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Test Call Of Duty : Advanced Warfare (Xbox One, PS4, Xbox 360, PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 04 Novembre 2014 , Xbox One , PS4 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • L’exo Assault, virevoltant
  • Les moments ouverts en solo
  • Les nombreux gadgets
  • Effets de lumière et visages saisissants
  • Multijoueur fun et complet
  • Contenu costaud

Les -

  • Technique passable
  • Les creux du solo (dirigisme, scripts, IA)
  • Campagne courte
  • Petites cartes en multi
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
5.8

(359 votes)
Publiée le 03/11/2014 à 17:11, par Maxence

Test de Call of Duty : Advanced Warfare sur Xbox One, l'exo qui fait la différence

Le onzième Call of Duty s'affranchit des codes habituels avec une guerre futuriste et des soldats améliorés.

D’abord cantonné à un rôle de soutien sur Modern Warfare 3, le studio Sledgehammer Games prend du galon avec Call of Duty : Advanced Warfare, qu’il développe dans son coin depuis maintenant trois ans. Une belle pression pour Glen Schofield et son équipe, chargés d’assurer la (vraie) transition next-gen d’une franchise écoulant au moins 23 millions d’exemplaires par an depuis 2009. Et quoi de mieux, pour cette nouvelle génération de consoles, qu’une guerre futuriste pour amorcer la nouvelle ère d’une licence qui doit nécessairement s’imposer dans les charts ?

Titanfall x Metal Gear Solid 4Retour au sommaire
call of duty kevin spacey
En 2054, les PMC (Sociétés Militaires Privées) pèsent déjà plus que les armées officielles, et sont donc mandatées partout sur la planète pour résoudre des conflits inextricables pour les nations. Atlas, dirigée par Jonathan Irons (Kevin Spacey), en est la plus puissante représentante, et c’est tout naturellement que notre héros John Mitchell la rejoint après une grave blessure sur le champ de bataille, côté Marines américains. Réformé de l’armée, Mitchell se voit offrir une seconde chance : celle de venger la mort de son meilleur ami, mais aussi un nouveau bras mécanique contrecarrant son handicap. Encore plus fort qu’un Adam Jensen sous LSD, Mitchell va enfiler un nouvel exosquelette pour faire régner la justice aux quatre coins du globe.

Call Of Duty : Advanced Warfare
Intervention au Nigeria, à Detroit, en Grèce, à Bagdad : il faudra quelques missions pour que notre gentil soldat et quelques-uns de ses camarades se rendent compte que toute l’histoire sent un peu le brûlé. Irons est finalement un fou paranoïaque imbu de lui-même qui souhaite contrôler le monde, et la menace vient (encore une fois) de l’intérieur. Comme d’habitude avec les scénarios des FPS d’Activision, le message du méchant de l’histoire sonne d’abord juste (critique de la politique militaire américaine, et mondiale via l’ONU) avant de sombrer dans un délire despotique ne servant finalement qu’à justifier l’ordre actuel des choses.

Le Video-Test



Un scénario qui noie son caractère éminemment politique sous une mise en scène hollywoodienne m’as-tu vu dont la franchise a le secret. Les cinématiques sont magnifiques, les plans de caméra, léchés, et les climax, suffisamment nombreux pour fournir la partie ludique en situations rocambolesques. A coups de scripts et en variant parfaitement les séquences de jeu, Sledgehammer Games dose merveilleusement bien le rythme de cette campagne, pas beaucoup plus longue que les précédentes (six heures en normal), mais riche en moments ludiques forts, notamment grâce au fameux exosquelette équipant la plupart des soldats impliqués dans les rixes.

Sledgehammer a bien fait ses exosRetour au sommaire
Call Of Duty : Advanced Warfare
Ruades sur les côtés ou en arrière, stomp claquant le sol après un saut, grappin, bouclier, double saut : nos possibilités varient suivant les missions, mais s’avèrent dans tous les cas bien plus intéressantes que le bardas classique du militaire habituel d’un solo de Call of Duty. Nous opposant d'abord à des hommes de main classiques, puis enfin à d’autres soldats améliorés, cette campagne enchaine les points de tension ludiques : l’intérêt atteint évidemment des sommets lorsque le level design se met au diapason, en proposant des axes de fuite verticale et, plus globalement, en laissant la main au joueur. Cela se produit finalement assez rarement, la grande majorité du jeu se déroulant de manière plutôt conforme aux habitudes de la série : on enchaine scripts et couloirs sans déplaisir, en connaissance de cause, pour mieux être surpris et grisé par une séquence d’infiltration plus ouverte à Bangkok, une rixe dans des grottes enchevêtrées en Antarctique ou lors de la séquence quasi-finale à Bagdad, où la topographie des lieux semble prendre enfin en considération les possibilités de virevolte de notre combinaison.

Extraits du solo - Xbox One



Call Of Duty : Advanced Warfare
De bonne qualité générale, le solo d’Advanced Warfare se perd malheureusement un peu trop souvent dans un bourrinage couloirisé de mobs un peu idiots ou dans des séquences véhiculées, ecertes, pensées pour booster le rythme des évènements, mais un peu plates à jouer malgré tout. Sledgehammer semble trop respecter l’héritage de la série, et ne s’est peut-être pas fait assez confiance : les séquences ouvertes, où l’on peut à loisir utiliser les possibilités de mouvement de son exo, sont largement au-dessus du reste du jeu, voire de la plupart des séquences déjà vues dans la série. Dommage donc qu’elles se limitent à cinq ou six apparitions, pour quelques dizaines de minutes de plaisir particulièrement intense.

Call Of Duty : Advanced Warfare
Call Of Duty : Advanced Warfare
Call Of Duty : Advanced Warfare
Escalade, infiltration : la plupart des séquences sont (trop) scriptées


D’un autre côté, cette campagne s’offre une pelletée d’environnements différents, laissant apprécier les nouvelles capacités du moteur au niveau des effets de lumière et de la modélisation des visages, vraiment bluffants dans Advanced Warfare. Il y a encore un peu d’aliasing et les modèles 3D, notamment en zones urbaines, sont assez indignes des supports next-gen, mais la fluidité constante à 60 fps et l’aspect globalement « propre » de l’image sauve le tout : le Call of Duty nouveau n’est pas une révolution visuelle, mais limite clairement la casse par rapport aux années précédentes. Les nombreux gadgets sont ainsi l’occasion pour Sledgehammer de faire parler sa créativité en matière d’anticipation technologique, avec des effets de transparence utilisés à outrance, comme avec les grenades permettant de cerner la présence ennemie à travers les surfaces.

Un plaisir partagé ?Retour au sommaire
Call Of Duty : Advanced Warfare
Des réjouissances que l’on retrouve évidemment en compétitif, la vraie raison du succès de la licence à travers la génération précédente. Dans des aires de jeu toujours aussi restreintes, mais désormais étendues sur deux niveaux de hauteur au lieu d’un seul, jusqu’à 18 joueurs s’affrontent sur la tripotée de modes habituels. Sledgehammer a intelligemment réintroduit l’astucieux système de loadout de Black Ops 2, vous permettant de personnaliser complètement votre équipement, quitte à sacrifier l’arme secondaire pour gagner un bonus de killstreak, ou à embarquer deux grenades au lieu d’ajouter un double chargeur à votre mitrailleuse principale. Si l’on ajoute la customisation cosmétique de notre combattant et le système de loot aléatoire qui offre de nouvelles armes au fil des parties, les possibilités sont assez vertigineuses.

Call Of Duty : Advanced Warfare
Autre nouveauté, la possibilité de revendre ses armes contre quelques points d’expérience, et ainsi optimiser son arsenal en fonction de nos goûts et nos manières de jouer, sans accumuler les pétoires inutiles. Citons également l’arrivée d’un nouveau mode, Uplink, dans lequel deux équipes luttent pour le contrôle d’une sphère à lancer dans l’en-but ennemi. On ne peut plus tirer lorsque l’on contrôle la balle, et c’est alors un jeu du chat et de la souris qui s’enclenche dès qu’une équipe prend possession de la gonfle. Les passes à nos coéquipiers, voire à nos ennemis pour mieux les mitrailler, seront alors le nerf de cette guerre plus tactique qu’elle n’en a l’air. Comme en solo, l'apport de l'exo est, quel que soit le mode de jeu, particulièrement bienvenu puisqu'il multiplie les possibilités d'attaque et casse la pratique routinière de la série en ligne. Désormais, le danger peut aussi venir d'en haut.

Extraits multi - mode Uplink



Aucune des treize cartes disponibles n’offre malheureusement de zone de jeu complètement libre verticalement, limitant de fait les pérégrinations aériennes. Comme pour le solo, Sledgehammer n’embrasse pas totalement les bonnes fulgurances du système de jeu qu’il a conçu en multijoueur, et si les différents types d’exosquelettes disponibles (invisibilité, vie augmentée, planeur, bouclier…) dynamisent vraiment les affrontements, on pourra regretter d’être ainsi contrit dans un espace de jeu que l'on souhaiterait plus vaste et ouvert. L’effort consenti par le studio n’est également pas assez marqué concernant les interactions avec le décor, particulièrement timides : le tsunami de Defender laissera tout le monde de marbre, tout comme les containers à exploser dans Bio Lab ou les tourelles qui marquent notre présence dans Riot. La Levolution façon Call of Duty devra probablement attendre un an de plus pour exprimer son plein potentiel, même si une carte fait mieux évoluer le terrain de jeu en ouvrant un nouveau pan en fin de partie.

Call Of Duty : Advanced Warfare
Enfin, le triptyque Call of Duty ne serait pas complet sans la présence d’une composante coopérative, matérialisée ici par des vagues d’ennemis à maltraiter jusqu’à quatre en ligne (deux en local). On améliore son équipement entre chaque nuée, le but étant évidemment de tenir le plus longtemps possible. Les amateurs des modes Zombies de Treyarch regretteront peut-être de ne pas retrouver de morts-vivants sur leur route (à venir en DLC), ou même le faible nombre de cartes, au nombre de quatre. Mais le mélange a suffisamment prouvé son efficacité par le passé pour que personne ne se sente effarouché par son efficacité, surtout lorsque de petits objectifs secondaires viennent pimenter nos enchainements de headshots. Couvrir son pote qui désamorce des bombes en multipliant les doubles sauts et les dashs salvateurs, alors que la barre de vie se vide et que le troisième joueur est déjà au sol, cela n’a (toujours) pas de prix.

Call of Duty : Advanced Warfare laisse finalement un sentiment assez étrange. La campagne n'autorise pas toujours l'expression des possibilités de l’exosquelette, contraignant régulièrement le joueur à s’en tenir aux mécaniques routinières typiques de la série. Mais quand tous les artifices de gameplay proposés se déploient, il offre pourtant quelques-uns des meilleurs moments vécus dans un Call of Duty, allant largement au delà des attentes ludiques que les amateurs de FPS plaçaient en lui. On aurait également souhaité un peu plus de liberté en multijoueur, mais l'exosquelette met déjà un bon bourre-pif au rythme trop ronronnant de ces dernières années, et assure donc le renouvellement de l'intérêt. Avec Sledgehammer, la franchise s'est trouvée un nouveau studio-roi, qui, on l'espère, saura complètement s'affranchir de certaines contraintes historiques à l'avenir. Du coup, on attend impatiemment de voir comment Treyarch, qui s'est révélé assez peu attentiste avec Black Ops 2, reprendra le flambeau l'année prochaine.

Call Of Duty : Advanced Warfare
Call Of Duty : Advanced Warfare

Tous les commentaires

  • wootwoots
    08/11/2014 23:41:22

    @guigonjin  Je pense surtout que le soucis c'est les "journalistes" qui ont trop peur d'activision pour juger COD à sa juste valeur. Et qui du coup lèches bien les bourses pour avoir... une belle récompenses ( Ouais, j'ai osé le double sens ) Personne n'a été tendre avec Crysis3, qui, même si très linéaire comparé au premier offre largement plus de choix et liberté dans le GAMEPLAY qu'un COD linéaire à souhait où l'exo ne sert à quasi rien hormis quand les devs l'ont choisi.  C'est idem avec la quasi totalité des gadgets qui ne sont qu'au service des sempiternelles QTE. Et non au service du joueur. Quand l'on voit que la seule liberté de gameplay n'a toujours pas changé : Avoir un "choix" de déplacement dans un couloir plus ou moins large et shooter de l'IA.. Je comprend vraiment pas comment on peut aussi bien noter ce genre de "chose" qui est tout sauf un jeu. Après, je dis pas, l'emballage visuel est sympa, mais c'est une expérience vidéoludique proche du néant... Avoir regardé un playthrough de ce CoD m'a amplement suffit et j'ai aucun besoin d'y jouer car ça sera exactement la même chose, hormis le changement d'ordre de shoot d'IA. Quel intérêt ? Chaque joueur aura la stricte même expérience de jeu, au lieu d'avoir une expérience "différente" pour chaque joueur. Quant au Multi... bah... tourner en rond dans des maps de 10m² avec la nouvelle obsession verbale de "verticalité" pour faire croire qu'il y a de la nouveauté... c'est assez ridicule. Car bon.. Quake3 est largement plus "verticale" que ce "jeu" et il est vieux de 15ans... En plus du total non sens de l'utilisation de ce terme.. Ca veut dire quoi verticale dans un jeu ? tu peux aller au premier étage d'un bâtiment c'est vertical ? Dans ce cas tout les jeux sont "verticaux"... Vraiment n'importe quoi.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 5.8
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Ennuyeux et sans saveur Dur a accrocher comme jeu. Deja la glorification et propagande de l'armee americaine a outrance; a quand la Russie, la Chine, la France qui sauve le monde a coup d'armes futuristes... Ils te font presenter tes respects a un militaire americain mort au combat des le debut, ca annonce la couleur. Combien le gouvernement americain investit dans ce jeu, je me demande. E suite ...
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