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Test Ace Combat : Assault Horizon (Xbox 360, PS3) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 14 Octobre 2011 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 25 Janvier 2013 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Gameplay revigoré ...
  • Quelques beaux moments de bravoure
  • Mise en scène efficace ...
  • Réalisation soignée
  • Multijoueurs solide

Les -

  • ... mais facilitant un peu trop les choses
  • Scénario moisi
  • ... mais parfois trop intrusive
  • Campagne irrégulière
  • Le rail-shoot tout pourri
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.5

(170 votes)
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Publiée le 14/10/2011 à 19:10, par Virgile / Nerces

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Vidéo-Test de Ace Combat : Assault Horizon

Bien déterminé à dépoussiérer ses licences phares, Namco Bandai commence sa campagne de séduction avec le nouvel Ace Combat.

Tandis que Ridge Racer a été confié au studio finlandais Bugbear, la licence Ace Combat est restée entre les mains de ses créateurs historiques, l'équipe Project Aces. Pour autant, la volonté de Namco Bandai de revigorer cet incontournable de son catalogue a clairement orienté le développement de cet Assault Horizon. En d'autres termes, les vieux briscards du dog-fight à l'ancienne vont faire la gueule, Ace Combat entre à son tour dans l'ère du tout accessible. Bonne ou mauvaise chose ?

Plus besoin d'être un as du combat aérien ?Retour au sommaire
Ace Combat : Assault Horizon
La série des Ace Combat s'est toujours caractérisée par un gameplay vulgarisant le pilotage d'avions de chasse sans pour autant en trahir les concepts essentiels. C'est d'ailleurs en bonne partie ce qui a fait le succès de cette licence. Mais l'enthousiasme des foules déclinant avec les années, Namco Bandai a décidé de respirer un peu plus l'air du temps.

Cette volonté d'étendre la cible de ce nouvel opus au-delà des inconditionnels de la première heure se fait sentir avant même la première sortie dans les airs. En effet, l'histoire de cet Assault Horizon lorgne sans vergogne du côté des Modern Warfare d'Activision. Résurrection du spectre de la Guerre Froide, soldats russes qui tirent la gueule, punchlines à l'américaine, glorification de l'US Air Force, etc. Le scénario ne recule devant aucun cliché ni aucune facilité. Tout est cousu de fil blanc et si la mise en scène des cinématiques ne manque pas de punch, difficile d'adhérer à cette trame lourdingue, bien éloignée d'un Electrosphere ou d'un Shattered Skies.

Mais ce parti pris pour le spectacle « burné » n'est pas seulement synonyme de dégâts collatéraux sur la narration. Il se traduit surtout par quelques nouveaux concepts clefs bousculant vigoureusement le gameplay de ce septième volet. A commencer par celui de Cercle d'Assaut. Après s'être suffisamment rapproché de sa cible, notre chasseur pourra engager une poursuite semi-automatisée. Il suffit de presser les deux touches de tranches au bon moment pour initier cette séquence de jeu très particulière.

Ace Combat : Assault Horizon
Caméra embarquée chahutée par les manœuvres de l'appareil, cadre serré sur l'avant du chasseur et poursuite de la cible grandement assistée renforcent considérablement l'immersion en même temps qu'ils facilitent la traque du pilote engagé. Ceci dit, ce dernier pourra toujours décélérer jusqu'à pouvoir tenter une manœuvre de renversement des rôles une fois suffisamment proche ou opérer de brusques changements de cap pour interrompre notre chasse.

Ce nouveau système délivre de sacrées sensations et certains mano a mano contre des chefs d'escadrille se muent en véritables moments de bravoure. Il faut dire que le jeu n'hésite pas à scripter la trajectoire de quelques-uns de nos adversaires parmi les plus coriaces histoire de nous embarquer dans des numéros de voltige dignes du truculent Top Gun.

Le Cercle d'Assaut offre également une assistance durant les manœuvres de bombardement air-sol. Il s'agit ici de s'engager sur une trajectoire toute tracée en accrochant son point d'entrée à l'aide du Cercle d'Assaut. Dès lors, il ne nous reste plus qu'à arroser les cibles sagement disposées le long de notre route. Si le système de Cercle d'Assaut nous fait un peu oublier son dirigisme par la tension parfois extrême qu'il insuffle aux poursuites, lors du bombardement d'unités au sol il se révèle beaucoup trop généreux.

« Ce que le jeu perd dans la satisfaction d'une traque ou d'un bombardement mené avec sang-froid, audace et témérité il le gagne d'un autre côté dans l'héroïsme et l'intensité des séquences initiées par l'usage du Cercle d'Assaut »

Vous me direz, rien ne nous empêche de limiter le recours à cette assistance. Et vous n'avez qu'en partie raison. Car si il est tout à fait possible de s'en passer sur la plupart des dog-fights, la difficulté du jeu a, dans l'ensemble, été calibrée en tenant compte de son usage. Dès lors, certains affrontements ne peuvent être couronnés de succès autrement qu'en se reposant sur le CA, de même que quelques bombardements chronométrés ne sauront être menés à terme sans son efficacité considérable.

Ace Combat : Assault Horizon
Ainsi, ce que le jeu perd dans la satisfaction d'une traque ou d'un bombardement mené avec sang-froid, audace et témérité, il le gagne d'un autre côté dans l'héroïsme et l'intensité des séquences initiées par l'usage du Cercle d'Assaut. On assiste donc à une forme de basculement du gameplay vers quelque chose de plus spectaculaire et immédiatement gratifiant.

Ceci étant dit, les fans de la première heure seront en partie rassurés par la possibilité d'adopter les contrôles classiques de la série. En effet, dans ses réglages de base, Assault Horizon nous offre une gestion automatisée de l'assiette. Il est donc heureusement possible de contrôler le tangage de l'appareil en manuel. Les habitués pourront ainsi opter pour une configuration hybride entre usage ponctuel du CA et manœuvrabilité héritée des précédents volets. C'est toujours ça de pris.

En revanche, impossible de désactiver les effets de mise en scène tels que la mise en valeur de certaines actions clefs (comme la destruction d'un porte-avion et de son escadrille d'appareils par exemple). Dommage, car ce sur-lignage un peu lourdingue vient régulièrement tempérer notre enthousiasme alors même qu'il cherche à l'attiser. Avouez que c'est un peu bête.

Autre grosse nouveauté de cet opus, la présence des missions en hélicoptères de combat n'apporte finalement pas grand chose. Pas inintéressantes du tout, voire plutôt délicates à boucler pour certaines, ces missions souffrent pour la plupart de quelques longueurs et d'un certain manque de panache. Il s'agit pour nombre d'entre elles de missions de soutien ponctuées de quelques duels avec des hélicoptères ennemis loin de rivaliser avec les dog-fights tonitruants entre avions de chasse. On apprécie quoiqu'il en soit les petites touches de variété qu'insufflent ces séquences à l'ensemble de la campagne.

Ace Combat : Assault Horizon
Ace Combat : Assault Horizon
Ace Combat : Assault Horizon

Sympathiques au demeurant, les séquences en hélicoptère ne figurent pas parmi les plus mémorables


En revanche, les rares scènes de tir sur rails sont toutes aussi inutiles que profondément ennuyeuses. Vue et revues jusqu'à l’écœurement dans bon nombre de jeux de guerre, elles n'ont tout simplement pas leur place dans un Ace Combat dont l'attrait majeur réside dans le pilotage et non le pilonnage. Grossière erreur de la part de Project Aces qui trahit la sa volonté d'aligner cet Assault Horizon sur les standards en vigueur.

Un contenu solide et variéRetour au sommaire
Au final, l'intensité de la campagne connaît quelques coups de mous. Rien de catastrophique cela dit et on enchaîne les seize missions dont elle se compose avec plaisir. Environ huit heures de jeu sont nécessaires pour en voir le bout avec quelques climax assez grisants dont une scène finale franchement électrisante.

Ace Combat : Assault Horizon
Côté multijoueurs, il faut reconnaître que la team Project Aces a fait du bon boulot. Si on retrouve le classique Deathmatch, les modes Conquête de la Capitale et Suprématie se révèlent très intéressants. Le premier nous enjoint à détruire progressivement la base de l'équipe adverse en effectuant des raids. Il s'agira donc à la fois de protéger sa propre base, de faire le plus de dégâts possibles chez l'adversaire et de couvrir les passages des bombardiers, cibles faciles pour les chasseurs d'en face mais atout considérable pour son équipe. Le second est un mode Domination assez classique mais qui, transposé dans les airs, se révèlent d'une fureur assez grisante.

Et puis il faut dire que le gameplay de cet Assault Horizon gagne en intérêt une fois aux prises avec d'autres joueurs humains. Un vrai jeu du chat et de la souris s'installe une fois la poursuite engagée et les renversements de rôles entre chasseur et proie sont légion. Les dog-fights y gagnent donc en intensité et le challenge devrait convaincre les pilotes refroidis par la relative facilité de la campagne. Le multijoueurs est aussi l'occasion d'étoffer ses Kits de Compétences. Pour faire simple il s'agit d'un ensemble d'améliorations achetées via un capital de points constitué au fil des parties en ligne et permettant de personnaliser un peu son appareil. Ces kits pourront à la fois servir en multijoueurs et au cours des missions jouées via le mode Mission Libre. Enfin dernier mode en ligne et non des moindres, la coopération qui permet à trois joueurs d'unir leurs forces le temps d'une mission.

Ace Combat : Assault Horizon
Pour terminer, évoquons sommairement la réalisation de ce septième opus. La modélisation soignée et fidèle aux modèles d'origine des avions de chasse comme des hélicoptères convainc tandis que les paysages jouissent d'une belle diversité. Les effets climatiques viennent enrichir l'ensemble, les cut-scenes sont proprement réalisées, bref, en dehors de certaines textures de sol toujours aussi grossières, il n'y a vraiment rien à redire sur la mise en forme d'Assault Horizon. Côté bande-son, on salue une fois encore l'excellent boulot de Keiki Kobayashi - compositeur attitré de la série depuis Shattered Skies - dont les compositions mêlant envolées symphoniques et embardées metalleuses fonctionnent très bien. Pas son meilleur travail, mais du haut niveau tout de même.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Plus d'un an après la mouture console, Namco Bandai se décide à commercialiser la version PC d'Ace Combat : Assault Horizon au travers d'une enhanced edition qui n'a hélas pas grand-chose d'enhanced en réalité. Il y a bien quelques contenus bonus (8 véhicules, 2 cartes, 27 skins, 9 augmentations de compétences), mais rien de vraiment extraordinaire et propre à justifier un tel décalage de sortie. Il est également question d'améliorations au niveau des textures, mais en dehors de l'anticrénelage, on ne peut pas dire que ça saute aux yeux. Pour en rester sur l'aspect graphique, on est déjà moins surpris de ne pas retrouver DirectX 11 alors que les options graphiques sont pour leur part réduites à leur plus simple expression et que la 3D stéréoscopique n'est pas au menu.

Ace Combat : Assault Horizon
À quelque chose malheur est bon puisqu'en contrepartie, on profite d'une fluidité d'animation remarquable et dépasse allègrement les 60 images par seconde, sans jamais un seul décrochage... Il ne faut toutefois pas viser trop bas en terme de configuration sous peine de devoir désactiver l'anticrénelage qui assure l'essentiel des différences graphiques avec les moutures console. Un bon point à souligner : la possibilité - directement depuis les options - de passer les voix en anglais, français ou japonais. Soulignons enfin la parfaite reconnaissance de notre manette Xbox 360 avant de conclure sur le difficile usage du couple clavier / souris : non que les contrôles sont mauvais ou mal-expliqués, mais le jeu se prête simplement assez mal à ces périphériques.

En faisant le choix d'un gameplay beaucoup plus user-friendly et dispensateur de sensations fortes, Namco Bandai prend le risque de se couper d'une partie des fidèles de la licence Ace Combat. Mais dans le même temps, il pourrait bien conquérir un public jusqu'ici insensible aux atours de ses redoutables chasseurs. Car bien que le relâchement de ses exigences tempère inévitablement la satisfaction éprouvée au terme d'un dog-fight victorieux ou d'une frappe chirurgicale, ce septième volet fait étalage d'une vigueur souvent électrisante. On regrette pourtant que sa campagne accuse quelques sérieux coups de mou, la faute à des séquences de tir sur rails soporifiques et certaines missions au manche d'un hélicoptère souffrant de quelques longueurs. Une déception heureusement tempérée par un multijoueurs solide sur lequel on prendra plaisir à confronter ses talents à ceux d'autres aspirants Tom Cruise.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3,6 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.

Vidéo-Test de Ace Combat : Assault Horizon



Ace Combat : Assault Horizon
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Classe :) J'aime ce jeu car il est tout d'abord très beau, très arcade et aussi très varié : pour jouer des hélicoptères et les scènes en gatling changent le gameplay été ôtent la redondance....Un très bon jeu
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1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
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