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Test Bayonetta (Xbox 360, PS3) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 08 Janvier 2010 , Xbox 360 , PS3

Les +

  • Un gameplay riche, inventif, technique, passionnant
  • Un titre bourré de style et d'humour
  • Une héroïne inoubliable
  • Une direction artistique pleine de folie
  • Une bande-son éclectique
  • Une replay value conséquente

Les -

  • Narration foutraque
  • Quelques redites
  • Niveau à moto loupé
  • De menus problèmes de caméra
La note de jeuxvideo.fr
9.0
tres bon
La note des internautes
7.9

(594 votes)
Publiée le 21/12/2009 à 10:12, par Virgile

Bayonetta en Vidéo-Test : elle nous a ensorcelés !

Avec l'avènement de la 3D, le beat them all a été transfiguré. Pas du jour au lendemain, non. Un Die Hard Arcade par exemple, tout en 3D qu'il était, recyclait, stricto sensu, le game design de ses ancêtres 2D. Même chose pour l'innommable The Bouncer, le putréfié Zombie Revenge ou le méconnu Spike Out. Pour voir le genre faire sa mue il faudra attendre le Devil May Cry de Hideki Kamiya. Passé de Capcom à Sega via la création de Platinum Games, le même Kamiya nous livre aujourd'hui sa dernière création : Bayonetta. Une nouvelle révolution pour le genre ? Absolument pas mais une nouvelle étape dans sa sophistication esthétique et ludique, assurément.

Bayonetta
Après tous nos rendez-vous galants avec cette diablesse de Bayonetta, la seule part de mystère encore soigneusement préservée par Sega concernait la destinée de la charmante sorcière. Les quelques petites scènettes dévoilées au coup par coup ne nous ont finalement pas appris grand chose de la trame scénaristique du jeu. Certes, cela n'est pas le premier ressort d'un beat them all. Et en ce qui concerne Bayonetta il s'agit même de sa principale lacune. Sorcière endormie pendant cinq cents ans dans les profondeurs d'un lac, Bayonetta se réveille amnésique en un lieu qu'elle ne reconnaît pas : Vigrid. Là elle noue des relations avec deux sidekicks antithétiques : Enzo, dandy bouffon aux airs de Joe Pesci, et Rodin, placide démon taillé comme un colosse. De ce point de départ plutôt engageant se déploie alors un scénario auquel on ne comprendra strictement rien et dont on ne retiendra finalement que l'antagonisme central opposant les sorcières de l'Umbra aux anges de Lumen. Pour le reste, on nage en plein foutoir. Un imbroglio qui laisse deviner le peu de cas que Kamiya et ses équipes ont fait de toute cohérence narrative.

« Rarement un beat them all n'aura autant mérité le qualificatif hardcore »


Si, s'agissant d'un beat them all, cette complète désinvolture relève du point de détail, le soin maniaque apporté aux dialogues et à la mise en scène des cut-scenes en souligne malheureusement encore un peu plus l'évidence. D'une manière générale, le titre dégage une telle puissance que le moindre petit impair prend des proportions exagérées. Car, en dehors du scénario, tout - ou presque - a été pensé avec goût et intelligence. A commencer évidemment par le gameplay qui constitue, à n'en pas douter, ce que le genre a produit de plus sophistiqué et de plus jouissif à ce jour. Il y a évidemment du Devil May Cry dans ce Bayonetta mais aussi du God Hand dont l'influence est toute aussi prégnante que celle du premier cité. Rarement un beat them all n'aura autant mérité le qualificatif hardcore, tant le gameplay forgé par Kamiya repousse dans leurs dernières conséquences les ébauches qu'ont été ses deux figures tutélaires.

Vidéo-Test de Bayonetta

Bayonetta : Vidéo-Test de Bayonetta


Bayonetta
Pour parler en termes plus concrets, Bayonetta reprend à son compte les grandes lignes du système de combat ébauché sur Devil May Cry. A commencer par son goût prononcé pour la voltige. Souvenez-vous, Devil May Cry fit très forte impression à son époque notamment grâce à cette verticalité des combos assez inédite dans le genre. Et Bayonetta va encore plus loin en autorisant les enchaînements les plus fous entre ciel et terre. La plupart des combos à disposition de la belle sorcière - et ils sont nombreux, très nombreux - peuvent être interrompus par un launcher arrachant du sol l'adversaire malmené et ainsi poursuivi dans les airs. Là, le joueur peut évidement mettre un point d'orgue à sa partition ou se montrer généreux en ramenant sa victime sur terre et continuer son ballet meurtrier jusqu'à ce que mort s'en suive. Les variations peuvent donc être très nombreuses pour peu que la victime se montre suffisamment endurante. Et à cet usage, Bayonetta dispose d'un arsenal protéiforme.

« Bayonetta est plutôt bien dotée pour l'exercice dans lequel elle excelle : semer la douleur et la mort »


Paires de flingues, katana, griffes enflammées ou électriques, fouet ou plus simplement une paire d'interminables jambes, Bayonetta est plutôt bien dotée pour l'exercice dans lequel elle excelle : semer la douleur et la mort. Sans parler de toutes les armes à usage limité dispensées par les ennemis vaincus. Mais l'originalité du titre sur ce point est de permettre l'association de deux types d'armes. En effet, Bayonetta est une créature presque arachnide puisque capable de manier ses calibres aussi bien avec les mains que fixés à ses talons. Dès lors, il est possible, par exemple, de tenir un katana en mains et d'équiper ses chevilles de mini shotguns. Cette combinaison pieds/poings donne alors lieux à une foule d'enchaînements chorégraphiés avec brio et toujours en fonction de l'association choisie. Mieux encore, le joueur peut, à tout moment, alterner entre deux configurations durant un combo et ce d'une simple pression de la gâchette gauche. Chaque arme ayant ses particularités, le nombre de combinaisons possibles donne le vertige. Et ça n'est pas fini ! L'architecture des combos offre une complexité encore jamais entrevue jusqu'alors !

Bayonetta
En effet, les combinaisons de coups ne se limitent pas à de bêtes successions de touches et les subtilités ne manquent pas. Une suite de coups peut emprunter plusieurs embranchements selon le tempo imprimé à la combinaison. Ainsi, un enchaînement de quatre coups donnera lieu à deux combos différents si, par exemple, la dernière touche est pressée avec un léger contretemps. Ces variations ne sont pas totalement libres puisque tous les enchaînements du jeu sont prédéfinis mais tissent une arborescence de combos d'une immense richesse. De plus, les dégâts infligés par un combo peuvent être amplifiés en maintenant la pression à chaque coup. Visuellement, cela se traduit par une frappe plus appuyée ou suivie d'un coup de feu par exemple. A cela s'ajoute encore l'utilisation de la sorcellerie dont Bayonetta est évidemment une experte.

Certains enchaînements - et quelques techniques isolées acquises sur le tard dans la boutique de Rodin - sollicitent la puissance des forces sombres. Vous en connaissez probablement plusieurs déclinaisons si vous avez déjà jeté un œil à quelques trailers. La plupart des combinaisons d'attaques se concluent par ce type de mouvements se traduisant visuellement par des coups de poings et de pieds colossaux formés par l'enchevêtrement de la chevelure de Bayonetta. Des attaques à l'approche desquelles notre héroïne se dévêtit peu à peu jusqu'à leur surgissement tout droit des portes de l'enfer. Plus violentes et spectaculaires encore sont les invocations que peut déchaîner Bayonetta lorsque sa jauge de magie est suffisamment remplie. Selon l'ennemi sur lequel elles s'abattent, celles-ci prennent la forme de divers instruments de torture : roue hérissée de pointes, guillotine, cercueil et bien d'autres réjouissances de ce genre apportent encore un peu plus de piment aux combats.

« Quand on vous dit que Bayonetta est ce qui s'est fait de plus riche dans le domaine ... »


Bayonetta
Voilà pour la dimension offensive du système de jeu qui mériterait un article à elle toute seule tant elle regorge de dizaines d'autres subtilités. Mais il est temps d'aborder un autre des nombreux talents dont dispose Bayonetta : l'esquive et l'utilisation du Witch Time qui lui est associée. Il y a en effet deux niveaux d'esquive dans le titre de Platinum Games. La première est une simple dérobade, extrêmement rapide mais sans le moindre bénéfice si ce n'est celui de sauver ses miches. Le second niveau est nettement plus intéressant : réalisée avec le bon timing, une esquive s'accompagnera d'un effet de slow motion momentané baptisé le Witch Time. Durant ce bref instant le joueur peut tranquillement pianoter son combo sans craindre de riposte.

D'où l'importance capitale de ce pouvoir pour s'en sortir sans trop de dégâts. Car du début à la fin du jeu, les ennemis ne vous feront pas de cadeaux. Vous serez constamment harcelés et vos combos régulièrement interrompus par des agressions venant de tous les côtés. Il est donc essentiel de bien maîtriser l'esquive pour profiter du Witch Time mais aussi pour éviter les coups en traître pendant l'exécution d'un enchaînement. Cette dernière possibilité offre d'ailleurs un degré de finesse supplémentaire au gameplay : en maintenant la pression sur la dernière touche appuyée juste avant de réaliser une esquive, la chaîne de coups mise en suspens ne sera pas rompue et pourra être reprise dans la foulée. Quand on vous dit que Bayonetta est ce qui s'est fait de plus riche dans le domaine ...

Bayonetta
Mais, bien sûr, tout n'est pas parfait dans le merveilleux monde de Bayonetta. Si le titre multiplie les moments de bravoure en proposant des boss fights dantesques, il ne rechigne pas non plus au recyclage éhonté de ces mêmes moments. Ainsi, les patrons du royaume céleste resurgissent régulièrement après s'être fait botter le train par la belle sorcière. Certes amoindris mais sans aucune espèce d'évolution depuis leur première apparition. Il arrive même à plusieurs reprises de refaire un passage dans des environnements déjà explorés. En somme, si le titre proposent une richesse colossale en termes de gameplay, il n'évite pas les redites tout au long de la progression. Mais on ne s'en formalisera pas outre mesure puisque le level design parvient, au global, à se renouveler avec intelligence. Ainsi, les niveaux distillent quelques épreuves de rapidité, des phases de plateformes et de sympathiques petites énigmes assurant un certain équilibre entre fureur des combats et brefs moments d'accalmie. Exception faite, cependant, du niveau à moto, pratiquement injouable comme l'était d'ailleurs celui de Madworld. Comme quoi, les développeurs de Platinum Games ne sont vraiment pas bikers dans l'âme ...

« Bayonetta est à n'en pas douter un des personnages féminins les plus hauts en couleurs que le jeu vidéo nous ait offert »


Au classement des - très - nombreuses qualités du jeu, la direction artistique et son pendant technique tiennent une excellente place. Nous l'avons dit et rabâché mais Bayonetta est à n'en pas douter un des personnages féminins les plus hauts en couleurs que le jeu vidéo nous ait offert. Agile, indépendante, arrogante, cruelle, aguicheuse, stylée, touchante, pleine d'humour, sexy en diable sans être vulgaire, Bayonetta est une belle femme dont la personnalité devrait séduire joueurs et joueuses et, chose assez rare pour être soulignée, pour des raisons à peu près similaires. Son character design en feraient presque oublier les autres protagonistes. Mais le réseau d'amitiés et d'inimités qu'ils tissent avec Bayonetta leur sert en quelque sorte de révélateur de personnalité. Quant au design des créatures célestes, il oscille entre le fantasque et le monstrueux. Le summum du baroque est atteint avec certains boss dont la morphologie chaotique peut se révéler assez dérangeante. Enfin, les environnements semblent avoir fait l'objet d'un peu moins d'attention. Ainsi avant d'atteindre le magnifique royaume des cieux en fin d'aventure, il aura fallu en passer par quelques lieux inégalement inspirés.

Bayonetta
Cette direction artistique de très haut niveau est heureusement servie par une réalisation technique à la hauteur. Si le résultat est certes plus chaleureux et clinquant sur la console de Microsoft, la version PlayStation 3 n'a pas à rougir, contrairement à ce qui se se dit ici ou là. Sans faire dans la surenchère de textures ou le foisonnement d'effets en tout genre, Bayonetta s'en tire avec les honneurs grâce à un rendu à la fois propre et séduisant. Car ce qui retient surtout l'attention dans un jeu du genre et en particulier lorsqu'il s'agit d'un titre aussi féroce, c'est sa vivacité et sa fluidité. Et de ce point de vue là, Bayonetta est exemplaire. D'une part car la palette d'animations de notre héroïne est d'une grâce et d'une richesse ensorcelantes. Les combats sont magnifiquement chorégraphiés et jamais perturbés par le moindre ralentissement. Tout est donc parfaitement fluide dans le feu de l'action. Une excellente surprise dans la mesure où chaque combat convoque un grand nombre d'adversaires souvent très agressifs et devient donc le théâtre de multiples duels. A noter tout de même quelques rares petites saccades venant entacher certaines cut-scenes - en particuliers au début de l'aventure sur PlayStation 3 - et une caméra qui tarde parfois à se recadrer mais rien de révoltant. Reste enfin à saluer l'excellente bande-son concoctée par Platinum Games : les personnages sont parfaitement bien joués par les comédiens de de doublage et le score fait preuve d'éclectisme en mêlant agréablement chansons, jazz et compositions symphoniques.

Bref, vous l'aurez compris, le bilan ludique, esthétique et technique de ce Bayonetta est (quasi) conforme à toutes les espérances suscitées par le titre tout au long de son développement. Une réussite qui se savoure sur la durée puisque la nouvelle production de Platinum Games offre une replay value conséquente. Passée la dizaine d'heures requises pour terminer l'aventure, c'est la dimension scoring du jeu qui prend le relai. En effet, la réussite de chaque niveau est sanctionnée d'une appréciation et rétribue le joueur d'un bonus d'anneaux. Anneaux avec lesquels s'offrir nouveaux pouvoirs, techniques et armes. De surcroît, la richesse du gameplay mérite à elle-seule qu'on y revienne sans cesse. Une meilleure maîtrise du système de jeu étant synonyme de meilleurs scores, Bayonetta n'est pas de cette espèce de jeu qu'on laisse traîner sur une étagère après l'avoir bouclé. Cela n'arrive pas souvent à votre serviteur de sortir ce genre de conclusion toute faite mais pour le coup je n'ai rien de plus pertinent à dire que : vivement la suite.

Conclusion


Bayonetta est tout simplement le meilleur beat them all 3D qui soit (Guardian Heroes détient toujours la palme question 2D). Voilà, c'est dit. Jamais un titre du genre n'avait proposé un gameplay aussi riche et technique, offrant par la même une marge de progression énorme. En dépit de quelques redites et d'une dimension narrative totalement foutraque, Bayonetta est bien le chef d'oeuvre que nous voyions se dessiner depuis plusieurs mois. On voit mal quel autre titre du genre à venir l'année prochaine pourrait rivaliser d'inventivité avec la dernière production de Platinum Games. Un fabuleux moment de jeu vidéo qui prouve, si besoin était, que les studios nippons en ont encore sous le coude.



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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : methtical
Très bon
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Zanzax
Bof
Passé l'effet d'annonce, on déchante vite Outre le coté très répétitif et linéaire du jeu (pas de chemin alternatif, pas de multiple façon de se débarrasser d'un boss, monde bonus dénué d'interêt), c'est le concept même de notation lié à chaque niveau qui flingue le jeu. Explication : Plus on est bon et moins on utilise d'item, plus on gagne de point. Avec les points, on achète des items. SI on utilise des it suite ...
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