flechePublicité

Test Age Of Empires 3 (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 04 Novembre 2005 , PC
Publiée le 26/10/2005 à 00:10, par Philippe (Team)

Test de Age of Empires 3

Vous l’avez attendu pendant des années, le voilà enfin : Age of Empires 3 sort officiellement le 4 novembre. Quel bonheur de retrouver cette série développée par Ensemble Studios, devenue une référence dans le domaine des jeux de stratégie temps réel ( STR).

Après s’être attaqué à l’Antiquité, puis au Moyen-Age, Ensemble a décidé de traiter dans ce troisième opus de la conquête du Nouveau Monde. Vous voilà donc dans la peau d’un Conquistador, ou d’un colon américain, à lutter pour la colonisation de l’Amérique. Les créateurs de la série avaient hésité entre un jeu portant sur les guerres napoléoniennes, et le contexte finalement choisi, pour privilégier l’originalité. En effet, cette période historique n’avait jamais été abordé auparavant.

Originalité, nouveauté : telles sont les maîtres mots de ce troisième titre. Le premier point qui vient à l’esprit est bien sûr l’aspect graphique. Quelle beauté ! Les développeurs ont particulièrement travaillé cette dimension : le décor est absolument somptueux. Les arbres perdent leurs feuilles en automne, les animaux ont l’air plus vrais que nature et les différents détails incrustés, comme les rochers, les touffes d’herbes, sont d’un réalisme saisissant. Il s’agit d’une prouesse inégalée dans le monde du STR. De même, l’eau est magnifiquement rendue : les vagues, les reflets, les explosions d’un boulet de canon sont dignes des meilleurs FPS.
Mais cela ne s’arrête pas là : les bâtiments sont eux aussi très bien modélisés, et c’est un vrai régal de voir une construction attaquée par vos soldats. Ensemble a fait un gros effort de ce côté-là. On se souvient de Age of Empires 2, où l’on pouvait seulement voir des flammes embraser le bâtiment. Ici, rien de tel, puisque la construction se disloque progressivement. Le moulin perd peu à peu ses hélices, la clocher de l’église s’effondre. Une destruction dynamique pourrait-on dire.
Le seul regret que l’on peut avoir au niveau des graphisme porte sur la modélisation des unités, qui n’a manifestement pas eu la chance de bénéficier des mêmes avancées que le décor. Mais ne soyons pas trop exigeants, puisqu’elle reste tout à fait correcte pour un jeu de stratégie.

Originalité ensuite au niveau de la bande-son. Les musiques sont superbes. Vous pouvez les désactiver pour mieux vous concentrer sur l’action, mais vous perdez indéniablement quelque chose. Celles-ci vous immergent parfaitement dans l’action, et servent très bien le scénario.
Les sons sont assez quelconques, quant à eux. Rien de sensationnel en effet dans les voix des unités : elles grognent plus qu’elles ne parlent vraiment. Les Français répondent à votre appel en disant « votre ordre ? », mais les jeux de stratégie nous avaient habitués à pire parfois… On pourrait dire la même chose des bruits d’animaux : corrects, sans plus.
En revanche, les amateurs de la série des Age of Empires sauront apprécier la disparition du cor hurlant dans vos oreilles lorsque l’ennemi vous attaque. Il a été avantageusement remplacé par un signal beaucoup plus discret, mais tout aussi efficace.

Le gameplay est quant à lui presque inchangé, et c’est tant mieux : on ne change pas une équipe qui gagne. Les fans s’y retrouveront très facilement. Les autres n’auront guère de mal à s’habituer aux commandes, tant elles sont intuitives, et assez courantes dans les STR modernes. Les paysans construisent les bâtiments, et des bâtiments sortent les unités. A noter toutefois une nouveauté : pour accélérer la construction de nouvelles unités, celles-ci sont groupées par cinq. Vous aurez donc aussi rapidement cinq cavaliers qu’un seul. C’est un très bon point. Dommage que les développeurs n’aient pas étendu cette possibilité aux paysans. Ils sont en effet d’une lenteur exaspérante à sortir de l’hôtel de ville. Vous aurez donc beaucoup de mal à vous constituer un nombre correct de villageois pour vous aider à développer votre cité. Entre la construction de bâtiments en tout genre, et la collecte des ressources, vous aurez en effet besoin de nombreux paysans. Les ressources, justement, sont au nombre de trois : la nourriture, que vous pouvez récupérer depuis les animaux ou les moulins, l’or, que vous obtenez grâce aux mines ou aux plantations ( et oui, nous sommes en Amérique ! ), enfin le bois. La pierre disparaît donc, on ne peut que s’en réjouir, car gérer tout cela est déjà assez difficile, surtout quand vous ne possédez pas beaucoup de paysans.

La difficulté de se constituer un nombre suffisant de villageois est accentuée par le fait que vous ne pouvez pas construire un deuxième hôtel de ville. En effet, il vous faudra le « commander » à votre métropole d’origine. Il s’agit d’une innovation au niveau du gameplay : vous bénéficiez, tout au long de votre mission d’une aide de votre nation, qui vous envoie de temps en temps quelques cargaisons de ressources, ou d’hommes supplémentaires. Vous pouvez « passer commande » très facilement en fonction des points d’expérience que vous récupérez dans le jeu. Très clairement, cette possibilité n’est pas très réaliste, et, avouons-le, l’intérêt n’est pas forcément évident : recevoir deux misérables paysans, 300 points de nourriture, ou un canon ne vous sera pas d’une aide gigantesque. On aurait préféré se débrouiller tout seul, et avoir une gestion plus rapide des ressources. Mais c’est un choix qui se défend.

Vous pourrez bâtir une armée riche de 200 hommes au maximum. En réalité, vous n’aurez jamais 200 hommes sur la carte car certaines unités équivalent à 2 unités de population, comme les meilleurs fantassins ou les cavaliers les plus résistants. Dans tous les cas, vous aurez souvent de la peine à atteindre cette limite tant les ressources sont vite consommées, et les unités relativement lentes à construire. Certains soldats sont communs à toutes les civilisations, comme les archers ou les mousquetaires, d’autres sont particuliers à chaque nation. Ainsi, la France dispose du cuirassier qui est un puissant – mais coûteux - cavalier.
Les canons ou obusiers sont systématiquement traînés par des hommes ou des chevaux, ce qui donne une touche de réalisme très appréciable. Nous avions soulevé dans la preview le fait que les chevaux avaient les jambes statiques en tirant les canons. Ce problème est désormais réglé, et c’est un très bon point.

Toutefois, malgré tous ces bons côtés, Age of Empires 3 n’est pas exempt de défauts au niveau de la gestion des unités. Un point très surprenant est qu’il n’est pas possible de franchir une porte ennemie, même quand celle-ci est ouverte. Les unités adverses sortent de leur cité, mais pour entrer, il faudra obligatoirement détruire la porte au préalable. C’en est donc fini des raids sauvages pour saccager l’intérieur d’une cité.
Un autre élément particulièrement agaçant est l’intelligence artificielle de vos propres unités. Il arrivera fréquemment qu’elles se trouvent à quelques pas d’un bâtiment ennemi et qu’elles ne l’attaquent pas, alors que ce problème n’était pas présent dans Age of Empires 2 par exemple. D’autre part, si vous voulez attaquer un soldat adverse tout proche en sélectionnant toutes vos troupes oisives, il faudra attendre qu’elles se mettent d’abord en rang avant de se lancer à l’assaut, ce qui vous fera perdre de précieuses secondes. Evidemment, ce ne sont que des détails, mais ils finissent par gâcher parfois le plaisir de jeu.

Autre point « noir » : le scénario. Bien sûr, on recherche la petite bête, mais pour des jeux aussi attendus, on est droit d’attendre un contenu sans faille. Ici, vous aurez trois campagnes à finir, et vous suivrez la même famille sur plusieurs générations. Durant la première, vous êtes Morgan, chevalier de l’Ordre de Malte, et partez à la conquête du Nouveau Monde pour y découvrir la fontaine de Jouvence. Les trois scénarios tourneront autour de ce même leitmotiv, et vous devrez éviter l’appropriation de cette fontaine par une obscure secte. Les développeurs auraient pu trouver bien mieux ! Pas de Christophe Colomb, d’Hernan Cortes, rien au sujet de la constitution des Etats-Unis, de la guerre contre le Mexique, du Far West… Les développeurs ont dû penser que c’était trop sérieux. C’est bien dommage.

En plus du scénario, vous aurez la possibilité de jouer en mode escarmouche, qui vous permet de jouer contre un nombre fixe d’ennemis sur une carte que vous aurez choisie. Vous pouvez choisir de commencer la partie avec le minimum de ressources, ou au contraire, avec beaucoup d’or, de nourriture et de bois, pour vous concentrer sur l’aspect militaire. Ce dernier mode, le « combat à mort », déjà présent dans les deux premiers épisodes de la série des Age of Empires, a vu sa difficulté augmentée depuis la preview. Vos ennemis bâtiront donc une grande armée, et ne perdront pas de temps avec l’économie, tout du moins au début. C’est un point très positif, qui permet de rehausser très clairement la durée de vie du jeu. Ajoutons à cela le mode multijoueurs, qui sera bien sûr présent lors de la sortie du jeu, et vous disposez d’une très bonne durée de vie. Un conseil cependant, ne jouez pas en mode facile, surtout pour les campagnes, car vous finirez les missions bien trop rapidement, et perdrez une grande partie de l’intérêt du jeu.

Que vaut donc réellement Age of Empires ? Les espoirs de nombreux joueurs vont-ils être satisfaits ? Avec des graphismes inégalés jusqu’ici, une bande-son superbe, mais aussi avec un gameplay qui a déjà prouvé sa qualité par deux fois auparavant, Age of Empires 3 répond indiscutablement aux attentes des fans, ou des simples amateurs de STR. On regrettera toutefois quelques éléments décevants dans la gestion des unités, ou dans l’intérêt du scénario. Mais ne gâchons pas la fête, puisque le troisième titre est une très bonne suite, qui devrait connaître un succès au moins égal à ses glorieux prédecesseurs.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.7
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : kotak
A éviter
Il est beau et c'est a peu prés tout... malheureusement!! Encore un jeu qui se distingue par ses graphismes plus que par sa profondeur. En effet, il est partie le temps d'AoE2 (et Conqueror) et on revient à la statégie du 1er opus. Du coup les constructions n'ont quasiment aucun impacte sur la stratégie (tour inutile, inexistance des postes avancées etc), on regroupe toutes les technologies dans un seul batiment (marché pou suite ...
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Age Of Empires 3

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité