Battlefield arrive pour la troisième fois sur consoles avec un épisode uniquement disponible en téléchargement et vendu entre 12 et 15 € (moins cher sur Playstation 3). Dépourvu de campagne solo, et un peu chiche en possibilités, comment ce nouveau FPS typé Seconde Guerre Mondiale arrive-t-il à tirer son épingle du jeu ?
Trois cartes, trois classes, un seul mode de jeu
Trois cartes, trois classes, un seul mode de jeu non paramétrable, on peut dire qu'
EA nous donne le strict minimum avec ce Battlefield 1943. Le titre qui nous est présenté ici est une sorte de BF 1942 en version
light, DICE s'étant contenté d'appliquer telle quelle la recette de son aîné pour un résultat, nous allons le voir, tout à fait satisfaisant. Passé le tutoriel complet à défaut d'être passionnant, nous voilà directement plongés dans
l'enfer de la guerre du Pacifique, sans malheureusement pouvoir choisir son serveur, sa carte ou même son camp (américain ou japonais). Ce que le jeu perd en profondeur, il le gagne sans doute en accessibilité. Reste qu'on aurait aimé un peu plus de contrôle sur l'ensemble...
Battlefield 1943 - Guadalcanal
La capture de drapeaux est au centre du gameplay du jeu. Que vous soyez fusilier (semi-automatique et lance-grenades), sniper (mines) ou fantassin (fusil automatique et bazooka), votre but sera en effet de capturer et protéger les sites importants (5 par carte) pour faire descendre une jauge adverse. Le camp qui réussit à vider la jauge de l'ennemi gagne la manche. Simple et classique, ce système s'avère pourtant idéal ici, grâce à deux facteurs, d'une importance capitale, ayant bénéficié d'un soin tout particulier ici : les cartes et le
gameplay.
Partir à découvert à l'opposé de vos alliés est rarement payant
Les trois
maps proposées sont, comme toujours dans la série,
de pures merveilles en termes de construction et de design. Le relief y est parfaitement bien dosé et les cachettes et recoins abondent, permettant à tout un chacun d'exprimer son style de jeu comme il le souhaite. « Rusher » entre les fourrés ou alors « camper » à l'autre bout de l'action seront en effet bien possible, les différents environnements étant d'une taille suffisamment grande pour que tout le monde y trouve son compte. On appréciera notamment
la variété des situations proposées à l'intérieur de ces vastes lieux, les corniches surplombant certaines zones étant aussi meurtrières pour les assaillants que faciles à viser pour un tireur d'élite bien planqué.
Les véhicules n'ont évidemment pas été oubliés : chars mobiles, jeeps, bateau de transport ou encore avions de chasse devront faire attention aux décors escarpés et autres DCA qui fleurissent aux endroits stratégiques.
Le sentiment de participer à un « vrai » conflit est réel, même à 12 contre 12, tant les sensations offertes par le jeu sont bonnes. La conduite (sauf pour les avions, nettement plus techniques à contrôler) est assez simple, les commandes répondent bien et l'attente n'est pas trop longue entre chaque mort.
L'action se coupe rarement, sauf peut-être à Wake Island, où il est possible de devoir marcher quelques minutes sans rien faire si aucun véhicule n'est disponible.
Les sensations de jeu sont simplement excellentes, et les situations très variées malgré le faible nombre de cartes
Reprenant le schéma classique des
FPS sur console, la jouabilité de ce 1943 est à peu près irréprochable. Le radar affiche les ennemis aperçus par vous-même ou vos coéquipiers, vous permettant de rapidement cerner la menace la plus directe.
Les plus silencieux réussiront donc aisément à s'infiltrer chez l'ennemi, pouvant ainsi causer de gros dommages sans être inquiétés. Le corps à corps (Y ou triangle) est d'ailleurs toujours aussi efficace ! Autant de raisons de maintenir votre concentration à un rang élevé, et de toujours scruter le moindre mouvement à l'écran, sous peine de mourir bêtement sous les balles ennemies. Partir à découvert à l'opposé de vos alliés est rarement payant :
Battlefield est, même si c'est un peu moins vrai dans cet épisode, un jeu d'équipe.
Il n'est pas rare de finir les parties sur des terrains complètement rasés
Le cadre des niveaux (Guadalcanal, Iwo Jima et Wake Island), très exotique, est le prétexte à de nombreux effets de couleurs et de lumière rendant parfaitement honneur au moteur de Battlefield Bad Company, sorti l'année dernière.
La plupart des décors (naturels y compris) sont destructibles, et il n'est pas rare de finir les parties sur des terrains complètement rasés, donc plus adaptés aux
snipers.
La profondeur de champ est dans l'ensemble plutôt bonne, même si certains décors ont la fâcheuse tendance à s'afficher un peu tardivement.
Battlefield 1943 - Iwo Jima
Malheureusement, tout n'est pas aussi idéal techniquement. Outre cet affichage tardif,
l'aliasing est très présent et le jeu ne rivalise pas avec les ténors du genre en termes de modélisation. Un mot sur les collisions, surtout entre véhicules, particulièrement mal gérées et frustrantes dans le feu de l'action. D'un autre côté, le design sonore des armes et des explosions est plutôt bien réalisé, permettant instantanément de se repérer dans le bordel ambiant.
Des voix (en français) viennent qui plus est vous prévenir en cas de danger imminent (grenade, char, ennemis). Un plus indéniable pour qui n'a pas forcément le temps de regarder le radar.
Conclusion
Chiche en contenu et techniquement très limite, ce Battlefield réussit le tour de force de nous scotcher au
pad de très longues heures durant.
Son gameplay varié, nerveux, efficace et équilibré se marie superbement avec les trois cartes parfaitement bien construites (en attendant la quatrième, orientée vers le combat aérien) et avec un design sonore des plus réussis.
Pour environ une quinzaine d'euros, Battlefield 1943 est le titre idéal pour faire la guerre pour de faux, même si on subodore déjà l'arrivée imminente de contenu téléchargeable qui devrait largement corser l'addition au final.
Un titre à posséder cet été.

Gameplay varié, équilibré et immersif

Taille et construction des cartes

Entre 13 et 15 €

Accessible et technique à la fois

Très peu de lags

Décors destructibles

Affichage un peu tardif

Aliasing très prononcé

Contenu limité et peu paramétrable

Problèmes de collisions fréquents
Publié le Lundi 13 Juillet 2009 par Maxence