu dans le cas contraire. Suivant votre niveau et vos réserves, vous pourrez parier petit ou gros, le mode flambeur étant évidemment réservé aux joueurs ayant le sang le plus chaud.

Et vous, quel joueur êtes vous ?

Call Of Duty : Black Ops
C’est bien gentil tout ça, mais qu’est ce que les wagers matchs ? Il s’agit en fait de quatre « nouveaux » modes de jeu, qui s’ajoutent donc aux classiques DM, Domination, Search & Destroy ou Sabotage. Le premier est anecdotique, puisqu’il s’agit d’un Deathmatch dans lequel les joueurs s’écharpent uniquement à coup d’arbalète et de couteau de lancée. Le second reprend le principe du golden gun de Golden Eye (une balle, un frag), mais limite vos munitions à une seule : si vous ratez, il faut impérativement aller tuer un ennemi au couteau pour avoir le droit à une deuxième chance. Si vous touchez, une nouvelle balle vous est offerte. Absolument stressant, et surtout très fun.

Le mode Gungame est reprit de Counter Strike, et vous invite à fragger avec un certain nombre d’armes, chaque kill vous permettant de passer à la suivante : on commence par le flingue, on passe par le pompe, la mitrailleuse, le lance roquettes… pour finir par le couteau pour terminer la partie. Stratégiquement importante, votre lame vous permet de faire perdre un niveau à votre adversaire, sans pour autant vous amener au prochain palier. Enfin, Sharpshooter vous oblige à changer d’arme toutes les 45 secondes. Sympa pour varier les plaisirs sans pénaliser les plus mauvais comme le gungame.

Gameplay #3 - Mode Théâtre et Sabotage

Call Of Duty : Black Ops - Mode Théâtre et Sabotage


Call Of Duty : Black Ops
Bon, d’un autre côté, le gameplay n’a pas changé d’un iota ici non plus, et il faudra uniquement compter sur ces quelques modes (uniquement jouables à six, et c’est très dommage) et autres particularités évoquées ci-dessus pour assouvir votre besoin de fraîcheur. Sur le champ de bataille, les sensations restent les mêmes (excellentes donc, mais déjà bien connues), le plaisir étant certes renouvelé par les quatorze nouvelles cartes mises à votre disposition (en attendant les DLC hors de prix !). Toujours bien construites, quoiqu’encore un peu plus petites que celles de MW2 dans l'ensemble, elles favorisent le fun immédiat et les gros rushs qui tachent à la stratégie « d’équipe » : on aimera ou non, suivant notre façon de jouer. Avec mon style de bourrin, cela a fait mouche immédiatement.

En plus des défis habituels déjà cités, Treyarch a eu la bonne idée de proposer des « contrats », sorte de défis temporaires qu'il faudra acheter et remplir pour gagner de l'argent et de l'expérience. S'ils ne sont pas réussis dans la période allouée (40 minutes, 1 heure...), ils ne sont plus accessibles et l'argent est perdu. Il s'agit alors d'en sélectionner d'autres, trois étant activables en même temps, dans trois catégories distinctes évidemment. Sans révolutionner outre mesure la recette d'Infinity Ward, Black Ops se différencie suffisamment de son modèle pour valoir le détour ; il ne fallait néanmoins pas espérer de bouleversement total, Treyarch ne s'en étant jamais fait une spécialité.

Ah oui, j’allais oublier d’évoquer la structuration plus poussée des différents modes, désormais classés par niveaux pour séparer rapidement les meilleurs (ou les plus assidus) des nouveaux venus, la possibilité de s’entraîner contre des bots pour débloquer et essayer les différentes combinaisons (pas valable en multi normal, évidemment) ou encore le système de partage de contenu qui boostera certainement la communauté : des vidéos, des types de partie, des screenshots, tout est fait pour que vous puissiez tripper avec vos potes en partageant vos expériences de jeu. Ça existe dans de nombreux autres jeux, mais ça fait toujours plaisir aux partisans du 2.0.

Conclusion

Treyarch réussit cette fois son pari : produire un FPS pop-corn de qualité en solo comme (et surtout) en multijoueur. Évidemment, on pestera toujours contre la gestion hasardeuse du script et l’IA daubée des protagonistes, sur la prédictibilité des twists scénaristiques et la longueur très relative de la campagne, mais la variété et l’intensité de certaines séquences vous fera à coup sur passer un bon moment devant votre écran. Le multi, quant à lui, parait bien moins exubérant que celui de MW2 tout en apportant son lot d’idées (les wagers matchs), pas forcément nouvelles mais bien dépoussiérées, tout en s’appuyant sur des cartes un peu étroites mais à la construction toujours efficace. Bref, un titre très solide à défaut de complètement casser la baraque : on reste dans la lignée des Modern Warfare, en somme…

Un comparatif entre les différentes versions, en plus d'un état des lieux de la mouture PC, est disponible à cette adresse : Black Ops, les différentes versions comparées
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.3
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : jo.catharsis
Très bon
le meilleur fps après mw2 graphiquement somptueux comparé aux mw, la campagne est très diversifié, l'histoire très prenante, les visages sont vraiment magnifiques. il n'a rien à voir avec les mw, c'est pour cela qu'au départ j'étais un peu déçu. je préfère les fps type guerre moderne. mais au final après mw2, pour moi c'est le meilleur. il a quelque chose de particulier qui le rend unique et somptueux.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Une honte J'aime pas. Mais vraiment pas. Comme je l'ai dit sur l'autre topic, le premier truc frappant, c'est la bande son bâclée. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pour simuler le réalisme des anciennes guerres, car là, c'est carrément nul. - Il est IMPOSSIBLE de repérer un mec au bruit de son arme ou de ses pas, ces derniers étant presque inexistants. - A chaque fois suite ...
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