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Test Beyond Good & Evil (PS2, GameCube, Xbox) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Novembre 2003 , PS2 Sortie le 26 Février 2004 , GameCube , Xbox Sortie le 04 Décembre 2003 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Aventure passionnante et variée
  • Réalisation splendide
  • Prise en main immédiate
  • Destiné à tous les joueurs

Les -

  • Durée de vie un tout petit peu courte
  • Caméras pas toujours parfaites
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
9.0

(18 votes)
Publiée le 12/12/2003 à 00:12, par Rachel Valente

Beyond good and evil : Un nouveau chef d'oeuvre est né.

Rayman a fait la réputation de Michel Ancel et prouvé que des développeurs français rencontraient succès mondial. Ce titre, reprenant celui d´une oeuvre...

Beyond good & evil
Rayman a fait la réputation de Michel Ancel et prouvé que des développeurs français rencontraient succès mondial. Ce titre, reprenant celui d´une oeuvre du philosophe Friederich Nietszche (Par Delà le Bien et le Mal), et jusqu´alors connu sous le nom de code Project BGE, a suscité curiosité et enthousiasme.

Après Rayman, l'autre bébé de Michel Ancel
Beaucoup plus ambitieux que la célèbre série de jeux de plateforme et développé parallèlement, il était même l'une des sorties les plus attendues de ces dernières années. Enfin disponible à la veille de ces fêtes de fin d'année, ce grand jeu d'action/ aventure à la Zelda qui nous promet d'aller "au-delà" (Beyond) y parvient de la plus talentueuse et merveilleuse façon. Voici comment.

Beyond good & evil
Beyond good & evil
Beyond good & evil

Un vrai scénario de science-fiction à portée philosophique
Mettant en vedette Jade, son héroïne aux yeux verts, la couverture du boîtier reprend tout naturellement et avec bonheur les tons verts qui lui siéent si bien. Elle nous introduit à l'esthétique très dessin animé du titre tout en nous la présentant aussi craquante que la comédienne lui prêtant sa voix (Emma de Caunes). Le guide de jeu à l'intérieur, illustré en N&B, est un modèle de clarté et de simplicité. Il ne vous sera pas vraiment indispensable, tant la prise en main est accessible et facilitée par les conseils des personnages secondaires rencontrés (à la manière des habitants qu'on interroge dans les villages de jeux de rôle). La première chose qui frappe au démarrage, c'est la puissance proprement cinématographique de la bande son, cette sensation d'assister au lancement du pré-générique d'un film au sein d'une salle obscure. Sur fond d'espace interstellaire aux bleus scintillants d'étoiles, le menu de démarrage apparaît après le tout nouveau logo d'Ubi Soft, lui-même évocateur d'infini... La cinématique d'introduction nous présente l'idyllique planète océane Hyllis, laquelle vit sous la propagande omniprésente des Sections Alpha. Ces forces spéciales se présentent en rempart providentiel contre les attaques des envahisseurs Domz (monstres extra-terrestres à la Alien/ Starship Troopers), tout en accusant le réseau clandestin Iris d'intelligence avec l'ennemi. Jade, jeune photoreporter, et son oncle Pey'j, le cochon bourru au grand coeur (à la Porco Rosso) qui l'a élevée, vivent dans un phare où ils recueillent des orphelins du conflit. L'histoire commence lorsque des Domz assaillent le phare en tentant d'en enlever les enfants. Nos héros, dans une première phase jouable, parviennent à les repousser avant de voir rappliquer les Sections Alpha et la télé, qui se présentent en sauveurs une fois tout danger écarté. L'intervention de Pey'j, critique à l'égard des Sections, sera coupée et remontée habilement en louange à leur gloire, et diffusée comme telle.D'abord employée par un laboratoire pour le recensement photographique de la faune d'Hyllis, Jade accepte un reportage proposé par un énigmatique M. de Castellac. Elle ne tardera pas à découvrir un complot effroyable, et à rallier le réseau Iris pour faire éclater la vérité aux yeux des Hylliens abusés par une propagande mensongère.

Beyond good & evil
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Une mécanique bien rodée au service d'une bienheureuse diversité
Beyond Good & Evil est donc un jeu d'action/ aventure où vous explorerez les petites îles et la cité sur l'eau de la planète Hyllis aux commandes d'un hors-bord. Avant que l'histoire ne vous propulse dans des investigations qui vous entraîneront dans des phases de jeu variées, vous y connaîtrez explorations et énigmes simples (faisant appel à la coopération) : courses de hors-bord, séances de tir à la roquette, courses-poursuites diverses, séquences d'infiltrations parfois ardues, voyages dans l'espace, etc. Vous livrerez aussi de nombreux combats rapprochés avec un bâton de Dai-Jo pour arme principal, ainsi qu'un lanceur de disques explosifs pour arme secondaire (où, une fois encore, il vous faudra jouer en binôme avec votre complice dirigé par la console).L'environnement est relativement vaste et ouvert (c'est à dire plus à la façon d'un Zelda : Ocarina Of Time que d'un Morrowind), et s'étendra au fur et à mesure de vos acquisitions effectuées au garage des Afro-Rhinos Mammago Brothers (rhinocéros rastas tout à fait tordants). C'est en ce lieu que vous seront proposés des objets à acheter, totalement indispensables pour progresser dans vos missions ; lesquels ne pourront se payer qu'en perles précieuses, difficiles à obtenir (généralement en vainquant les Boss ou achevant de périlleuses sous-quêtes). Les objets plus courants s'obtiendront contre monnaie locale. Au lieu de fracasser jarres et coffres divers, vous gagnerez vos "sous" en photographiant la faune d'Hyllis pour le compte d'un labo. Excellente trouvaille déjà esquissée dans Rayman 3, elle offre une sorte de sous-quête permanente se superposant aux missions de l'histoire principale. Ainsi, tout en bataillant pour vaincre un Boss, vous devrez lui tirer le portrait avant qu'il ne soit refroidi, le labo ne s'intéressant qu'aux espèces vivantes ! Le principe de jeu se renouvelle sans cesse au fil des rebondissements d'un récit qui tient en haleine. Bienheureuse diversité servie par une mécanique sûre d'elle, qui n'hésite pas à nous plonger en pleine action, sans la moindre préparation, dès la première seconde. Classique mais efficace, ni virtuose ni véritablement révolutionnaire, elle se contente de couler de source dans une simplicité bien rodée ; non sans apporter son lot de petits trésors d'inventivité. Citons cette super attaque en coopération, où votre partenaire projette en l'air les adversaires qui se figent alors quelques instants dans une sorte de ralenti (à la Matrix), que vous exploitez opportunément pour les frapper d'un coup de Dai-Jo dévastateur ! La jouabilité extrêmement aisée garantit tout du long rythme et amusement sans accrocs. Le Game Over n'existe pas, l'échec renvoie à l'endroit qui l'a immédiatement précédé. Pas d'exaspération à refaire tout un niveau du début, pas de pénalisantes pénuries de points de sauvegarde (ils sont très judicieusement répartis). Garant d'un maximum de plaisir de jeu et de liberté, pour apprécier une histoire passionnante dont on ne cesse jamais d'être le rouage essentiel, le système de jeu sert discrètement mais sans faillir, un tout qui s'apprécie à sa capacité à nous plonger dans un magnifique dessin animé totalement interactif.

Beyond good & evil
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Un univers enchanteur
L'univers très zen et écolo de Beyond Good & Evil instaure une paix qui rappelle un peu celle des documentaires sous-marins ; ne seraient son contexte guerrier et les péripéties haletantes de son intrigue, on y ferait volontiers la planche, le regard vagabond... Chaleur et douceur caractérisent la palette de couleurs absolument enchanteresse (on retrouve l'empreinte "Rayman"). L'esthétique visuelle, typée dessin animé sans être en cell shading, réussit à installer autant de tableaux artistement cadrés et composés que de lieux explorés. Le parti pris de conserver, du début à la fin, un format cinémascope encadré des bandes noires du télécinéma, accentue encore ce sentiment d'être devant un long métrage d'animation. L'ambiance sonore est splendide, d'une richesse et d'une ampleur renforçant une immersion qui devient hypnotique. Les musiques, nombreuses et éclectiques, sont magistrales de beauté et de justesse de ton. Le doublage des voix est très réussi et participe activement au plaisir qu'on ressent tout au long du jeu. L'alternance du jour et de la nuit, les jeux d'ombre et de lumière, les reflets, les effets spéciaux lumineux et de particules, de même que les animations des animaux peuplant Hyllis, concourent à rendre une atmosphère enveloppante et féerique. Ainsi, si on se contentait de l'admirer en laissant un tiers y progresser et le terminer, Beyond Good & Evil offrirait le spectacle d'un excellent film d'animation.

Beyond good & evil
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Un dessin animé fait jeu
Et voilà bien son principal tour de force : arriver à imbriquer si harmonieusement scénario, mise en scène et mécanique de jeu imparable. Créer si intimement l'implication émotionnelle, jusqu'à faire se confondre le récit et l'acteur par procuration que devient le joueur. Le jeu terminé, on ne se dit plus : "J'y ai joué...", mais : "J'y étais !". Seul Ico avait accomplit auparavant cette prouesse... Comparaison qui ne doit pas occulter les qualités et l'identité propre du jeu. Un scénario profond aux multiples rebondissements, une mise en scène soutenue par une mécanique ludique efficace où esthétisme, poésie, réflexion critique et humour, cohabitent pour le meilleur. Des personnages principaux ou secondaires qui savent toucher autant qu'être d'une jubilatoire drôlerie. La réalisation technique, quoiqu'imparfaite, maintien le niveau de qualité exigé pour rendre le tout crédible.

Beyond good & evil
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Où il faut bien critiquer un peu...
Une réalisation qui, pour bonne qu'elle soit n'a rien d'exceptionnel, il faut le reconnaître. La 3D est assez grossière (hormis la modélisation soigneuse de la séduisante Jade), les textures des décors un peu ternes. Les éléments simultanément affichés sont loin de tutoyer la performance d'un Jack II. Non plus que l'animation soit exempte de saccades (par moments seulement). Et il ne sera pas rare de croiser des fontaines sans animation de l'eau, ou des cuves et canaux ne contenant que des images figées dans leur pastel.Un léger inconfort : le maniement du menu, plus original que pratique. L'absence de plein écran frustrera peut-être, quoique le choix du format 2,35 avec bandes noires renforce indéniablement (et positivement) l'aspect cinématographique de ce "Projet BGE", devenu réalité "au-delà" de nos espérances. Un regret ? Que seuls les dialogues principaux soient doublés tant les voix françaises sont hilarantes.De petites chicanes qui ne sauraient rogner sur la superbe de l'oeuvre vidéoludique dont nous gratifie Michel Ancel et sa talentueuse équipe, laquelle avait déjà fait ses preuves sur les deux premiers Rayman.

Beyond good & evil
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Conclusion

Scénario envoûtant, mise en scène grandiose où rythme, humour et poésie, sont alliés à une jouabilité et une réalisation à la hauteur. Un tout faisant de ce Beyond Good & Evil une nouvelle référence incontournable du genre action/ aventure. Pour ceux que sa portée artistique laisseraient de marbre, il s´agit tout simplement d´un bon jeu sans prise de tête, sans écueils insurmontables ni temps morts, dont la durée de vie (et cela est suffisamment rare pour être salué) ne triche nullement.


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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : sea bass
Bon
Le jeu est bon mais j'en attendais plus. Avant sa sortie je me souviens avoir été scotché par les interviews de Michel Ancel qui parlait d'un jeu se déroulant dans un univers immense, vivant, immersif, avec de très nombreuses interactions, une liberté totale, pas linéarité et plusieurs planètes. Tout en privilégiant le plaisir de jeu grâce à un gameplay simple et eff suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : til'
A éviter
{jeu en cours} ...mon commentaire sera effectué plus tard
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