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Test Bodycount (Xbox 360, PS3) : 3/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 02 Septembre 2011 , Xbox 360 , PS3

Les +

  • Ça pète de partout
  • Un début de concept typé arcade...

Les -

  • ... bien mal exploité
  • Le manque de variété des armes
  • La durée de vie trop courte (heureusement ?)
  • Le recyclage éhonté des niveaux
  • Le level-design peu inspiré
  • L'I.A. sans finesse
La note de jeuxvideo.fr
3.0
bof
La note des internautes
6.0

(63 votes)
Publiée le 31/08/2011 à 11:08, par Cyril

Vidéo-Test de Bodycount : le naufrage d'un début de concept intéressant

Revendiquer Black comme principale source d’inspiration, c’est à la fois faire la promesse d’une claque technique et d’un jeu bien bourrin. Bodycount ne s'embarrasse en effet pas de finesse mais il est bien loin de son modèle.

Il est pourtant bien vrai que plusieurs membres du studio Codemasters Guildford ont pris part au développement du FPS de EA sorti sur PS2 et Xbox en 2006. En choisissant pour ce nouveau titre de s’orienter encore plus vers l’action incessante, ils n’ont cherché qu’un post-it pour y coucher un scénario. Agent d’une société secrète nommée « la Network », on est envoyé dans un pays fictif d’Afrique de l’Ouest pour contrer les agissements de la Target. Cette organisation criminelle semble responsable du contexte de guérilla urbaine qui s’y est installé, mettant aux prises plusieurs milices de la région. On découvrira bien vite que la Target possède des bases stratégiques partout sur le Globe, et qu’il nous faudra la détruire pour sauver le Monde.

Un concept intéressant...Retour au sommaire
Bodycount
Notre seule alliée dans cette aventure correspond uniquement par radio avec nous et, qu’on se le dise, sur le terrain aucun allié n’est à signaler. Chaque être mouvant constitue une cible à abattre sans sommation. D'ailleurs, les deux seuls types d’objectifs confiés au début de chaque mission sont l’élimination d’un chef de milice ou le piratage d’un quelconque gadget électronique ; pas de quoi s’embrouiller donc. Au terme de l’aventure - c’est-à-dire après seulement 5 heures - on n’aura jamais réussi à s’intéresser au semblant d’histoire qui nous est contée, comme d’ailleurs on ne peut accorder la moindre personnalité à notre personnage, simple troufion sans nom, sans voix ni visage.

Mais n’a-t-on jamais eu l’idée de critiquer un Time Crisis pour son scénario ou le manque de charisme de ses héros ? Et pourquoi parler de ça me direz-vous ? Eh bien parce que Bodycount s'inspire bien plus d’un jeu de borne d’arcade que d’un COD-like. De ces jeux de tir arcade, il a eu l’idée d’emprunter un système de couverture assez perturbant de prime abord. Passer en mode de visée précise (par la pression de la gâchette gauche) empêche notre personnage de marcher mais lui confère la possibilité de se pencher de gauche à droite, de se lever ou de se baisser uniquement en manipulant le stick gauche. Tout l’intérêt de la chose est de se planquer derrière un mur de béton pour alterner mise à couvert et headshots sans trop subir de dégâts.

Bodycount
Cette spécificité de Bodycount est plutôt en accord avec l’esprit du titre, qui désire inciter à la précision pour faire augmenter un multiplicateur et engranger des points ; le total étant sanctionné par une note en fin de mission. Les mamelles de ce système de scoring sont les tirs en pleine tête, les frags à la grenade ou par derrière, ou encore l’utilisation des objets explosifs disséminés sur la carte pour dessouder les ennemis. Chacun des infortunés croisant notre chemin relâche une flopée de bonus s’étalant autour de son cadavre sous la forme de jolies icônes multicolores, qui viennent automatiquement à nous en passant à proximité. Pour parfaire le tableau, cette profusion de bonus procure un tel flot de munitions que l’on n’en est jamais à court.

Vidéo-Test de Bodycount



... au Bodycount fort décevantRetour au sommaire
Voilà en théorie la recette d’un gameplay fun, pas prise de chou, et relativement original dans le monde très stéréotypé des FPS console. C’est dans la pratique que l’expérience s’avère décevante, car le système de scoring manque cruellement de profondeur. Se cantonnant aux méthodes de frags décrites précédemment, il ne valorise par exemple jamais la rapidité d’exécution des actions, et ce n’est pas le cruel manque de variété des armes qui viendra renouveler le style des tueries. Le récent Bulletstorm a pourtant prouvé qu'un gameplay débridé et des mises à mort variées pouvaient former un cocktail efficace, dommage que Bodycount ne s'en soit pas plus inspiré.

Bodycount
Dommage également que l'on ne compte dans notre arsenal (qui s’étoffe au fil des points gagnés) que des armes à feu somme toute classiques : beaucoup de sulfateuses, quelques pistolets, un fusil à pompe, et c’est à peu près tout. À cela s’ajoutent d’autres capacités, comme celle de tirer des balles explosives ou de déclencher un petit bombardement, ce genre d’action étant limitée par une jauge qui se remplit assez lentement. Devant l'étonnante impossibilité de ramasser des flingues par terre, les deux seules armes que l’on est en droit d'embarquer ne peuvent être sélectionnées que sur une borne prévue à cet effet, souvent présente une seule fois dans un niveau. On regrette surtout l’absence d’un fusil de sniper, qui aurait pourtant été bien plus en phase avec la recherche du headshot que prône le jeu, que le M60 imprécis débloqué en toute fin d’aventure. En effet, réussir un tir à la tête dans un FPS console n'est déjà pas en soi une sinécure...

Ces incohérences flagrantes poussent bien vite à ne plus s'embarrasser du fameux système de couverture, pour privilégier la charge dans le tas qui tache bien, en le réservant à la limite pour se planquer deux secondes et régénérer sa jauge de vie (dont bizarrement presque aucun indice visuel ne nous permet de connaître l’état, on meurt donc souvent sans s’y attendre). De lui-même Bodycount se tire donc une sacrée balle dans le pied, annulant toute son originalité ; d’autant que se payer une sale note en fin de niveau n’est pas une sanction dont l’impact se fait sentir à court ou long terme.

Des niveaux recyclablesRetour au sommaire
Bodycount
Le bébé de Codemasters Guildford ne recèle pas la perle technique que pouvait laisser espérer la descendance affichée du titre avec Black. Il se révèle même plutôt moche. Textures datées, aliasing omniprésent... les graphismes ne risquent pas de jouer dans la cour des mètres étalons graphiques de cette génération de consoles et de PC, ce qui ne l’empêche pas d’accuser de lourdes chutes de framerate dans les moments chauds. La laideur ambiante n’est pas seulement à imputer au nombre de polygones, mais aussi à un level-design au pire décousu et incohérent, au mieux sans aucune identité. Bidonville africain, village côtier d’inspiration chinoise, bases ultramodernes et dépôt de gare... voilà cités les quatre types de décors que l’on est amené à traverser, sans qu’aucun ne brille par la qualité de son agencement. La plupart sont conçus à la manière d’une carte multijoueurs à parcourir de long en large pour atteindre plusieurs mini-objectifs (souvent tuer tout le monde et appuyer sur un bouton), afin d’ouvrir l’entrée vers une zone adjacente et finir le niveau.

Malgré la durée de vie risible du titre, il réussit l’exploit de recycler plusieurs fois ses niveaux ! Il n’est pas rare d’en traverser un dans un sens, puis dans l’autre. De quoi accorder à Bodycount un statut de jeu écologique ? Oui, car le recyclage continue alors même que l’on est censé se trouver dans un endroit différent. Mention spéciale aux bases de la Target, qui sont (à quelques nuances près) en tout point identiques, et que l’on parcoure cinq ou six fois au cours du jeu.

Gameplay #1 - Quelques phases de shoot



« Comme une ode à la destruction massive »Retour au sommaire
Bodycount
On retrouve enfin l’inspiration puisée dans Black avec les décors destructibles, omniprésents dans les niveaux. Conçus dans l’optique de tout faire péter, ils sont des enchevêtrements de bidons, de barils d’essence ou d’armoires électriques, entourés de bâtiments dont seuls les plus fragiles (les baraques de bidonville par exemple), peuvent effectivement être troués comme des gruyères, mais pas détruits pour autant. Tout cela en mouvement, accompagné d’une bande-son souvent à la limite de la saturation sonne comme une ode à la destruction massive, qui n’épargnera pas les joueurs sensibles au mal de crâne. Il est tout de même appréciable que cet aspect influe sur le gameplay, nous forçant à détaler si notre muret de béton commence à s’effriter dangereusement sous l’impact des balles ennemies, ou à l'inverse à débusquer des adversaires en trouant les parois qui nous en séparent.

Parlons-en d’ailleurs des adversaires ! Si l’on sait que le troufion au jeu de la mort vaut son prix, on voit qu’en revanche il ne brille ni par la variété ni par l’esprit. Des soldats tout simples et des grosses brutes résistantes, voilà en gros les deux types de méchants à affronter. Leur comportement se limite à nous tirer dessus et à s’accroupir derrière des abris de fortune, sauf pour les quelques snipers disséminées çà et là. Sujets à de nombreux bugs, ils peuvent souvent rester prostrés face à un mur, ou foncer vers nous sans nous voir pendant quelques secondes, obéissant à un script de déplacement. Ils sont tellement dans leur rôle de chair à canon qu’ils restent apathiques et figés tant que l’on ne s’est pas faire repéré, mais s’avèrent par contre étonnement efficaces dans les lancers de grenade. Frustrant, mais disons qu’au moins on ne peut profiter trop longtemps du confort d’une planque.

Bodycount
Un mot enfin sur les modes multijoueurs, dont nous n’avons pas pu évaluer la qualité du fait de la version de Bodycount utilisée pour ce test. Mais pour ce qui est de la quantité... Seulement deux modes, compétitif et coopératif, le premier jouable en Deathmatch ou Team Deathmatch jusqu’à 12 (6 vs 6), et le second à 2 face à des vagues successives d’ennemis. Ça fait quand même très léger. Nous ferons sans doute une mise à jour de notre test pour vous faire part d’un avis plus précis une fois que nous aurons pu nous y essayer.

Bodycount arrivait certes avec un principe bien bourrin, mais aussi avec un système de couverture original qui aurait pu le démarquer de la concurrence. Cependant, mal employée et largement desservie par une collection d’armes inadaptée à son gameplay assez arcade, cette idée perd tout son attrait pour ne devenir qu’anecdotique. Avec ses niveaux honteusement recyclés, laids et mal conçus, le jeu réussit l’exploit d’être lassant et répétitif même avec une durée de vie de cinq heures. Reste l’amusement primaire de dézinguer des hordes ennemies abruties en faisant tout péter alentour, rendu possible par un moteur physique d'assez bonne facture.



Bodycount
Bodycount
Bodycount
Bodycount
Bodycount
Bodycount
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
un 10 pour remonter la note alors oui IA sont pas aux rendez-vous mais sont comme meme un peut intelligent mais la durée de vie est un peu court c'est dommage et les arme plutot réussi mais il reste un bon jeu la note général 8,3
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : ZoozoDylan
Bof
Test sur la démo de Bodycount Rien qu'après avoir testé la démo, Bodycount n'aspirait pas à être un bon jeu. Les commandes du jeu sont plutot bonne, mais le fait de ne pas pouvoir bouger tout en visant reste très dérangeant. Je donne tout de même 5 étoiles encourageant car je trouve que ce jeu pourrait avoir de l'avenir si quelques modifications sont faites. Ce jeu doit d'abord trouvé un style propre à lui.
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