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Test Bloodborne (PS4) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 25 Mars 2015 , PS4

Les +

  • Le dépassement de soi, sans cesse
  • Un système de combat plus nerveux
  • Arsenal plus limité mais aussi plus différencié
  • Possibilités de personnalisation de l'armement
  • Direction artistique admirable
  • Excellente bande-son

Les -

  • Quelques errances techniques
  • Moins de possibilités dans la construction de builds
  • Temps de chargement vraiment trop longs
La note de jeuxvideo.fr
9.0
tres bon
La note des internautes
8.1

(109 votes)
Publiée le 01/04/2015 à 15:04, par Virgile

Test de Bloodborne : du sang, des larmes et énormément de plaisir

Le daron de la Team Souls reprend les choses en main avec un nouveau bijou taillé pour les plus méritants.

Oui, je sais, j'ai pris mon temps. Parfois ça fait du bien, surtout dans le cas d'un jeu comme Bloodborne qui est aussi exigeant que généreux avec son joueur. Jouer, vraiment, en s'arrachant à la temporalité du test, en loupant sciemment le coche, en cherchant le décalage. Exceptionnellement, j'ai pu me le permettre et je peux vous le dire avec encore plus d'aplomb et de sérénité qu'à l'accoutumée : Bloodborne est un sacré coup de maître.

Contre la dictature des mousRetour au sommaire
Bloodborne
Paraît-il qu'une impitoyable dictature des hardcore gamers nous tiendrait tous sous son joug. Et Bloodborne serait pour les partisans de ce régime une nouvelle figure tutélaire. Parce qu'exigeant, parce qu'intransigeant, parce que japonais. Mais laissons donc les mous, les consensuels, les chétifs réclamer leur classification quant à la difficulté des jeux et parlons entre fascistes : oui, Bloodborne est aussi méchant que ses prédécesseurs et affirme avec toujours autant de hauteur un parti pris à contre-courant. Mais ça, vous le saviez déjà. La question est plutôt de savoir s'il le fait avec autant de maestria qu'un Dark Souls, titre majeur et aboutissement de ce que From Software avait entrepris avec son aîné Demon's Souls. Et bien au terme de plus de cinquante heures de jeu, notre réponse est un oui souriant mais édenté par la brutalité du titre.

Si Dark Souls 2 faisait des concessions aux néophytes en leur offrant quelques appuis pour un meilleur démarrage, Bloodborne renoue avec l'approche abrupte des deux premiers Souls. Le titre nous lâche ainsi sans la moindre pitié sur le planché crasseux d'une infirmerie où un gigantesque loup se repaît de la carcasse d'un malheureux. Evidemment le duel est perdu d'avance et après avoir mordu la poussière, notre personnage s'éveillera dans un paisible cimetière, seulement habité par une demoiselle apprêtée comme une poupée et un vieillard en fauteuil roulant. Pour l'habitué des Souls, la raison d'être de ce monde étrange et apaisant est évidente : il s'agit du hub à partir duquel accéder aux différentes zones de jeu en même temps qu'un refuge où renforcer les caractéristiques de son personnage et de son équipement.

Point de chute salutaire, le Rêve du Chasseur ne revêt cependant pas tout à fait la même fonction que les hubs de Demon's Souls et Dark Souls 2. Et cela tient à la structure de Bloodborne. Un peu à la manière du premier Dark Souls, notre progression s'architecture autour de points de passage à activer - ici des lampes - pour pouvoir y revenir en cas de décès. C'est également à partir de ces lampes que nous pourrons revenir à notre refuge et y dépenser les Echos du Sang chèrement gagnés pour faire progresser notre chasseur. En somme, Bloodborne opère une espèce de synthèse entre les approches de ses prédécesseurs. Et ça marche du tonnerre : la progression garde le côté organique du premier Dark Souls et le contraste entre la décadence de Yarham et la tranquillité du Rêve du Chasseur confère à ce dernier des vertus apaisantes.

Bloodborne

Le Rêve du Chasseur est un paisible refuge où soigner son âme des horreurs rencontrées dans Yarham et se renforcer pour les affronter de nouveau


It's a mad world...Retour au sommaire
Bloodborne
Une excellente chose dans la mesure où la ténébreuse ville de Yarham suinte la folie et la mort. En parcourir les ruelles poisseuses et les reliefs escarpés n'est pas de tout repos tant l'atmosphère qui y règne est oppressante. Servie par un level design de génie, la ville jouit d'une cohérence interne admirable. Ses différents quartiers communiquent entre eux par des accès qui nous sont le plus souvent révélés tardivement, renforçant encore le sentiment de découvrir une ville bâtie siècle après siècle. Véritable dédale suffoquant et criant de vérité, Yarham est un des plus impressionnants décors de jeu vidéo qu'il nous ait été donné d'arpenter. Sans la moindre hésitation, il s'agit aussi de l'univers le plus noir et malsain que From Software ait jamais créé. Ça n'est d'ailleurs pas pour rien que Bloodborne est le premier jeu du studio dans lequel notre personnage peut mourir de folie. Un mal d'une noirceur insondable s'est abattu sur la ville et en a profondément perverti les habitants. Et, évidemment, en plus de cette populace qui a complètement perdu la boule, Yarham est à la merci de monstres tous plus effrayants les uns que les autres. On a beaucoup parlé de l'inspiration lovecraftienne de Bloodborne et à raison. Son bestiaire se compose d'une grande variété de formes de vie corrompues. Yarham et tout ce qui l'habite ne sont plus que douleur, haine et folie.

Seuls les chasseurs les plus téméraires seront donc en mesure d'en affronter tous les dangers. Et ils sont nombreux. Non seulement boucler l'aventure principale demande facilement quatre dizaines d'heures d'investissement, mais les secrets à découvrir sont légion et un second run ne sera pas de trop pour explorer tous les sombres recoins de Yarham et défier toutes les créatures qui s'y tapissent. A cela s'ajoutent des donjons annexes générés aléatoirement et construits sur plusieurs niveaux proposant un défi supplémentaire sacrément relevé. Il est même possible de les partager avec d'autres joueurs ou, pour renouveler le plaisir, d'en générer de nouveaux. Enfin, l'inévitable New Game + attend les plus téméraires, sans compter le fait qu'expérimenter un nouveau build est déjà en soi une bonne raison d'y revenir, quand bien même le titre offre un spectre de possibilités moins vaste que ses prédécesseurs. Bref, avec tout ça, il y a du chemin à faire.

Vidéo de lancement



Pour l'amour du risque !Retour au sommaire
Et ce long périple commence d'abord par l'apprentissage du système de combat concocté par From Software. De loin, on pourrait avoir l'impression que celui-ci est strictement identique à ce que proposaient les Souls. Une impression due au fait que Bloodborne en reprend les grands principes, à savoir l'importance du mouvement, de la gestion des distances et de l'endurance de notre chasseur. Car les créatures qui peuplent Yarham sont aussi redoutables que celles rencontrées dans les trois précédents titres du studio. Un faux-pas et un enchaînement de coups peut nous être fatal. Et ce, que l'ennemi soit le premier grouillot venu où le plus imposant des boss.

Bloodborne
Ce qui distingue Bloodborne de ses aînés tient dans une somme de détails qui, mis bout à bout, deviennent pourtant essentiels. Le système de déplacements en combat, par exemple, a radicalement changé. D'une part l'encombrement n'a pas d'incidence sur la vivacité de notre chasseur. D'autre part, les roulades laissent place à des esquives latérales beaucoup plus efficaces. En contrepartie, tout le versant défensif du système de combat a lui aussi été chamboulé. Il n'est plus question de parer les assauts adverses. En effet, pour pallier à l'absence de bouclier, notre chasseur est muni d'une arme à feu dont le principal intérêt est justement d'ordre défensif : faire feu juste avant une attaque ennemie laisse l'assaillant à la merci d'une contre-attaque. Mais la manœuvre est forcément risquée puisque louper le coche équivaut à déguster la mornifle pleine face. En somme, Bloodborne met l'accent sur le mouvement et la prise de risque.

Côté offensif, là aussi les différences avec les Souls ne sont pas négligeables. La plus essentielle tient à la polyvalence de chacune des armes dont il est possible de s'équiper. Beaucoup moins nombreuses - une petite quinzaine au total - elles sont dans le même temps beaucoup plus différenciées les unes des autres. Surtout, elles peuvent être déployées sous une autre forme, offrant généralement une meilleure portée d'attaque. Il devient alors essentiel de jongler entre les différentes armes et leurs propriétés, tout autant que d'alterner entre les deux physionomies de chacune d'entre elles.

Cet arsenal restreint peut heureusement être personnalisé avec un peu plus de finesse que ce que permettait les Souls. Il est bien sûr toujours possible de renforcer les caractéristiques de son joujou mais chaque arme dispose également d'emplacements auxquels attribuer des gemmes synonymes de multiplicateurs de dégâts ou d'effets élémentaires. Sur le tard, il sera même possible d'y inscrire des runes pour encore plus d'efficacité. Bref, tout le système d'armement a là encore été profondément repensé avec pour principal intérêt de pousser le joueur à s'approprier chacun de ses instruments, le bichonner et le maîtriser pour devenir un chasseur accompli. On aura bien du mal à décider si, oui ou non, le système de jeu imaginé par From Software pour Bloodborne est meilleur ou non que ceux des précédents titres du studios. Ce qu'on peut en revanche affirmer, c'est qu'il s'inscrit dans une cohérence propre au titre, qu'il s'articule admirablement bien avec l'ensemble des composantes du jeu. Dimension online comprise.

Bloodborne
Bloodborne

Le vieux en fauteuil roulant vous laissera utiliser son atelier pour renforcer votre armement


Coopération internationaleRetour au sommaire
Dans les grandes lignes, le versant asynchrone de cette dernière est hérité des Souls. Qu'il s'agisse des messages à laisser aux autres joueurs connectés, des marques de sang permettant d'assister aux derniers instants d'un autre chasseur ou encore des invocations (désormais limitées par une caractéristique de Lucidité) en cas de coup dur, From Software n'a pas jugé bon de revisiter sa recette. Quant aux invasions de parties, si dans le fond rien n'a changé non plus, elles gagnent en tension grâce aux modifications apportées au système de combat. Comme les joutes sont plus nerveuses qu'elles ne l'étaient dans les Souls et que la maîtrise de son arsenal demande un peu plus d'investissement, se mesurer à d'autres devient tout naturellement plus grisant.

Un mot enfin, avant de conclure, sur la dimension technique des choses. Certes, Bloodborne n'est pas ce qui s'est fait de plus abouti sur PS4. Le titre souffre encore de quelques ralentissements de temps à autre tandis que chaque retour au Rêve du Chasseur s'accompagne de temps de chargement interminables. Mais, très franchement, tout ceci est de l'ordre du détail. Le jeu n'en est pas moins superbe. Et puis, comme on en a désormais l'habitude avec From Software, la direction artistique est d'une sophistication et d'une maîtrise inattaquable. De la construction du décor, au design du bestiaire, en passant par celui de l'armement ou des costumes. Le tout est superbement mis en musique et servi par un environnement sonore aussi riche que glaçant.

Plongée cauchemardesque dans les bas-fonds d'une ville rongée par la folie et la maladie, Bloodborne est un titre sans concessions, d'une exigence sans équivalent sur consoles. Plus ou moins dur que les Souls ? Au moins autant. Avec la particularité de nous immerger dans un univers encore plus noir et malsain que les précédents jeux signés From Software. Ce qui, de fait, le rend encore plus éreintant. Que les nouveaux venus dans l'univers impitoyable de Hidetaka Miyazaki soient donc bien conscients de l'épreuve qui les attend. Mais qu'ils ne se découragent surtout pas pour autant ! Car, comme ses aînés, Bloodborne est un titre qui exige autant qu'il donne. Mourir ou battre en retraite pour revenir plus fort et vaincre les redoutables créatures peuplant Yarham, loin de n'être qu'une source de frustration, s'apparente plutôt à une lutte contre soi-même, contre ses faiblesses, pour se dépasser sans cesse. Bloodborne n'est pas un entertainer brossant son joueur dans le sens du poil, flattant sa paresse et célébrant son petit confort. Bloodborne, à l'instar des Souls, est un jeu éminemment respectueux de son joueur puisqu'il ne le prend ni pour un demeuré, ni pour un petit être fragile. Il nous met au défi de déjouer ses pièges, surmonter ses embûches et terrasser son bestiaire avec pour ultime récompense d'en ressortir plus fort que jamais. En cela, le titre de From Software toise de toute sa hauteur la médiocrité de tant de productions actuelles et la complaisance de leurs défenseurs. Alors, possesseurs de PS4, respectez-vous : jouez à Bloodborne.

Tous les commentaires

  • gamer masque
    14/04/2015 18:17:12

    Nicklas91 Proie Abattue !

  • Misterhood
    08/04/2015 13:26:13

    Ce test est excellent , on sent la passion . Bloodborne , goty pour l instant .

  • Nicklas91
    07/04/2015 19:10:46

    Thief Nicklas91 Oui c'est vrai. Je me console en me disant que j'ai ressenti une certaine "joie" une fois la bestiole achevée.

  • Thief
    07/04/2015 14:49:15

    Nicklas91  Un jeu From Software qui n'est pas mal chié sur certains aspects ne serait pas un jeu From Software en même temps :D

  • Nicklas91
    06/04/2015 18:44:26

    From Software je vous emm****. Apprenez à faire un moteur et à l'utiliser b*rdel. J'ai pas ragé sur un boss, la plupart je les ai faits en une fois mais bien entendu, il fallait en mettre un foireux qui casse les c*****. Ebrietas et sa hitbox bugué qui vous charge et vous touche sans vous toucher (lol). Vous avez fait ce boss en collaboration avec la team de Monster Hunter (Plesioth dédicace) ?  Bref ce post est inutile mais comme j'ai la haine, ça soulage. Ah et le lock, c'est bien aussi d'apprendre à faire un lock cohérent. Ça peut servir.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Swords
Très bon
Un jeu difficile et exigeant avec une direction artistique authentique et sublime, que vouloir de plus.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
telechargement si long que l on peut assomer un ane avec un beret etre en 2015 et avoir des temps de telechargement aussi long c est insupportable. quand au jeu en lui meme aucun interet se balader une hache ou autre à la main et balancer des grands coups tel un lanceur de poids très peu pour moi.
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