American Conquest
Peu de temps après la sortie du dernier volet de la saga Cossacks, CDV et Focus sonnent à nouveau la charge avec un titre basé sur la conquête du contient américain.

16.000 est bien le maximum d'unités que l'on peut avoir simultanément sur un champ de bataille avec American Conquest... Il n'y a pas d'erreur ! Mais si ce nombre constitue d'ailleurs le principal argument publicitaire de CDV, il ne faut pas mettre de côté trop rapidement l'ensemble du travail accompli par les développeurs. Il s'agissait en effet d'utiliser l'expérience acquise avec Cossacks sans toutefois sombrer dans la recopie pure et simple.
Découvrons l'Amérique !
Le titre du jeu est on ne peut plus éloquent et il me semble que même le moins qualifié en anglais aura compris qu'American Conquest traite du continent américain et, ô surprise, de sa conquête ! En fait, pour être tout à fait exact, il faut dire que le jeu déborde largement de cette simple conquête puisqu'il nous conte près de 300 ans de l'histoire de l'Amérique en commençant par sa "découverte" par Christophe Colomb en 1492, jusqu'à l'indépendance des 13 Colonies et la guerre avec la Couronne Britannique.
Ces 300 ans d'histoire ne sont bien sûr pas vus dans le détail, mais ont permis aux développeurs de découper le jeu en huit campagnes solo retraçant chacune un fait marquant de ces trois siècles. Il sera par exemple possible de participer à la Guerre de Sept Ans, à la révolte de Tecumseh ou à la Guerre d'Indépendance Américaine. Ces campagnes, bien conçues avec des missions et une progression très étudiées, sont toutes précédées d'intermèdes "culturels" très intéressants qui retracent les véritables événements. On appréciera cet effort de l'éditeur d'autant plus que la traduction est sans faille !



L'introduction est très courte.
La première de ces huit campagnes est sans doute la moins intéressante à jouer pour les habitués de Cossacks puisqu'elle joue le rôle de didacticiel. On y apprend les principales commandes et on se familiarise avec la nation espagnole, une des douze que comporte le jeu (Français, Espagnols, Anglais, "Etats-Uniens", Aztèques, Incas, Mayas, Sioux, Iroquois, Hurons, Delawares et Pueblos). Plutôt bien faite pour les débutants, on regrettera tout de même qu'elle traîne parfois un peu en longueur, mais on se consolera rapidement avec les premières armées gigantesques qu'elle permet de manipuler. Les autres campagnes sauront de toute façon très rapidement faire oublier aux habitués cette prise en main un peu lente avec des défis à la hauteur de leur talent !
Un jeu au contenu énorme
Les douze nations présentent dans le jeu ne sont qu'une petite partie de l'énorme contenu proposé par CDV et Focus. Dans la veine de Cossacks : Back To War, le dernier titre stratégique du développeur allemand est d'une richesse assez incroyable. Si nous avons déjà parlé des huit campagnes solo, nous n'avons pas encore mentionné le fait que cela ne représente pas moins de 42 missions différentes assurant du même coup au jeu une durée de vie remarquable ! Si ce n'est pas assez, les concepteurs ont également inclus neuf missions solo indépendantes qui permettront de jouer contre l'ordinateur avant d'attaquer le mode multijoueurs.

Enfin pour ceux que le mutlijoueurs ne tente qu'à moitié, il existe un générateur de cartes aléatoires, qui permet de ce fait de jouer jusqu'à plus soif ou jusqu'à l'arrivée d'une prochaine extension qui ne devrait pas manquer de sortir si l'on se réfère à la politique mise en place pour Cossacks. Ces cartes peuvent être tout simplement gigantesques puisque les développeurs ont conservé les limites définies pour Cossacks : Back To War. En 1024x768, les plus grandes représentent donc la bagatelle de 30x20 écrans... Largement la place pour que les armées les plus importantes de l'histoire du jeu de stratégie puissent s'affronter !
Les plus grandes batailles jamais vues
Nous l'avons déjà dit et répété, CDV s'étant d'ailleurs chargé de le faire bien avant nous : American Conquest repousse encore la limite du nombre d'unités simultanées. Cossacks était déjà très en avance sur la concurrence, mais les développeurs ont tout simplement doublé le maximum de 8.000 unités que ce dernier proposait. Maintenant on pourra donc compter jusqu'à 16.000 unités sur le champ de bataille et croyez-moi, ça en fait de la chair à canons ! Heureusement, les développeurs de CDV n'ont pas simplement augmenté cette limite d'unités : ils ont aussi pensé aux moyens de contrôler autant d'hommes d'armes à la fois.



L'indispensable vue "élargie" du champ de bataille.
Un nouveau mode de visualisation de la carte fait donc son apparition. Il s'agit d'une sorte de grand angle qui s'active d'une simple pression sur la touche "L" du clavier. Une partie beaucoup plus grande du champ de bataille est alors dévoilée ce qui permettra évidemment de gérer les différents corps de troupes. La taille proprement minuscule des unités empêche toute sélection unique dans ce mode et si le passage "zoom - grand angle" se fait rapidement, on préférera tout de même employer les fameuses formations.
Ces dernières ne diffèrent pas de ce que l'on trouvait dans Cossacks et permettent donc sous la houlette d'une unité particulière (l'officier) d'organiser ses troupes. Un clic de la souris sur n'importe quelle composante de la formation, la sélectionne dans son ensemble et il devient donc beaucoup plus facile de faire des manoeuvres dans le mode "grand angle". C'est aussi le seul et unique moyen de contrôler une armée de 2.000 unités composées d'arquebusiers, de piquiers, de cavaliers et d'unités d'artillerie ! Lors de certaines grandes batailles, on se rapproche d'ailleurs beaucoup plus d'un Shogun ou d'un [logiciel:123290 Medieval] Total War que d'un Warcraft III... L'aspect tactique des affrontements est plus qu'évident !
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