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Test Aliens Vs. Predator (Xbox 360, PS3) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 19 Février 2010 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • La campagne humaine démarre fort
  • Le Predator, le plus intéressant des trois
  • Quelques très beaux intérieurs
  • Musiques et bruitages empruntés aux films

Les -

  • Le maniement crispant de l'Alien
  • Progression rébarbative
  • Level-design sans grande inventivité
  • Réalisation globalement pauvre
  • Doublages exécrables
  • Scénario faisandé
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
8.8

(211 votes)
Publiée le 12/02/2010 à 18:02, par Virgile

Aliens VS Predator : le rendez-vous sanglant

Un peu plus de dix ans après leur première rencontre, Aliens et Predators ont décidé de jouer le second round sur Xbox 360, PlayStation 3 et PC. Toujours sous la houlette de Rebellion Studios, ce reboot de la série n'a pour seule et unique ambition que de suivre pas à pas les traces de l'épisode originel. Une démarche précautionneuse qui, en règle générale, n'accouche pas de productions inoubliables. Un adage auquel AvP vient donner encore un petit peu plus de poids ...

Un Marine à la peine


Aliens Vs. Predator
Histoire de ne pas vous assommer d'emblée et ainsi garantir à notre critique un minimum de visibilité, nous vous ferons l'économie du semblant d'histoire sur lequel repose Aliens VS Predator. Un prétexte format timbre poste dont on ne retiendra finalement qu'une chose : Aliens, Predators et Marines sont là pour en découdre dans le sang et la mauvaise humeur. Comme son aïeul, cet AvP époque HD et DLC se présente comme un shooter en vue subjective. Seulement, son aïeul pouvait encore s'enorgueillir de figurer parmi la première vague de fps full 3D sortis à la fin des années 90. Une décennie plus tard, sa descendance ne dispose pas du même privilège.

Dans sa dimension solo, AvP propose trois campagnes à jouer alternativement ou successivement selon vos envies. Chacune des trois races emprunte ainsi une progression sensiblement différente des deux autres : chronologique d'abord, puisque les divers lieux explorés ne le seront pas dans le même ordre selon que vous incarniez l'Alien, le Predator ou le Marine ; ludique ensuite, car les trois espèces appréhendent leur environnement selon leurs capacités. Chaque scénario repose donc sur un gameplay spécifique plutôt que sur une trame et des environnements qui lui sont propres. AvP est donc une espèce de « trois en un » et, de ce fait, prend le risque de proposer une formule dont la réussite dépend grandement d'un certain équilibre.

Vidéo-Test de Aliens VS Predator

Aliens Vs. Predator : Vidéo-Test de Aliens VS Predator


Aliens Vs. Predator
Malheureusement, on ne peut pas dire que Rebellion Studios ait fait montre d'un savoir-faire d'alchimiste. En bons fans d'Aliens, nous nous sommes d'abord laissés tenter par la campagne du Marine. Lâchés au cœur d'un complexe colonial sans âme qui vive - ou presque - nous voilà en quelque sorte amenés à revivre la mission suicide commanditée par la Weyland Yutani au début d'Aliens, le magistral second volet de la saga réalisé par James Cameron. Déambulant dans de sombres corridors tout juste colorés de quelques lueurs bleutées ou orangées à la recherche d'éventuels survivants, notre bleusaille ne tardera pas à rencontrer les fameux xénomorphes. D'emblée, Rebellion parvient à installer une ambiance délicieusement pesante en limitant drastiquement les repères visuels et sonores du joueur : pas ou peu de musiques, une luminosité discrète et les fameuses pulsations du radar. On regrettera cependant que les injonctions par trop intrusives du soldat Téquila communiquées par notre radio viennent constamment gâcher cette atmosphère.

Tout commençait donc - presque - tel que nous l'avions imaginé : le moindre objet bousculé faisant naître une pulsation sur notre radar, quelques petits évènements scriptés jouant avec nos nerfs, les Aliens planqués dans le moindre coin d'ombre surgissant au meilleur moment, bref tous les éléments qui firent l'ambiance si particulière des trois premiers volets de la saga filmique. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et dans le cas de cette première campagne, le délitement ne se fait pas attendre. Passée la première heure et demi de jeu, adieu les influences de Scott, Cameron et Fincher. En même temps que notre Marine échappe au cloisonnement des bâtiments coloniaux, le titre relâche ses efforts et dissous toute la tension accumulée. La campagne trace alors péniblement son chemin entre marais, jungle et temples anciens en multipliant les affrontements sans saveur face aux Aliens et, de temps à autre, aux Predators. La faute aussi à un gameplay antédiluvien se privant de possibilités aussi basiques que s'accroupir, zoomer ou encore lancer des hand grenades.

Ripley : These people are here to protect you. They are soldiers. Newt : It won't make any difference.


Aliens Vs. Predator
Si la campagne du côté Aliens promettait une nouvelle dynamique grâce à son gameplay bien particulier, dans les faits il n'en est rien. D'une part car le maniement de la bestiole s'avère trop souvent laborieux. Rapide et capable d'évoluer du sol ou plafond, l'Alien est une créature difficile à appréhender. Pour passer d'une surface à une autre - mur, sol ou plafond - il faudra par exemple maintenir la touche L (ou L2). Sauf que la plupart du temps cette insignifiante manipulation demande à être répétée avec insistance sous peine de de buter sur la jonction des deux surfaces. Le maniement de la créature manque donc cruellement de fluidité et on finit par passer la moitié de son temps à pester contre cette jouabilité mal pensée. Mais ça n'est pas le principal défaut de cette campagne Alien. Au même titre que la campagne humaine dans sa deuxième moitié, le chapitre consacré au xénomorphe ne parvient jamais à se renouveler. Les objectifs sont toujours un peu les mêmes et les situations de jeu ne varient qu'assez peu : actionner divers mécanismes et dézinguer discrètement - ou sauvagement si c'est votre truc - des Marines.

Même en vous efforçant de jouer correctement en massacrant vos victimes dans le feutré, l'intérêt de cette campagne ne décolle jamais vraiment. Les exécutions mettant à profit la physionomie protéiforme de la bestiole se comptent sur les doigts d'une main et passés les premiers émois sadiques, le tout perd rapidement de son attrait. Le plaisir du carnage laisse donc vite place à une routine sanglante ponctuée de grands moments de crispation. D'ailleurs, le level-design n'encourage pas non plus à faire preuve d'inventivité. La plupart du temps il s'agira d'isoler sa victime en l'attirant loin de ses coéquipiers pour finir par l'embrocher dans un coin (n'y voyez aucune allusion, même si l'Alien est une créature purement phallique). Rares sont les zones de jeu à proposer plusieurs angles d'approche : un conduit d'aération par-ci, une galerie sous-terraine par là, mais jamais de quoi élaborer une approche un tant soi peu originale. Même la possibilité de se tapir dans l'ombre n'est pas suffisamment exploitée et, surtout, pas assez avantageuse.

Aliens Vs. Predator
Reste donc le Predator. Et le chasseur extraterrestre imaginé par John Mc Tiernan, Stan Winston et James Cameron (et oui, les mandibules et les dreadlocks, c'est lui !) s'avère nettement plus intéressant à jouer que son ennemi ancestral, principalement grâce au gameplay traduisant fidèlement ses caractéristiques. La créature dispose en effet de plusieurs atouts assez amusants à exploiter. Véloce, le Predator peut exécuter des sauts sur de longues distances et ainsi bondir de toit en toit, de branche en branche ... voire carrément fondre sur un ennemi pour lui porter une attaque éclaire. Offensivement, le bougre est d'ailleurs très bien doté : une lame rétractable sur chaque avant bras et un Canon à l'épaule pour les attaques à distance. En bon chasseur, le Predator peut également compter sur un camouflage optique et deux systèmes de visée - thermique et une espèce de sonar - lui permettant de détecter, respectivement, humains et Aliens. L'incarnation du Predator s'avère ainsi beaucoup plus gratifiante pour le joueur qui peut enfin se faire plaisir en exploitant les nombreux atouts de la créature. Bien que la progression manque - une fois de plus - de fraîcheur, le sentiment de puissance délivré par les exploits dont est capable le colosse aux dreadlocks suffit à nous faire passer un agréable moment.

Vidéo #14 - Gameplay (Démo)

Aliens Vs. Predator : Vidéo #14 - Gameplay (Démo)


« Aliens VS Predator laisse le joueur sur un sentiment plus que mitigé »


Oui mais voilà, cela ne suffit pas à équilibrer la balance. Car, au final, AvP laisse le joueur sur un sentiment plus que mitigé. Un constat que ne vient malheureusement pas tempérer la réalisation du titre qui, entre une technique lacunaire et une direction artistique rarement inspirée, ne fait pas souvent honneur aux univers qu'elle prétend dépoussiérer. Seuls les bâtiments coloniaux jouissent d'une modélisation fidèle et de très beaux jeux de lumière. Quant aux extérieurs, la lumière du jour en révèle cruellement toute la pauvreté. Même rengaine au sujet de l'environnement sonore. On saluera les discrètes compositions influencées par le travail de James Horner sur Aliens ou encore toute la gamme de bruitages empruntés aux divers métrages des deux sagas. On se montrera en revanche beaucoup moins enthousiaste au sujet du doublage français tout simplement exécrable. Mais on commence à en avoir l'habitude ...

Enfin, à l'heure où nous écrivons ces lignes, il nous est toujours impossible de participer à une partie en ligne. Le jeu propose un multijoueurs qui pourrait créditer sa durée de vie de quelques heures supplémentaires. Nous vous proposerons donc une mise à jour de ce test une fois le titre disponible dans le commerce.

Conclusion


Pour tout fan des sagas Alien et Predator, AvP tient de la cruelle déception. Si son prédécesseur avait de solides arguments à faire valoir il y a dix ans de cela, il n'en est clairement pas de même pour cette nouvelle itération. Malgré ses trois gameplay bien distincts, AvP ne parvient à se renouveler qu'à de trop rares moments. Seule la campagne du Predator se révèle agréable sur la durée, la partie consacrée au Marine ne parvenant à captiver le joueur que deux heures tout au plus. Quant à l'Alien, sa jouabilité crispante et la progression rébarbative de sa campagne auront de quoi rebuter même les plus grands fans du xénomorphe. Peut-être aurait-il mieux fallu se concentrer sur une seule campagne ... celle du Marine, par exemple.




Aliens Vs. Predator
Aliens Vs. Predator
Aliens Vs. Predator
Aliens Vs. Predator
Aliens Vs. Predator
Aliens Vs. Predator
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Bref du jeu Alien vs Predator mode multijoueur. L'intensitée du mode multijoueur se montre lors du mode de jeu ''infestation'', qui consiste à tuer l'Alien insurgé. La coopération dans ce mode de jeu est essentielle, on peut etre prit par surprise dans un couloir à tout moment. Dommage qu'on ne puisse pas se créer une classe d'arme personelle. Dans l'ensemble ce jeu est une bonne reconstitution du film Alien vs Predator avec ces bruitages et in suite ...
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : cryrek
Bon
Pas mal Le jeu réaliste, les décors bien détaillés, vous voyez une histoire sous différent angle, un marine voulant s'enfuir d'une planète, un alien tuant pour sa reine et un prédator voulant sauver ses frères d'armes,le multijoueur est très sympas mais ne révolutionne pas le genre d'Horreur, les armes des marines sont peu nombreuses : un fusil d'assaut, un flingue, un sniper suite ...
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