Test de Battlefield 3 Close Quarters, un DLC qui a du mordant
Efficace quoique peu original et surtout bien trop cher, le DLC Close Quarters sera un petit plaisir coupable.
Le toujours très populaire Battlefield 3 voit la seconde des cinq extensions multijoueurs prévues débarquer sur PC et consoles. Close Quarters, c’est dix armes et quatre cartes complètement dédiées au corps à corps, au bourrinage sommaire et à la puterie la plus crasse. Et ça ne plaira pas à tout le monde.
Close Quarters fait donc la part belle aux combats entre quatre yeux, où le fusil à pompe est roi et où chaque impact de balle transforme une bête paroi en meurtrière potentielle. C’est nerveux, c’est violent et ça ne s’arrête jamais : contrairement aux grandes cartes de l’original, où le travail d’équipe s’exprime de manière évidente, il s’agira plus ici de faire sa loi en solitaire. Même si le travail d’escouade paie un minimum, notamment grâce au revive du medic, on aura fortement tendance à rusher dans son coin armé d’un 870MCS.
Les quatre nouvelles maps sont jolies, variées et bien construites quoique très resserrées : DICE a du coup eu bien du mal à assurer des respawns safes. Il n’est donc pas rare de se faire tuer instantanément par un petit malin ayant cerné le spawn cycle ou même un ennemi apparu au même endroit au même moment. Frustrant voire rédhibitoire lorsque l’on est habitué aux possibilités de BF3 : c’est trop souvent le bordel, les zones clés étant trop régulièrement visées par les spammeurs de grenades, de M320 voire de roquettes et de mortiers. Il suffira heureusement de filtrer les serveurs pour trouver un compromis jouable sereinement, et ainsi profiter de la haute destructibilité de ces nouveaux lieux. Merci le Frosbite Engine 2.
Comme cela est courant dans les récents Call Of Duty, le nouveau mode Conquête en Domination implique des points de respawn tournant en fonction de la physionomie de la partie. S’il s’agit bien de l’équivalent du Domination du concurrent (3 points à capturer et défendre), DICE n’a pas eu le touché d’Infinity Ward ou de Treyarch pour faire tourner les zones de réapparition. Complètement brouillon au delà de 16 joueurs, le mode reste ceci dit parfaitement jouable à 8 contre 8 ou moins : une aubaine sur consoles, nettement moins sur PC même si cela a le mérite de changer du très aéré 32 vs 32 et ses cartes gigantesques.
L’autre « nouveauté » est le Gun Master, resucée du Gun Game de Counter Strike et dont l’efficacité n’est plus à prouver. On change d’arme tous les deux frags, le but étant d’atteindre le niveau 17 en premier. C’est franchement épuisant, mais carrément jouissif lorsque l’on joue dans le carré de tête, la peur de voir nos ennemis nous coiffer sur le fil devenant alors un pourvoyeur d’adrénaline assez intestable. Pas de quoi y passer les six prochains mois, mais parfait dans le cadre « d’une petite partie de temps en temps », comme l'ensemble du DLC d'ailleurs. Sans révolutionner BF3, Close Quarters lui apporte quand même un nouveau souffle dont se délecteront les plus bourrins, et eux seuls.









T'as de beaux feux tu saisRetour au sommaire


100% efficacité, 0% originalitéRetour au sommaire

L’autre « nouveauté » est le Gun Master, resucée du Gun Game de Counter Strike et dont l’efficacité n’est plus à prouver. On change d’arme tous les deux frags, le but étant d’atteindre le niveau 17 en premier. C’est franchement épuisant, mais carrément jouissif lorsque l’on joue dans le carré de tête, la peur de voir nos ennemis nous coiffer sur le fil devenant alors un pourvoyeur d’adrénaline assez intestable. Pas de quoi y passer les six prochains mois, mais parfait dans le cadre « d’une petite partie de temps en temps », comme l'ensemble du DLC d'ailleurs. Sans révolutionner BF3, Close Quarters lui apporte quand même un nouveau souffle dont se délecteront les plus bourrins, et eux seuls.
ConclusionRetour au sommaire
Taillée pour les transfuges de Call Of Duty habitués à raquer fort pour jouer, cette extension tient relativement bien sa promesse : les cartes sont belles, destructibles et les affrontements on ne peut plus nerveux et intenses. Reste qu’à quinze euros les quatre cartes minuscules et les deux modes repris de la concurrence, difficile de pardonner les gros problèmes de respawn qui pourrissent l’expérience de jeu au-delà du 8 vs 8. Avec Close Quarters, Battlefield 3 ajoute ceci dit une nouvelle corde à son arc : les BF players traditionnels s’en passeront volontiers tandis que les joueurs lassés par les maps du jeu de base pourraient y voir là l’occasion de revenir sur le meilleur FPS multi de ces dernières années. On vous conseille dans tous les cas d’attendre une éventuelle baisse de prix, certes rendue compliquée par l’abonnement Premium mis en place par EA mais souhaitable pour profiter du DLC sans se voir pousser des ailes (de pigeon).








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