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Test Anarchy Reigns (PS3, Xbox 360) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 11 Janvier 2013 , PS3 , Xbox 360

Les +

  • Concept original
  • Action débridée
  • Multi super costaud
  • BO démoniaque
  • Pas bien cher

Les -

  • Souvent brouillon (caméra/lock)
  • Pas bien beau
  • Solo sans saveur
  • Pas d’écran partagé
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.0

(29 votes)
Publiée le 11/01/2013 à 14:01, par Maxence

Test d'Anarchy Reigns, un Platinum Games pour les intimes

Sans faire de bruit, Platinum innove dans le monde du Beat'em All en se frottant au multijoueur. Perfectible, mais efficace et jouissif.

Sorti l’été dernier au Japon, Anarchy Reigns n’a pas connu le succès escompté sur ses terres d’origines. Ce n’est paradoxalement pas une si mauvaise chose pour nous autres joueurs occidentaux qui bénéficions d’une arrivée certes tardive mais d’un tarif préférentiel grâce à ce flop nippon. Pas le plus attendu des Platinum Games, qui planche sur Metal Gear Rising et Bayonetta 2, Anarchy Reigns reste un beat’em all multijoueur curieux et jouissif qui mérite l’attention des amateurs du studio.

Je suis la tronçonneuse de JackRetour au sommaire
Anarchy Reigns
Il conviendra de vite oublier le solo d’Anarchy Reigns. Pas inutile dans l’absolu, puisqu’elle permet de se faire au gameplay du jeu tout en débloquant les personnages en vue du multijoueur, la campagne n’a ni l’ampleur ni la rythmique chirurgicale des précédentes productions Platinum Games. On y enchaine sans passion missions et boss dans des environnements semi-ouverts, à peine guidé par une trame narrative simpliste qui a au moins le mérite de se développer via une foultitude de cinématiques aux dialogues drôlement crus. Ces 2 x 3 heures de jeu à castagner du mob façon Dynasty Warriors, en compagnie du sémillant Jack de Madworld et de Léo, un officier qui semble tout droit sorti de Vanquish, ne servent finalement qu’à mettre en avant le casting varié et excentrique d’Anarchy Reigns.

Anarchy Reigns
Lourds, moyens ou légers, les personnages se jouent relativement de la même façon. Coups faibles à enchainer, coups forts dévastateurs mais plus lents, enchainements aériens et autres choppe constituent l’arsenal de base. Chacun dispose d’une arme ultime qui consomme une jauge à recharger en frappant ou en encaissant des coups mais surtout d’une réserve de Rage à activer pour être invincible et meurtrier pendant quelques secondes. Une fois enclenchée, la seule solution des ennemis reste la fuite, à moins que l’un de vos adversaires ne se décide à lancer également la sienne. S’en suit alors un combat de QTE qui verra le plus bourrin défoncer l’autre.

Vidéo-Test d'Anarchy Reigns



Heureusement, la garde et l’esquive fonctionnent plutôt bien. La première saute si elle encaisse trop d’impacts, forçant les joueurs à réagir en respectant les timings de contre-attaque pour prendre l’avantage. La seconde permet de ridiculiser les boutons mashers invétérés, puisque contrairement à beaucoup de jeux actuels, il est impossible dans Anarchy Reigns de casser ses animations d’attaque. On contourne l’idiot qui tabasse le vent et on l’allume impunément en riant de son manque de skill. Bourrin à souhait et très tourné vers l’offensive avec des combinaisons nombreuses et spectaculaires, le titre de Platinum Games n’en demeure pas moins suffisamment subtil pour que l’on ne s’en lasse pas de sitôt.

Let’s get ready to rumbleRetour au sommaire
Anarchy Reigns
Le gameplay d’Anarchy Reigns est donc à l’image de son univers : fun et un peu bordélique. Le revers de la médaille, c’est évidemment le manque flagrant de lisibilité lorsque l’action s’emballe, que huit joueurs multiplient les coups spéciaux au même endroit pour vider votre barre de vie en un clin d’œil. Flagrants en solo mais également gênants en ligne, les manquements du système de lock, semi-automatique ou manuel, sont beaucoup trop nombreux. La nervosité de l’action rend la demi-seconde nécessaire pour recaler la caméra dans le dos du héros suffisante pour se prendre un combo qui tache, alors même qu’il est impossible de cibler un ennemi que l’on sait présent mais que l’on ne voit pas à l’écran. Une faute d’ergonomie agaçante que l’on arrivera souvent à palier par une gymnastique des doigts aussi déplaisante que dispensable.

Anarchy Reigns
Il faudra mériter le fait de profiter du spectacle permanent de l’action sans en être la victime, et à ce titre certains personnages nous semblent plus indiqués que d’autres. Il nous a ainsi suffit de sélectionner le massif Garuda pour gagner instantanément nos parties en ligne : moins mobile mais très résistant et surtout ultra violent, le robot possède qui plus est une choppe craquée mettant au sol deux adversaires à la fois. Difficile pour le moment de dire si le casting est foncièrement déséquilibré, mais disons qu’il reste préférable de débuter avec un gabarit fort quel que soit le mode de jeu.

Le spectre du split screenRetour au sommaire
Anarchy Reigns
Anarchy Reigns, c’est pas moins de 11 modes de jeu différents en ligne. Beaucoup sont dédiés au versus, avec des affrontements en arène à 1 vs 1 façon jeu de baston, du deathmatch classique (4 vs 4), de la capture de drapeaux (4 vs 4 et 2 vs 2 vs 2), des possibilités d’attaque combinée en équipe (4 teams de 2 ou 2 vs 2) ou encore le chef de groupe à éliminer en priorité (4 vs 4). Évidemment, le plus bordélique reste le match à mort à 16, dans un environnement assez vaste dans lequel interviennent aléatoirement différents évènements particuliers (intervention de boss, trous noirs qui vous téléportent et autres bombardements d’avions). La bonne surprise se cache dans le mode football, sorte de Speedball à huit où il s’agit autant de faire des passes et de marquer des buts que de défourailler ses adversaires. Absolument imparable entre potes.

Anarchy Reigns
Vous l’aurez compris, Platinum s’est dépensé sans compter pour varier les modes et surtout adapter subtilement son gameplay canonique à chacun d’entre eux. Avec quatorze cartes et seize personnages (Bayonetta est en DLC gratos dans l’Edition Limitée), Anarchy Reigns ne se moque pas de ses joueurs malgré l’absence de jeu en écran partagé comme faute de goût ultime. Platinum avait les modes, les cartes et le gameplay pour assurer au jeu un avenir bien plus pérenne que celui de Sega, qui pourrait rapidement décider d’arrêter les serveurs du jeu en cas d’échec commercial. Ce ne sont pas les bots qui nous consoleront, même si l’option est sympathique dans le fond.

Ce n’est sans doute pas la technique qui a rendu l’opération impossible. Si on ressent indéniablement la patte du studio nippon dans le design et la réalisation du jeu, Anarchy Reigns ne bénéficie pourtant ni de la qualité technique ni de l’effort artistique propres aux précédentes productions de Platinum. Les textures sont ternes et baveuses, le tout est un peu flou et malgré de jolis effets spéciaux (explosions, particules), le beat’em all fait un peu pâle figure en cette fin de génération. Les esthètes se contenteront des jolies animations de transformation de nos héros ou de la bande son électro/hip hop/jazzy qui fait l’amour à nos tympans. Enfin, il suffit d’un détour par les options pour virer le doublage français ridicule au profit d’une VO efficace ou d’une VA (version américaine) too much à souhait.

Sans prétention, Anarchy Reigns réussit son pari plutôt osé et original de marier beat'em all et multijoueur avec panache. L'action devient parfois brouillonne et la réalisation vivote, mais le gameplay arrondi sur les angles et la variété du contenu en ligne destinent le dernier Platinum à un bon petit avenir en ligne. C'est curieusement en innovant qu'Anarchy Reigns nous renvoie dans le passé, à l'époque de God Hand, des joutes endiablées sur Dreamcast ou même des brawls sur N64 lors des interminables après-midi pluvieux. On se castagnait alors sans relâche pour le plaisir extatique de dominer, à quatre sur la même machine. Avec l'absence cruelle et dommageable de jeu en écran partagé, on ne peut que regretter que Platinum ne soit pas allé au bout de son concept, de cette madeleine de Proust qu'on te fait avaler à coups de gifles.

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.0
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : SPOON2008
Bof
pas trés beau et surtout saoulant à souhait,rien d'extraordinaire.A faire rapidement en solo,il n'y a rien de super accrocheur dans ce jeu.
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