Test d'Alan Wake : Le Signal, premier DLC
Retour de vacances. Pour une reprise, un test express du DLC d’Alan Wake sonne comme une petite prolongation bienvenue. La galette de ma version collector s’insère parfaitement dans le lecteur de la Xbox de la Rédac’, et je m’installe confortablement dans ma chaise de bureau, prêt à en découdre avec ces maudits fantômes. Et là, c’est le drame. Un bruit immonde que ne renieraient pas les marteaux piqueurs de feu la DDE et un DVD aussi rayé que le Cody de SSFIV. Monde de merde.
Quelques réparations plus tard, me voilà enfin paré pour ce nouveau chapitre, qui fait suite au scénario du jeu original. Une sorte de chapitre 7 bonus pour 560 points Microsoft (un peu moins de 7€ au cours légal du MP), qui s’accompagnera plus tard d’un second tome. Deux petites heures de jeu qui, sans vouloir dévoiler la substantifique moelle scénaristique de Le Signal, n’apporteront évidemment pas toutes les réponses que vous pouviez vous poser.
Alan a réussi à sauver sa belle, mais reste prisonnier de l’Antre Noire, dont il semble lui-même dicter les règles. Cela permet à Remedy de nous resservir quelques environnements déjà parcourus en mai dernier (certains étant nouveaux), néanmoins dotés d’une architecture complètement originale. Plus régie par les règles de la cohérence, Bright Falls parait plus inquiétant que jamais dans sa version « cauchemardesque ». Aucun doute, l'ambiance Alan Wake fait toujours mouche.
Dommage que cela se traduise par une progression toute en couloirs - honnêtement les moments les moins intéressants de l’opus original - et une orientation action outrancière qui résonne comme un aveu de facilité de la part du studio. Reste que reprendre l’une des surprises de la fin du jeu – des mots à éclairer pour les faire devenir réalité – pour la pousser encore plus loin est une excellente idée, correctement utilisée ici.
Faire apparaître un souvenir, une voiture voire un ennemi simplement en braquant sa lampe sur un mot vous incitera à faire attention à vos contrôles. La lumière n’est plus forcément votre alliée, et s’il est dommage d’attendre la fin de ce DLC pour voir les premières situations vraiment tordues apparaitre, le plaisir de jeu est bien réel tout au long de ce chapitre. N'est-ce pas là le principal ?
Dirigiste et bourrin, Le Signal jouit néanmoins des mêmes qualités techniques que son grand frère, auxquelles il ajoute quelques idées de gameplay intéressantes qui rendent ces deux heures de jeu très plaisantes. En revanche, ce premier DLC est une réelle déception scénaristique, le rendant largement dispensable pour la plupart des joueurs. L'acquisition de ce contenu supplémentaire sera un plaisir solitaire, égoïste et fugace, en aucun cas indispensable. Vous voilà prévenus.



Le DLC dentifrice ?


« Une orientation action outrancière »
Dommage que cela se traduise par une progression toute en couloirs - honnêtement les moments les moins intéressants de l’opus original - et une orientation action outrancière qui résonne comme un aveu de facilité de la part du studio. Reste que reprendre l’une des surprises de la fin du jeu – des mots à éclairer pour les faire devenir réalité – pour la pousser encore plus loin est une excellente idée, correctement utilisée ici.
Faire apparaître un souvenir, une voiture voire un ennemi simplement en braquant sa lampe sur un mot vous incitera à faire attention à vos contrôles. La lumière n’est plus forcément votre alliée, et s’il est dommage d’attendre la fin de ce DLC pour voir les premières situations vraiment tordues apparaitre, le plaisir de jeu est bien réel tout au long de ce chapitre. N'est-ce pas là le principal ?
Conclusion
Dirigiste et bourrin, Le Signal jouit néanmoins des mêmes qualités techniques que son grand frère, auxquelles il ajoute quelques idées de gameplay intéressantes qui rendent ces deux heures de jeu très plaisantes. En revanche, ce premier DLC est une réelle déception scénaristique, le rendant largement dispensable pour la plupart des joueurs. L'acquisition de ce contenu supplémentaire sera un plaisir solitaire, égoïste et fugace, en aucun cas indispensable. Vous voilà prévenus.



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