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Test Amy (PS3, Xbox 360) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 11 Janvier 2012 , PS3 , Xbox 360

Les +

  • Amy/Lana, un lien fort
  • Gameplay stressant
  • Ambiance et bande son
  • Durée de vie confortable
  • Grande difficulté
  • Pas bien cher

Les -

  • Caméra capricieuse
  • Collisions ratées
  • Pas bien fluide
  • Fausse fin
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.6

(99 votes)
Publiée le 10/01/2012 à 16:01, par Maxence

Test d'Amy sur Playstation 3 : le retour du Survival à la française !

Disponible dès le 11 janvier 2012 sur Xbox 360 et Playstation 3 pour 9,99 €/800 Points Microsoft, Amy est un survival horror à télécharger d'urgence pour les amateurs du genre.

Amy marque le grand retour aux affaires de Paul Cuisset, le bonhomme derrière Flashback et Moto Racer. Un nom ronflant à la rescousse du genre survival horror, désespérément en quête d’un nouveau souffle après son âge d’or sur les précédentes générations de consoles. Projet indépendant d’envergure, Amy se sera fait désirer pendant près de six mois avant d’envahir Xbox Live et PSN : est-il prêt à prendre la relève d'Alone in the Dark ?

Quand Ico rencontre Silent HillRetour au sommaire
Amy
24 décembre 2035 : Lana emmène Amy, une petite fille autiste, loin du Centre Phoenix. Il faut dire que la petite recèle de pouvoirs mystiques que ces pourris de scientifiques, sans doute de lointains cousins d’Umbrella Corp, souhaitent tester à tout prix. Les demoiselles sont en route pour Silver City quand une étrange explosion défigure la cité américaine, désormais contaminée par un virus transformant en zombie agressif tout individu qui en respire les effluves. Lana n’est pas touchée, Amy non plus. Cela tombe bien, il s’agit dans le jeu d’incarner la première pour sauver les miches de la seconde, qui n’est néanmoins pas un si gros fardeau au final.

Amy
D’une, lorsque Lana tient Amy par la main (touche R1), celle-ci est protégée contre le virus, qui la dévore petit à petit lorsque la mutique gamine est laissée à distance. De quoi s’attacher à l’enfant (une sorte de jeune Dahlia Gillespie de Silent Hill), qui dispose par-dessus le marché de différents pouvoirs mystico-pratiques sur lesquels nous reviendrons plus loin. A la manière d’un certain Ico, le principe même du jeu tient en la collaboration entre ces deux personnages. Le lien émotionnel qui unit le couple féminin, symbolisé à l’écran par ces deux mains fixement attachées l’une à l’autre, est ici particulier puisque chacune dépend de l’autre pour survivre : une première dans le genre, pour un résultat d’une efficacité sans pareil en termes d’ambiance.

Gameplay #8 : chapitre 2



L’intérêt du jeu, en plus de proposer un univers réaliste légèrement futuriste superbement appuyé par une bande-son flippante à souhait, vient donc de cette complémentarité entre les deux personnages. L’interdépendance d’Amy et Lana régit le gameplay du jeu, partagé entre l'action (un peu) et l'exploration/énigme (beaucoup). Il s’agit d’avancer en utilisant les fonctions d’ordres sommaires - viens ici, reste là, appuie sur ce bouton, utilise tel pouvoir – pour déjouer tous les pièges disséminés dans les différents environnements, assez simples dans leur logique tout en nécessitant une certaine rigueur. Car Amy est difficile. Non que les énigmes soient particulièrement retorses, leur solution étant avant tout affaire de logique et d'observation ; le jeu met en fait sans arrêt la pression au joueur, désireux de ne jamais quitter la gamine mais contraint de le faire pour progresser.

Amy râle, nous voilà...Retour au sommaire
Amy
Il en résulte différentes situations en « temps limité », Lana ne pouvant durer bien longtemps sans son acolyte à moins de s’injecter quelque antidote ralentissant sa transformation, trouvé çà et là dans les niveaux. Le stress grandit à mesure que l’infection, visible en temps réel sur Lana comme sur les décors, gagne du terrain, nous conduisant bien souvent à agir dans la précipitation, et donc à mourir. Un seul ennemi peut qui plus est nous envoyer au tapis : Amy pousse à l’infiltration, avec ses armes de mêlée qui se détruisent après quelques coups et ses ennemis humains surentrainés qui nous tuent en une seule balle.

Amy
Aucune carte, aucune indication et aucun HUD : à l’ancienne, le jeu de Vector Cell exige du joueur une attention de tous les instants, sur la route à prendre ou encore l’attitude à adopter. On pourra ainsi préférer détourner l’attention des ennemis en déclenchant la sonnerie d’un téléphone pour ensuite se cacher dans un placard plutôt que d’assumer la confrontation directe, souvent fatale malgré la possibilité d'esquiver les coups. C’est là qu’intervient le premier pouvoir d’Amy, qui consiste en la création d’une bulle de silence dans laquelle le joueur pourra progresser sans se soucier de son allure. L’onde de choc est le second pouvoir : il sera utile pour repousser les ennemis en cas de lutte acharnée ou détruire quelque élément de décor éphémère pour avancer.

Amy est un jeu brillant lorsque tous ses éléments – infiltration, bande-son, mécanique d’énigme, soupçon d’action et transformation de l’univers sous l’effet de la contamination de Lana – se combinent, comme cela arrive plusieurs fois dans le jeu. La récompense suprême est évidemment la réussite de notre entreprise, dont les enjeux gagnent en complexité à mesure que progresse l’histoire. Sans doute soucieux de ne pas offrir une expérience trop courte, VectorCell a opté pour deux choix de design marqués mais compréhensibles de prime abord : l’absence de sauvegarde manuelle et l’éloignement extrême des checkpoints, qui forcent une nouvelle fois le joueur à progresser avec beaucoup de rigueur, en appréhendant les limites de son personnage et en calculant la part de risque de chaque échappée solitaire. La mention « point de passage » se mérite, bien souvent accueillie par un profond soupir de soulagement.

Du plaisir masochiste à la frustration...Retour au sommaire
Amy
Si l’immersion est sans faille et la progression par l’échec efficace dans la première moitié de l’aventure, Amy est malheureusement rapidement rattrapé par un certain nombre d’écueils techniques. L’on pardonne aisément le framerate douteux et les collisions improbables tant que la progression n’en est pas entachée, mais la frustration finit irrémédiablement, au chapitre 4 ou 5 (merci à Driftwood from Gamersyde !), par l’emporter. Mourir parce que l’autolock a merdé, que Lana est restée bloquée une seconde de trop sur un élément de décor ou que la caméra capricieuse a choisi le moment le plus critique pour nous imposer un de ces tumultueux et vomitifs mouvements, c’est trop. Surtout lorsque l’on doit se retaper dix minutes de par cœur pour revenir à l’endroit du désastre, Amy étant aussi linéaire que l'impose le genre.

Amy
On en vient du coup à cerner des problèmes relativement dérisoires au début de l’aventure, comme la propension d’Amy à bugger (elle est autiste, me direz-vous) lorsqu’on l’appelle à distance, la lenteur excessive de Lana dans tout ce qu’elle entreprend (pousser une caisse, monter à une échelle…) ou encore les animations trop hachées en combat. Le stress et la jouissance perverse éprouvés par la difficulté du jeu peuvent vite céder la place à la frustration et à l’énervement, au point de faire renoncer le plus motivé des joueurs à l'un ou l'autre des moments les plus tendus de l'aventure. La dernière déception vient de la conclusion de l'aventure, un peu rapide et qui appelle une suite : les 7/8 heures de jeu nécessaires pour boucler l'aventure ne sont pas en cause compte tenu du tarif demandé, mais on aurait quand même aimé un peu plus d'éclaircissements sur la conclusion de ce qui ressemble au premier chapitre d'une aventure bien plus large, dont on a certes hâte de connaitre la suite.

Malgré son ambition, Amy reste une production indépendante, et cela se voit. Sans être laid, le titre de VectorCell n'en met pas vraiment plein la vue, quelques effets visuels particuliers (le feu, notamment) accentuant même les micro-ralentissements que l'on ressent en permanence. Reste une direction artistique inspirée qui offre un cachet certain à des lieux relativement classiques pour le genre (la gare, le métro, les bureaux, le complexe médical), notamment dans la manière de les agencer et de les peupler. L'univers est très crédible et parfaitement bien utilisé par le gameplay, les fausses pistes étant autant d'occasions de mourir pour le joueur : le premier run est frustrant à souhait, mais récompense le joueur attentif, précautionneux ou tout simplement patient.

Malgré l'énorme frustration ressentie tout au long du jeu, notamment à cause des nombreux errements techniques et l'absence totale d'indice aidant la progression, Amy est un jeu très attachant. D'une part parce qu'il distille une ambiance unique bien appuyée par un gameplay qui pousse le joueur à se mettre sans cesse en danger, et d'autre part parce qu'il affirme à tout moment son appartenance à la caste des survival horror intransigeants, race que l'on croyait bel et bien disparue. En envoyant valdinguer l'idée préconçue selon laquelle les jeux vidéo actuels se doivent d'être accessibles, VectorCell nous renvoie à nos responsabilités de joueurs, nous obligeant à prendre de plus en plus de risques pour progresser. Aussi brillant qu'énervant, Amy est un achat indispensable pour tous les amateurs du genre, un titre de choix pour les gamers curieux et une fenêtre sur les productions indépendantes de demain, entre « petits jeux » mobiles et grosses machines AAA qui tâchent. Une vraie bulle d'air dans une industrie aussi clairement définie que celle du jeu vidéo.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Spooky54
Très bon
Le retour du survival horror par l'indépendant J'ai l'impression que beaucoup de gens (en pro, seul Maxence semble l'avoir compris) oublient que c'est un jeu indépendant. Un petit jeu qui coûte à peine 10 euros. Et pour ce qu'il est, je le trouve plutôt réussi! On parle d'un gameplay lourd: je me suis refait récemment RE5, la différence avec Amy? Quand Lana sprint, elle le fait vraiment. C'est grosso-merdo le même suite ...
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Bon jeu mais... ... non rien finalement !!! A l heure ou on nous vend des jeux ,a la réalisation désastreuse jouxtés d un gameplay douteux, a 60-70 EU l unité, et bien l amie AMY n a absolument pas a rougir de la comparaison avec ses contemporains... L ambiance y est, un vrai retour au survival avec un zeste de silent hill, on pardonne les "écueils techniques" et on souhaite voir l suite ...
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