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Test Bravely Default (Nintendo 3DS) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 06 Décembre 2013 , Nintendo 3DS

Les +

  • Direction artistique géniale
  • Des voix digits
  • La patate des furies
  • Les musiques superbes
  • Jeu participatif et street-pass superbement intégré
  • "Comme un Final Fantasy"

Les -

  • Le système des combats, usant à la longue
  • Le backtracking des donjons qui gâche la fin du jeu
  • Le village à reconstituer, bien trop court
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.6

(151 votes)
Publiée le 05/12/2013 à 16:12, par Nathan

Test de Bravely Default : Le Final Fantasy qui ne s'aimait pas

Loin des superproductions multi-chapitrées, Square Enix renoue avec ses premières amours, le JRPG avec les cristaux. Il ne manque que des chocobos, le nom et tout y est. Welcome to the 90's.

Il y aurait beaucoup à dire sur la genèse de Bravely Default, un RPG qui a failli devenir un Final Fantasy. Car dès le début, dans son ADN, il devait faire partie de la saga. Il fut même annoncé comme tel pendant un temps. Il en a les personnages, les codes, les sortilèges, la même obsession pour les cristaux. Changement de plan en cours de route, il se retrouve avec un nom guignolesque qui correspond, on va le voir, à son système de combat. Quand on connaît l'origine compliquée de Bravely Default, les guerres de pouvoir et les secrets d'alcôve, on ne peut que féliciter son équipe de développement d'être allée jusqu'au bout de ce RPG réjouissant, envers et contre toutes les pressions.

Le RPG néo-rétro à son meilleurRetour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
Ce qui frappe avant tout quand on commence Bravely Default, c'est son ambition technique et artistique. Loin des produits AAA, son équipe essaye de puiser de manière intelligente dans la génération 16 bits pour mettre à jour ce qui a fait la légende de Squaresoft. Parmi les flibustiers de cette embarcation volontairement néo-retro, on trouve le directeur artistique Akihiko Yoshida, le génie derrière Vagrant Story, FF Tactics et FF XII. C'est lui qui assure la transition logique avec Final Fantasy : The 4 Heroes Of Light, RPG DS que tout le monde reconnaît aujourd'hui comme « sympa mais sans plus ». La marque de Bravely Default, c'est le bon goût caractérisé de sa réalisation, dont même la musique semble puiser dans les mélopées épiques de Final Fantasy Tactics. De la délicatesse de ses illustrations de personnages aux décors ombragés, même la carte du jeu - ce petit détail trop souvent oublié de l'aventure - est somptueuse quand les nuages recouvrent un petit plus les terres d'Etarnia.

Bande-annonce #4 - Playing guide (JP)



Bravely Default : Flying Fairy
Tous les subterfuges utilisés pour rendre Bravely Default sont comme des recettes de grand-mères, assez évidents, on avait juste oublié de les utiliser. Ombres chinoises, lavis, aquarelle, le tout déposé sur des polygones un peu caricaturaux (comprendre à grosses têtes, très réminiscent de FFIX). On a rarement vu les forces du passé aussi bien canalisées dans une même aventure depuis la réédition des Dragon Quest sur DS. La seule concession à la modernité, c'est le doublage abondant, mais ça, qui s'en plaindra ? Il faudra bien un peu de cette énergie pour mettre de la vie dans une mise en scène qui ressemble finalement beaucoup à un petit spectacle de marionnettes. Ringard ? Assez mais avec pas mal de style.

« L'histoire d'une fée, c'est... »Retour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
Il fallait bien un zeste de modernité dans Bravely Default pour faire oublier le passéisme de l'histoire de ses quatre héros. Ces personnages tout aussi clichés que leur aventure, voient leurs destins liés, toujours avec la même passion des cristaux que les rpg d'antant. Tiz, jeune fermier, voit son village rasé de la carte par un trou noir. Il va prendre sous sa protection Agnès. Pourchassée par une armée malfaisante, la prêtresse du vent est bien entendu l'élue qui va ramener l'équilibre cristallin. Ils seront bientôt rejoints par Idea et Ringuabel, pour former le quatuor idéal de la comedia dell'arte du RPG nippon. Toujours entre blagues très infantiles et sérieux propres aux adultes, on les contrôle sous le regard d'une fée dans une ambiance étrange, très propre aux Tales Of. Et c'est parti pour un tour du globe, de village en village, pour aller réactiver des cristaux.

Comme tout RPG des temps modernes, le scénario de Bravely Default s'offre quelques twists scénaristiques pas toujours heureux, on le verra plus loin. Simplet dans son ensemble, il embrasse à fond les stéréotypes du genre JRPG cherchant un juste milieu entre la gravité moderne made in Final Fantasy et l'ambiance décomplexée de 4 Heroes Of Light.

Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy

Combat sans direction assistéeRetour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
Un bouton propose de faire « avance rapide » durant les combats et ce n'est pas un luxe. Mais ce titre... Bravely Default, quand même... La raison d'être d'un tel nom qu'on croirait sorti d'un brainstorming de Nomura est donc les deux mamelles du système de combat. Tout simplement. C'est un peu bizarre, c'est comme si Final Fantasy XIII s'appelait en réalité Paradigm Shift. Là encore, Square Enix fait dans le classique, avec un tour par tour des familles, chapeauté par des Bravely Points, généralement à zéro en début de combat pour tout le monde. C'est là que le Brave et le Default se justifient.

Bravely Default : Flying Fairy
Le Default permettra de gagner un point de BP qui sera stocké. Libre au joueur de faire attaquer deux, trois, voire quatre fois durant le même tour. Quatre attaques d'affilé en partant de 0, et on arrive à -3 points de BP. Il est tout à fait possible de faire ça dès le début, et bourriner comme un sauvage. Mais ça voudra dire que le personnage va passer trois tours de jeu. Il faudra donc parfois passer des tours pour qu'un de ses personnages stocke ces BP. Donnant, donnant, cette technique demande de penser à une stratégie pour tous les adversaires, boss comme menu fretin surtout quand on voit la quantité de dégâts qu'on encaisse à chaque rencontre aléatoire.

Bravely Default : Flying Fairy
Ce système, jouissif car il demande de bien calculer son coup à chaque combat, est très exigeant voire étouffant. J'ai compté qu'avec mon style de jeu « typique », à savoir une équipe de trois personnages qui cognent et un magicien qui fait tout le reste, il fallait que j'appuie quelque chose comme trente fois sur le bouton pour lancer le premier tour de combat (sans rire !). Et ce, sans même farfouiller dans les menus. Et c'est valable pour n'importe quel groupe de monstres rencontré aléatoirement. Tout étant très personnalisable, le moindre changement de job ou d'équipement entraîne toute une réaction en chaîne. Malheureusement géniaux sur le papier, le Brave et le Default sont très fatiguant à l'usage. Et gare aux équipes qui loupent leur morceau de bravoure initial, ils s'exposent à une contre-attaque assurément fatale.

« Le changement de job, c'est maintenant »Retour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
« Avait-t-on réellement besoin d'un système de job supplémentaire ? » Bravely Default a tranché: c'est oui, toujours un peu la même chose, sous l'égide des Job Points. Une profession principale, une annexe, mais aussi quelques aptitudes récupérées à force de grimper en niveau, bien utiles à équiper. C'est le grand retour de la customisation reine, avec des dizaines de possibilités d'attaque et de défense. On pourra se faire un incantateur qui absorbe les MP à chaque fois qu'il se fait frapper. Et pourquoi pas un Ninja bi-classé Super Danseuse ? Il y a tant à faire et tellement à faire grimper en niveau que des dizaines d'heures n'y suffiront pas, sans parler du simple fait de récupérer les jobs, à chaque fois dans des mini-quêtes alternatives très bien intégrées pour une fois.

Dans cet eldorado du fait-sur-mesure, même les furies sont à se bricoler soi-même. Elles sont à chaque fois l'occasion de voir un petit morceau de bravoure : en plus de mettre une grosse mandale au boss, elles octroient de précieux bonus à son équipe de combattants, le temps qu'une musique épique façon Chevaliers du Zodiaque, un combo de violons, de cornemuses et d'accordéons, se termine. A peine quelques minutes pour ne pas trop se perdre dans les menus, toujours très abondant.

Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy

Le rpg participatifRetour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default intègre mieux que n'importe quel rpg les notions du street-pass et du rpg participatif en introduisant le concept du village à reconstruire, pas si éloigné dans l'esprit d'Actraiser. Les amis que l'on aura croisé par Street-pass ou bien ceux rencontrés aléatoirement en se connectant, deviendront les habitants de ce village qui vont petit à petit redonner vie au hameau. On attribue un ou plusieurs persos à une tâche à accomplir, histoire de leur partager la tâche. On peut continuer à jouer normalement ou même fermer sa 3DS, c'est du time unlock. L'intérêt de cette activité, à part le fait de faire une bonne action, est d'avoir accès à des armes parfois bien plus puissantes que celles accessibles dans le jeu à un moment donné. J'ai pu ainsi payer ma tournée en super arcs, qui m'ont suivi un bon paquet d'heures de jeux.

Bravely Default : Flying Fairy
Malheureusement, on a vite fait de tout reconstruire (une semaine de jeu, bien étalé). Mais pour être vraiment exhaustif, Bravely met en place une nouveauté, l'entraide au street-pass. Il existe aussi la possibilité d'invoquer un ami (ou toujours cet inconnu aléatoire) lors d'un combat un peu difficile. Un chouïa intrusif mais évidemment facultatif. Bravely Default propose encore (ouf) "l'Abilink", une méthode maligne pour utiliser les compétences de ses amis. Il suffira de "linker" un de ses personnages à un ami « street-passé ». On pourra alors puiser dans les ressources de son pote pour utiliser les compétences de samouraï, de magicien rouge ou de tout autre job qu'il aura fait grimper de niveaux. Où l'on se rend compte qu'avoir un ami voleur de niveau 15 peut être parfois utile. C'est tellement bien goupillé que ça en deviendrait fascinant.

Le backtracking qui tueRetour au sommaire
Bravely Default : Flying Fairy
Bouclons quand même sur le plus gros problème de Bravely Default qu'il serait mal venu de taire. Il se résume par le "coup de pinceau de trop", un syndrome bien connu des artistes qui ne savent pas s'arrêter à temps, gâchant leur toile à vouloir trop en faire. En gros, savoir s'arrêter à temps. Dans les jeux vidéo, l'exemple le plus connu, le plus flamboyant c'est Zelda : Wind Waker (10 ans déjà) et ses Triforces disséminées dans la mer comme un pénible mini-jeu. Des milliers de joueurs ont été exaspérés par ce jeu pourtant hautement émérite rien que pour cette raison. Bravely Default, au moyen d'un tour de passe-passe, oblige le joueur à se retaper les donjons. Toujours cette obsession des cristaux. Deux fois le même parcours, certes raccourci avec un engin qui vole, c'est trop. Paume sur la face désespérée ! Au rythme où vont les combats et leur exigence « grobillique », pour de nombreux joueurs, ce sera, c'est certain, le Triforce à la flotte de trop.

Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy
Bravely Default : Flying Fairy

« Notre amour est trop fort, il pourrait nous détruire » : on connaît tous cette excuse nulle tirée de n'importe quelle comédie romantique. Au delà du cliché, un de plus dont il s'amuse avec classe, c'est précisément le risque que prend Bravely Default en montant aussi haut la barre de la qualité. Car en puisant dans de vieilles ressources, dans la passion de ses créateurs obstinés, on finit par l'idéaliser. Voici enfin ce « petit RPG » à l'ancienne qui nous donne des illusions de grandeur sur 3DS. Il faudra être fort et l'aimer encore plus face au coup de Trafalgar qu'il nous réserve. On le sait : quand vient la corvée de pêcher la Triforce des profondeurs de l'océan, on se rend compte que ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. Alors il ne faut pas hésiter un seul instant quand cette version européenne se voit dotée de nombreuses améliorations par rapport à la version originale japonaise. Ses graphismes ont été revus à la hausse et une plus grande finesse dans les animations ou les expressions des personnages lors des conversations est présente. Certains éléments de l'interface ont aussi été revus et ce sont désormais trois niveaux de difficulté qui sont accessibles dès le début de la partie ; une difficulté modifiable à tout moment. Alors que les voix sont en anglais, l'intégralité du jeu est sous-titré en français.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Juste excellent Ce jeu est vraiment bien réalisé. Nous avons ici un scénario qui tient la route, des personnages avec leur personnalité qui leur est propre. Rien de tel pour un bon RPG, enfin, la base quoi. Maintenant, ajouté un gameplay complètement nouveau du classique tour par tour. Des possibilité de combinaison de talent de classe à laisser sans voie. Tu veux un mage guerrier, suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
nul rien a dire!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! suite ...
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