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Test Amnesia : A Machine For Pigs (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Septembre 2013 , PC

Les +

  • Immersion totale
  • Très bien écrit
  • Ambiance travaillée
  • Esthétique sublime
  • Bande son parfaite

Les -

  • Pas de gameplay ou presque
  • Techniquement faiblard
  • Très court
  • Intrigue pas si originale
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.4

(32 votes)
Publiée le 12/09/2013 à 16:09, par Maxence

Test d'Amnesia : A Machine For Pigs sur PC

L'aventure horrifique a le vent en poupe sur PC. Après Outlast, Steam se dote avec le second Amnesia d'une oeuvre intéressante.

Gros carton du jeu indépendant depuis sa sortie fin 2010, Amnesia : The Dark Descent a ramené le Survival Horror sur le devant de la scène PC. Frictional Games a confié le développement de sa suite à The Chinese Room, jeune studio britannique ayant fait parler de lui avec le troublant Dear Esther. Amnesia : A Machine For Pigs s’est longuement fait attendre, mais a-t-il vraiment les épaules pour assumer l’engouement généré par la licence chez les joueurs PC ?

Les écorchés vifs, on en a des sévicesRetour au sommaire
Amnesia : A Machine For Pigs
Nouveau cadre, nouveau héros. AMFP nous place dans la peau d’Oswald Mandus, richissime industriel londonien à la recherche de ses enfants. Dans les tristes rues de la capitale anglaise, mais surtout dans les bas-fonds obscurs de sa propriété qui abritent l’immense abattoir qui a fait son succès, Oswald l’amnésique va se voir confronté à l’horreur brute. Fin XIXème, Londres l’industrielle n’est que rouages, pistons et fumée noire : une ambiance parfaitement bien rendue par The Chinese Room, dont le travail sur les décors, le soin sur la construction de chaque ensemble et le souci de réalisme esthétique témoignent d’un rapport maladif au cadre.

Amnesia : A Machine For Pigs
Personnage principal, l’abattoir se révélera plus âpre, plus rugueux à mesure que le joueur s’y enfonce. La bande-son ad-hoc, qui enchaîne de sinueuses symphonies orchestrales à d’imposantes « mélodies » mécaniques aux graves écrasantes et malsaines, accentue la claustrophobie de ces lieux habités par le vide. Maître suprême de cette pièce de théâtre en un seul acte, The Chinese Room ne laisse absolument rien au hasard tout au long de l’aventure. On perd du coup la tension générée par l’exploration parfois hasardeuse du manoir de Brennenburg, beaucoup plus ouvert et intimidant que cette suite de coursives, magnifique mais nettement plus facile à arpenter.

Un trailer à l'occasion de la précommande du jeu



Dirigiste, A Machine For Pigs se débarrasse surtout de toute forme de gameplay. Plus de jauge de folie ou de vie, pas de ressources lumineuses limitées, plus d’errements à l’envi dans de tortueux environnements : seules les énigmes, très simples, sont toujours là, tout comme les quelques manœuvres d’évitement et de fuite face à la présence ennemie. Dépourvu de toute possibilité offensive, le héros ne comptera que sur sa lampe à huile, désormais inépuisable, pour entretenir un semblant de rapport à la réalité matérielle.

La bête humaineRetour au sommaire
Amnesia : A Machine For Pigs
Malgré cette cure d’amaigrissement des mécaniques, l’ambiance délétère au possible déploie toute son efficacité à mesure que l’on s’enfonce dans cette bête humaine repoussante et attirante à la fois. Appuyé sur un scénario au pitch simpliste, qui gagne en épaisseur et en intérêt au fil des mémos et autres audiophones écrits avec style, le gameplay simple basé sur la fuite en avant se révèle suffisant pour celui qui cherche à s’immerger totalement dans un univers asphyxiant au possible. Moins pour les joueurs qui misent sur les mécaniques ciselées, créatrices de stress et favorisant l’émergence du drame. Ici, tout est donc sous contrôle du développeur, qui compte sur ses quelques effets de mise en scène et sur sa maestria sonore pour porter le joueur, du début à la fin.

Les jeux de lumière impeccables, le rythme idéal, la cohérence du level design font de The Chinese Room un très bon élève et de AMFP un train fantôme séduisant. Il n’empêche que la peur peine à s’insinuer, la faute à un manque certain de créativité dès qu’il s’agit de mettre en scène le danger. Les ennemis sont peu nombreux et très faciles à éviter – on n’a plus besoin de lumière pour ne pas devenir fou – pour un résultat très pesant mais loin d’être flippant. A trop vouloir tenir le joueur par la main, AMFP en oublie un peu ce qui fait le sel du genre, comme le dénuement matériel ou le déficit du courage par rapport à la tâche à accomplir.

Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
AMFP tient plus du jeu d'aventure que du Survival Horror


Reste que malgré l’absence de réel enjeu ludique, la durée limitée de l’aventure est tout de même gênante. On se plait tant dans cet univers nauséabond que les quatre petites heures nécessaires à la balade paraissent trop peu. On en aurait bien repris pour quelques niveaux, quelques méandres crasseux et porcins à fouler en se bouchant le nez et les oreilles. Les yeux parfois, aussi, le moteur d’Amnesia – déjà pas top en 2010 – n’offrant pas forcément le loisir à l’esthétique d’imprimer durablement nos consciences. Il ne faut pas oublier qu’aussi populaire qu’il soit, Amnesia reste une franchise 100% indépendante développée par une équipe réduite et vendue moins de vingt euros, laissant le loisir à son développeur de dérouler son schéma de manière personnelle. A Machine For Pigs n’est pas conçu pour plaire à tout le monde.

On connaissait déjà les talents de The Chinese Room pour la narration et l’ambition esthétique. A mi-chemin du premier Amnesia et de Dear Esther, A Machine For Pigs doit sa réussite au monde cruel et délétère dans lequel il nous projette, à grands renforts de sonorités dérangeantes et de trouvailles visuelles qui mettent une pression de tous les instants. On déchante un peu une fois confronté aux mécaniques, tellement épurées depuis The Dark Descent qu’on se demande, en dehors des énigmes et de l’évitement des (quelques) monstres, ce qu’il en reste dans cette suite. En misant sur ses propres forces canoniques, The Chinese Room livre une vision personnelle, dérangeante et étouffante de l’univers d’Amnesia. Un choix que l’on ne peut que respecter au final, même si on compte maintenant plus sur le prochain projet de Frictional Games pour avoir vraiment peur à nouveau.

Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
Amnesia : A Machine For Pigs
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.4
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Très bon mais... Alors tout d'abord il faut dire que l'ambiance est très bonne. Les musiques sont véritablement somptueuses et collent parfaitement avec ce qui se déroule sous nos yeux. Le gros point faible de ce jeu est bien évidemment sa durée de vie ridicule (7 heures pile pour moi), en gros il s'agit d'un train fantôme avec peu d'ennemis sur notre route. De plus, il n'y a plus cet suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Franchement, déception totale. J'ai suivi le développement de ce jeu le plus possible, et le voir sans cesse repousser me faisait dire qu'il serait "aussi bon sinon meilleur" que le premier. Et voilà le résultat, décevant de par sa facilité et son côté incomplet. Certes produit par des studios indépendants, il aurait mérité d'être un peu plus étoffé.
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