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Test Bayonetta 2 (Wii U) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 24 Octobre 2014 , Wii U

Les +

  • Gameplay toujours aussi riche et jouissif
  • Combats aériens épiques
  • L'Apothéose de l'Umbra
  • Encore plus de folie dans la mise en scène
  • Beaucoup plus de variété dans les environnements
  • Techniquement solide
  • Le mode coop' et le premier épisode en bonus

Les -

  • Aliasing prononcé
  • Les phases sous-marines sans intérêt
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
8.1

(38 votes)
Publiée le 13/10/2014 à 18:10, par Virgile

Vidéo-Test de Bayonetta 2 : ma sorcière bien-aimée

Sans prendre de risques mais avec une maîtrise qui force toujours autant l'admiration, Platinum Games nous livre une suite de haute volée.

Exclusivité Wii U, au grand dam des possesseurs de consoles concurrentes, Bayonetta 2 n'aurait probablement jamais vu le jour sans ce partenariat entre Platinum Games et Nintendo. Sans être un fiasco commercial, le premier volet ne s'était pas vendu à la hauteur des espérances et Sega n'aurait jamais signé pour une suite. Une suite que Platinum désirait ardemment, tout comme nous autres, admirateurs de la redoutable sorcière. Après une grosse quinzaine passée en sa délicieuse compagnie, l'heure est au verdict.

Il était une fois... une histoire imbitableRetour au sommaire
Bayonetta 2
Hideki Kamiya a beau avoir lâché le poste de réalisateur, il s'est malheureusement accroché à celui de scénariste. Certes, le bougre est un véritable esthète du game design, mais quand il s'agit de raconter une histoire il nous plonge dans un véritable chaos narratif à nous filer la migraine. Tout commence pourtant simplement : Jeanne et Bayonetta font leur shopping, des anges déboulent, une invocation tourne mal et voilà Jeanne arrachée à la vie terrestre et nouvelle locataire des enfers. Notre sorcière bien-aimée s'en va donc la sauver et, chemin faisant, se retrouve embarquée dans un conflit dont les enjeux dépassent de loin ceux du premier volet. Dit comme ça on pourrait penser : « en voilà une histoire toute bête ! ». Oui, mais racontée avec les pieds, les enfants !

Mais comme on s'en fiche un peu, pour ne pas dire royalement, nous n'en tiendrons pas trop rigueur au studio. Car l'essentiel est ailleurs. Je vous le donne en mille : le gameplay, mes amis. Le premier épisode avait tapé tellement fort, enterrant toute concurrence pour les dix années à venir, que le surpasser en inventivité était un défi en soi. Nous attendions donc avec impatience de découvrir ce que les têtes brûlées de Platinum Games allaient bien pouvoir nous concocter. Et bien, autant l'admettre tout de suite, la surprise n'est pas à la hauteur de nos rêves les plus mouillés.

Notre Vidéo-Test de cette petite merveille



L'Apothéose d'un gameplayRetour au sommaire
Bayonetta 2
Pour faire simple, en dehors d'un nouveau pouvoir baptisé L'Apothéose de l'Umbra, les mécaniques sur lesquelles repose ce second volet sont strictement les mêmes que celles de son prédécesseur. Nous espérions secrètement que le jeu nous dévoile d'autres possibilités au fil de la progression, mais non, Platinum Games n'a pas souhaité en rajouter une couche. On peut le comprendre, dans la mesure où le système de jeu hérité du premier épisode était déjà d'une sophistication extrême. Et comme le mieux est souvent l'ennemi du bien, peut-être valait-il mieux n'en point trop rajouter.

On retrouve donc ce gameplay d'orfèvre - presque - tel que nous l'avions laissé. L'architecture des combos sollicite pieds et poings, équipés de diverses armes dévastatrices, et le nombre d'embranchements donne toujours autant le vertige. D'autant qu'il est toujours possible d'apporter un grand nombre de variantes en cassant le tempo de certains enchaînements. A cela s'ajoute tout un panel de techniques aux manipulations variées, enrichissant les combos pour peu que l'on se montre inventif. Maîtriser un tel système de combat sur le bout des doigts demandera donc toujours autant d'abnégation et de dextérité. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle on reviendra se frotter aux hordes de créatures célestes et démoniaques se dressant sur le chemin de la belle. La courbe de progression est énorme et le plaisir éprouvé dans l'expérimentation de nouvelles combinaisons de coups ne l'est pas moins.

Bayonetta 2
Comme nous l'évoquions plus haut, le versant offensif du répertoire de Bayonetta s'est enrichi d'une nouvelle possibilité : L'Apothéose de l'Umbra. Puisant dans la jauge de magie, elle libère toute la puissance dévastatrice de notre sorcière. Chaque coup délivré adopte les proportions gigantesques habituellement réservées aux attaques concluant la plupart des combos. Bien évidemment, les dégâts s'en trouvent décuplés et l'on aura à coeur d'optimiser au maximum son utilisation. Son recours est d'ailleurs assez fréquent, de sorte qu'on pourra avoir l'impression, au moins les premières heures de jeu, qu'elle nous facilite grandement la tâche. Mais la mise en jambes passée, qu'on se rassure, le ton se durcit.

Pour autant, l'expédition punitive menée par la redoutable sorcière nous a semblé moins corsée que celle du premier opus. Est-ce l'expérience acquise sur ce dernier qui a fait la différence ? Peut-être bien. Toujours est-il que les esquives au dernier instant, déclenchant le fameux Witch Time, nous ont paru sortir avec plus d'aisance et, d'une manière générale, le défi proposé par cette suite, plus abordable. Ceci étant, les adeptes du scoring et autres complétistes soucieux d'acquérir toutes les techniques et accessoires de la boutique de Rodin auront encore du pain sur la planche pour en voir le bout.

On pondérera cependant ce constat en ouvrant une petite parenthèse sur les boss. Les morts successives sont en effet bien souvent la règle. Peut-être plus encore que dans le premier opus. Leurs comportements reposent sur des pattern d'attaques variés et meurtriers, tandis que l'intensité des affrontements grimpe par paliers. Face à certains d'entre-eux, l'efficacité du Witch Time se révèle extrêmement limitée ; il faudra y aller par petits assauts chronométrés pour entamer leur jauge de vie et, surtout, engranger assez de puissance magique pour déclencher L'Apothéose de l'Umbra, auquel le recours est ici essentiel.

Bayonetta 2
Et pour donner encore un peu plus de grandiloquence et d'enjeu à ces climax de l'aventure, Platinum Games n'a pas lésiné sur les effets de mise en scène. A plusieurs reprises, les duels migrent en effet vers les cieux, la sorcière déployant alors de superbes ailes de corbeaux pour être à la hauteur de son adversaire (blague). Si l'appréciation des distances n'est pas toujours évidente dans ce genre de situation, le spectacle n'en est pas moins grisant. Surtout lorsque le théâtre du combat est en proie aux flammes, à la foudre, voire à un véritable cataclysme aux proportions bibliques. Plus encore que dans le premier volet, Platinum Games s'est laissé aller à son penchant pour la démesure et le résultat est franchement réussi. On ne peut malheureusement pas en dire autant des affrontements sous-marins, autre nouveauté de cette suite. Nous ne leur avons pas trouvé grand intérêt, d'autant que, visuellement, le rendu est souvent assez terne et manque clairement de folie.

C'est peut-être d'ailleurs le seul véritable échec de Platinum Games dans sa volonté d'apporter un peu plus de variété aux environnements de cette suite. Bayonetta peinait un peu à se renouveler de ce point de vue-là et sa suite rectifie le tir en nous ouvrant les portes de l'Enfer. Elle rompt ainsi avec la relative monotonie visuelle du premier épisode en dépeignant un territoire infernal aux teintes saturées et à la topographie torturée et mouvante. Le tout est superbement mis en forme par une réalisation d'excellente tenue, bien qu'entachée d'un aliasing assez prononcé. Ceci étant, la fluidité exemplaire du titre, avec ses soixante images par seconde, est un véritable bonheur à l'heure où nombre de productions next-gen plafonnent à trente.

Un coup d'oeil sur le gameplay



Quand y'en a plus, y'en a encore !Retour au sommaire


Bayonetta 2
Enfin on se réjouira de deux sympathiques bonus étoffant une offre ludique déjà énorme. Tout d'abord, Platinum Games a eu la bonne idée d'enrichir cette suite d'un mode multijoueurs là où l'épisode précédent misait tout sur la replay value de son aventure solitaire. Ça n'est certes pas le mode le plus original de l'année, mais il y a tout de même de quoi faire et, surtout, un véritable intérêt à le faire. Ainsi, au fil de la progression en solo, nos succès sont récompensés par des cartes de tarot symbolisant des types d'ennemis à retrouver au sein de ce mode multijoueurs.

Après avoir déniché un rival en ligne ou invité un ami, il s'agit alors de miser un certain nombre d'anneaux sur son succès pour empocher le jackpot en cas de victoire. Seulement, plus la mise est importante, plus le challenge est corsé. A savoir que, non seulement les ennemis deviennent plus costauds et résistants, mais en plus notre jauge de vie peut s'épuiser en à peine trois coups encaissés. Si l'issue du combat nous est favorable, nos finances peuvent s'en trouver confortablement améliorées. De quoi tranquillement dépouiller Rodin de tous ses trésors.

Et puis il y a évidemment le premier volet joliment dépoussiéré et accompagnant son successeur dans son édition spéciale (et compte tenu de son prix, aucune raison de ne pas faire le choix de cette dernière). Oh, rien de transcendant bien sûr, mais pour un possesseur de Wii U qui n'aurait jamais eu l'occasion de découvrir ce titre ayant mis toute concurrence KO au moment de sa sortie, l'initiative est à saluer.

Platinum Games s'avançait en terrain conquis et assied à nouveau sa domination sur le genre du beat them all. Evidemment, l'immense surprise offerte par le premier opus est passée et espérer que le studio délivrerait la même gifle supersonique tenait du rêve un peu fou. C'est donc sans bouleverser le moins du monde le système de jeu hérité de son prédécesseur et avec la même maestria que Bayonetta 2 nous a vissés à notre écran. Corrigeant les rares petites tares de son aîné, ce deuxième chapitre nous fait surtout le plaisir de varier un peu plus ses environnements, d'insuffler encore plus de démesure aux boss-fights ou encore d'introduire une nouvelle mécanique de jeu modifiant sensiblement la physionomie de ces derniers. Pour couronner le tout, le studio nous offre l'opportunité de partager les plaisirs dispensés par son fantastique système de jeu avec un ami, mais aussi de redécouvrir le premier volet en guise de bonus. Vous avez une Wii U ou projetez d'en acquérir une ? Passez à côté de ce bijou et la disgrâce s'abattra sur vous et votre lignée pour les générations à venir !

Bayonetta 2
Bayonetta 2

Bayonetta 2

Bayonetta 2
Bayonetta 2
Bayonetta 2

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
N'importe quoi Simple. Prends des cliches a la mode vendeurs, rajoute des nichons et des culs, surexploite tout de a a z, et voila ce truc. A vomir.
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