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Test Animal Crossing : New Leaf (Nintendo 3DS) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 14 Juin 2013 , Nintendo 3DS

Les +

  • Durée de vie du jeu
  • Graphismes plutôt sympathiques
  • Temps réel (pour les jeunes joueurs)
  • Personnalisation de la ville

Les -

  • Gestion de l'argent
  • Temps réel (pour les plus chevronnés)
  • Redondance des missions
  • Manque de missions municipales
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
9.2

(1808 votes)
Publiée le 07/06/2013 à 10:06, par Pauline

Test d'Animal Crossing : New Leaf, les animaux, Nintendo et ta maire

Largement attendu après son succès fulgurant au Japon, New Leaf débarque enfin chez nous. L’occasion de voir si ce titre mérite cet engouement ou s’il se repose confortablement sur le succès de ses prédécesseurs.

C'est bien connu : les animaux sont nos amis. C’est reparti pour un tour avec ce nouveau titre de la franchise Animal Forest/Animal Crossing, qui s’installe cette fois sur la console portable de Nintendo. Le jeu a séduit le public japonais grâce à son aspect communautaire, en faisant le meilleur lancement sur 3DS de la fin d'année 2012. Ici, on s’intéressera à l’essence même du jeu, afin de voir si ce New Leaf a réussi à se démarquer de ses petits copains sortis sur Wii, DS et autre Game Cube ou s’il surfe tranquillement sur le succès de la franchise.

Une recette connue mais qui marcheRetour au sommaire
Animal Crossing : New Leaf, comme ses prédécesseurs, a cette particularité d’être un jeu à la durée de vie incroyable sans avoir pour autant une histoire précise. Au moins, on ne se prend pas la tête avec une quelconque quête ou mission ancrée dans un contexte alambiqué. L'aventure commence dans un train, où le joueur définit le genre de son personnage, son nom et l’endroit où il se rend. Arrivé sur place, il est accueilli par une bande de joyeux lurons qui le promeut directement maire de la ville. Tout s’enchaîne alors très vite pour notre petit bonhomme fraîchement débarqué.

Animal Crossing : New Leaf
Côté graphisme, pas besoin de tourner en rond : il s’agit d’une Nintendo-touch pure et dure. Rien de très recherché, on retrouve le côté géométrique dans le visage des personnages, le design des expressions typique de Big N et le même aspect kawaii-cute des protagonistes. Pour les plus sceptiques, le design de la ville est plutôt agréable à regarder et les textures sont réussies, notamment celles de l’herbe, de l’eau et du sable. La météo fait aussi sa capricieuse : on pourra très bien avoir un temps ensoleillé un jour et se retrouver sous une pluie diluvienne le lendemain. Les saisons sont aussi marquées et l’on célébrera aussi bien le solstice d’été que Noël sous la neige.

Comme à son habitude, le titre se joue en temps réel et quand il est 18h à votre montre, il est 18h dans le jeu. Ce qui a autant d’inconvénients que de qualités. Pour commencer avec le sujet qui fâche, le gros souci du temps réel concernera surtout les joueurs plus âgés et adeptes du farming. Son aspect « bouffeur de temps libre » incitera à pratiquer la technique du « sauvegarder/quitter/relancer la partie puis changer la date et l’heure du jeu » afin d’avancer plus rapidement dans sa progression. Pour des joueurs plus jeunes, l’intérêt se trouve dans le côté régulier de l'épopée, avec des heures de coucher, de fermeture des magasins et même dans les petits conseils promulgués par les personnages (« ne joue pas trop longtemps », etc.)

Animal Crossing
Divers évènements se profilent en fonction des jours. Ainsi, on verra se promener dans notre ville quelques vendeurs ambulants lors de jours précis (une décoratrice d’intérieure un peu exotique, une vendeuse de navets, un marchand d’art…). De même, des activités mensuelles sont organisées comme un safari à la recherche du plus bel insecte, par exemple. Des évènements plus ponctuels et éphémères se déroulent en fonction de la date et plus ou moins régulièrement : l’anniversaire d’un habitant, des fêtes, des réductions en magasin, l’emménagement d’un nouveau personnage… Tout ça, afin de casser le côté répétitif du jeu lequel reste cependant basé sur la même mécanique de gameplay.

Le maire est mort, vive le maire !Retour au sommaire
L’intérêt de ce New Leaf réside principalement dans le fait que le joueur incarne le maire de la ville. Pas de vote ou autre suffrage, cela arrive tout à fait par hasard, un peu comme un « je me trouvais à tel endroit au bon moment ». Tout se débloque très vite pour le personnage alors incarné, propulsé comme élu de la ville. Il est pris en charge par son assistante, Marie, qui fera office de guide tout au long de l’aventure à défaut de didacticiel : tout s’apprend sur le tas. Les différentes fonctions sont alors détaillées et correctement expliquées. La responsabilité principale de cette fonction est donc de permettre l’essor de la ville et cela constituera le fer de lance du jeu. La simulation de vie communautaire commence ici.

Animal Crossing : New Leaf
Dans un premier temps, et comme tout élu fraîchement arrivé sur son siège de cuir, il faut savoir gagner la confiance des habitants. À l’image d’une « campagne », le joueur devra alors gagner la satisfaction complète de ses habitants et atteindre les 100% de retours positifs à son égard. Ne pas y arriver équivaut à ne pas débloquer les autres fonctions du maire, il est donc impératif d’aller à la rencontre de ses voisins et de réaliser certaines tâches montrant son implication dans la ville (à titre d’exemple, prendre soin des plantes et nettoyer les détritus sont plutôt bien vus par les compatriotes de notre newbie de maire.) Cultiver la proximité avec ses administrés, en discutant avec eux, en leur écrivant, en les aidant au quotidien, en les invitant et en répondant à leurs invitations permet d’obtenir une réputation positive.

Une fois ce barème des 100% atteint, des nouvelles missions sont alors disponibles en tant que maire. Elles sont au nombre de deux : les travaux publics et les arrêtés municipaux. Cela peut paraître peu, mais vu le temps qu’il faut pour atteindre les objectifs de ces deux nouvelles tâches, il n’en faudrait pas trop. On aurait pu pourtant attendre d’un tel statut d’avoir plus de responsabilités ou de possibilités pour gérer la ville. Les travaux publics permettent l’extension de la ville, avec de nouveaux bâtiments et infrastructures. Les arrêtés municipaux allouent notre élu à prendre des décisions impactant sur le fonctionnement même de la communauté (l’économie, le paysage urbain, etc.). Marie, l’assistante, permet de connaître les attentes du conseil municipal, l’indice de satisfaction général mais aussi de régler les problèmes de voisinage (si le maire ne va pas directement mettre son nez dans l’histoire).

Animal Crossing
Pour des joueurs plus âgés ou habitués à ce genre de titre, les mécaniques de réussite se trouveront tout de suite, les réflexes de jeu se prennent très rapidement et presque intuitivement grâce à un gameplay ultra-simple et accessible. Ce qui n’enlève cependant pas de son intérêt au bébé de Nintendo. Par contre, pour des jeunes joueurs, l’aspect de sociabilisation et de responsabilisation est une approche intéressante. On implique aussi le fait de savoir prendre des décisions et de les assumer, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Money, money, money ♫Retour au sommaire
Le nerf de la guerre dans cet Animal Crossing : New Leaf, c’est l’argent. Comptée en clochettes, la gestion de celui-ci constitue le vrai point noir du jeu. Les moyens de gagner de l’argent sont extrêmement réduits et peuvent se faire très vite lassants. Chaque ressource de la carte est une source de revenus mais on se limite à la pêche, à la collecte de coquillages, à la cueillette de fruits et à la revente d’objets acquis soit comme récompense soit déterrés. Et au vu des sommes parfois astronomiques demandées pour réaliser les travaux de la ville, il y a de quoi en cueillir des pommes. La revente se fait via les deux magasins de la ville : une espèce de dépôt-vente et un magasin fait de bric et de broc ; les deux ne pratiquant pas les mêmes prix. Le mieux reste d’aller faire ses petites emplettes au dépôt-vente : en plus d’être un mouton rose et gentil, Lisette propose des prix honnêtes.

Animal Crossing : New Leaf
Là où cette gestion de l’argent est franchement éreintante, c’est quand on constate les montants prévus pour les travaux. Il faut déjà préciser que l’on commence le jeu endetté. Il est obligatoire de faire construire une maison, mais Nook l’entrepreneur demandera alors un premier acompte de 10 000 clochettes puis pas loin de 39 000 clochettes à rembourser de manière tout à fait libre (pour une maison d’une seule pièce). Pour ma part, il n’a jamais vu la couleur de mes clochettes. Le côté très capitaliste du jeu est un poil dérangeant. Jouer l’endetté… à quand l’Animal Crossing : Wood Trader… ?

Toute ironie mise de côté, il est bon de préciser qu’il est rare de trouver des objets permettant une rentrée d’argent significative : des pierres précieuses à extraire d’une roche, quelques fossiles, quelques insectes et poissons extraordinaires peuvent fournir un prix de revente intéressant. Encore faut-il les trouver !

Les arrêtés municipaux demandent pas moins de 20 000 clochettes de frais de dossier pour être pris en charge. Il est heureusement possible de les abroger gratuitement. Un seul arrêté à la fois peut être en vigueur, ce qui implique donc qu’il faudra à nouveau allonger 20 000 clochettes pour en choisir un autre. Et si cet arrêté ne convient pas ? Allez cueillir des pommes.

Pour les travaux publics, on effleure des plafonds de dépense incroyables avec plusieurs dizaines et centaines de milliers de clochettes pour un projet. Ces travaux sont censés être réalisés grâce à des dons des habitants de la ville mais Marie, l’assistante, mettra le joueur dans le bain tout de suite : il vaut mieux mettre de sa poche. Les dons fluctuent en fonction de l’indice de satisfaction des administrés, mais réunir plus de 260 000 clochettes seul, c’est du boulot. Il aurait été plutôt agréable d’avoir la possibilité d’exercer un métier ou d’avoir une vraie source de revenus afin de pouvoir débloquer un peu l’évolution de la ville.

Animal Crossing
On retrouve alors un côté farming très important qui plaira aussi bien aux acharnés qu’aux collectionneurs. Que ce soit donc pour les opportunités qu’offre la ville avec le jardinage, les collections diverses du musée à remplir ou l’expansion de la cité, mais aussi pour le joueur avec cette fois la collection d’objets et la décoration d’intérieur. Car le titre promet de quelques possibilités de personnalisation.

Ma ville, ma batailleRetour au sommaire
La ville se devant de correspondre un minimum à nos envies, il est donc tout à fait possible d’aller mettre son grain de sel dans l’histoire. Attention, il faut tout de même nuancer : ici, la personnalisation reste très minime comparée à un SimCity. Mais les quelques détails sur lesquels on peut s’attarder, afin d’imposer son style à la ville fraîchement découverte, ont leur charme. Tout d’abord, on pourra choisir le nom de la ville (votre humble rédactrice ayant appelé sa municipalité… Powney), ainsi que son drapeau parmi un choix de motifs prédéfinis ou à télécharger. Et à Powney, un beau fanion rose avec une rose rouge flotte fièrement dans la brise. La configuration de la ville est elle aussi prédéfinie mais il sera tout à fait possible au joueur de la redessiner par la suite. Les aménagements et différents travaux sont eux aussi pensés par le joueur. La cité possédant un hymne, il est envisageable de créer son propre chant patriotique qui sonnera toutes les heures. A Powney, Howard Shore peut se faire du souci, car ça déboite.

Animal Crossing : New Leaf
Pour le joueur, le personnage est prédéfini mais son look vestimentaire est tout à fait modifiable grâce à l’achat de nouveaux accessoires dans une boutique de mode ou aux cadeaux faits par les habitants de la ville. La maison du petit maire peut aussi être complètement revue : de la toiture à la terrasse, aux pièces supplémentaires, en passant par la clôture et le style des murs, tout - impliquant le pécule adéquat - est possible. De même, vos petits administrés apportant un soin particulier à leur décoration d’intérieur, les meubles, accessoires et décorations sont très nombreux afin d’apporter une touche personnelle à son petit chez soi. Grâce au StreetPass, il est d’ailleurs possible de montrer sa maison aux autres joueurs, via l’Académie des Joyeux Décorateurs et ainsi recevoir des points. Une esthéticienne est également disponible, comme dans les autres titres de la franchise, mais pas forcément d'emblée : les commerçants s’installant aussi au fur et à mesure du jeu.

Enfin, concernant les habitants de la ville, eux aussi bénéficient d’une certaine personnalisation. Ils demanderont régulièrement un avis sur leur maison… ou sur eux-mêmes, leur style, leurs expressions. Pour celles-ci, ils requerront les idées et l’inspiration du joueur, ce qui peut donner des résultats plutôt comiques (une pensée émue pour le gros ourson Nathan, finissant désormais ses phrases par « Fuuuuuck ! » ou Rudy, le petit singe glissant un « ta mère ! » dès qu’il le peut).

Animal Crossing
Ces PNJ restent cependant assez indépendants dans leurs interactions. Ils ont un caractère et une manière d’être qui sont propres à chacun. De même, on note une vraie évolution durant le jeu car ceux-ci se souviennent d’actions ou de discussion et sont très réactifs. Aussi, outre l’idée de proximité précédemment évoquée, ces personnages apporteront des conseils, des ragots et des informations sur les autres habitants. Accompagnant le joueur tout au long de sa journée, ils proposeront des missions de livraison de colis, de courses à faire (leur apporter un fruit ou leur dégoter un meuble) et demanderont de l’aide pour des petits challenges de pêche ou de chasse d’insectes. De petites récompenses ponctueront ces missions.

Animal Crossing : New Leaf n’est clairement pas un excellent jeu ni même un jeu révolutionnaire. Malgré tout, la mayonnaise prend assez bien et le titre remplit son devoir correctement et de manière efficace. Avec son gameplay très accessible, il s’adresse principalement à un jeune public ou à un public de joueurs habitués flirtant avec la collectionite aigüe et la performance. On regrette cependant le manque cruel de diversification des missions et même d’un moyen plus aisé d’obtenir de l’argent afin de permettre de mener sa mission à bien, autrement qu’en cueillant inlassablement des pommes. La recette inchangée reste efficace pour de longues heures de jeu.

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
c cool c cool, c mignon, c bizzare et je suis entrin de devenir accro.
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
animal crossing : new leaf C'est un très bon jeu , d'abord parce que l'on peut vivre sa nouvelle petite vie de maire , Il est le meilleur opus de la saga animal crossing , le plus complet :on est désormais le maire de notre ville , on peut nager , on a un plus grand choix de vêtements et d'accessoires , il y a de beaux graphismes ,ainsi qu'une île dans lequel on peut y faire des jeux/activité suite ...
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