Captivate '09 : sous le soleil de Monaco !
Depuis quelques années, Capcom fait parti des ces éditeurs dont l'excellente santé financière se traduit par le faste d'évènements annuels au quatre coins du monde. Cette année,
le Captivate s'est invité à Monaco pour trois jours de présentations d'un
line-up distribué sur les principales machines du moment.
Après des années de disette, la nouvelle stratégie initiée par l'éditeur et menée de front par Kenji Inafune (créateur de Megaman et, plus récemment, de Dead Rising) s'est révélée payante. A tel point que
Capcom s'est longuement félicité de ses récents succès, Street Fighter IV et Resident Evil 5 en tête. Un discours triomphaliste dont le mot d'ordre était simple : désenclaver la créativité du jeu vidéo nippon et globaliser toute la chaîne de production. Un air repris en chœur à chacune des présentations auxquelles nous avons assisté.
Mais, si l'on s'arrête rapidement sur l'histoire de la firme, il devient vite évident que cette mutation avait toutes les chances de se faire. La division américaine de l'éditeur existe depuis plus de vingt ans et n'a cessé de gagner en influence depuis sa fondation en 1985. Certes, Capcom n'est pas né sous le signe de la double nationalité américano-japonaise, comme ce fut le cas pour Sega par exemple. Mais
la firme de Kenzo Tsujimoto a été l'une des premières à s'implanter sur le continent américain. Par la suite, d'autres filiales sont venues garnir les rangs de la compagnie : en tête, Capcom Europe et Capcom Asia dans les années 90.
Bref, si la genèse de l'éditeur n'explique pas à elle seule ses récentes mutations, elle constituait indéniablement un terreau propice à l'éclosion d'un géant mondialisé. Pour autant, conscient de l'attachement des joueurs à une « tradition » nipponne dont certains craignent la dissolution dans la globalisation galopante du marché du jeu vidéo,
Capcom s'est dit déterminé à protéger cet « esprit japonais » présidant à la plupart de ses titres. Comment ? Tout simplement en reconduisant la maison mère japonaise dans son rôle de grand ordonnatrice.
En somme, les idées devraient continuer d'affluer d'Osaka pour abreuver des studios dispersés un peu partout dans le monde, principalement aux Etats-Unis, au Canada et, bien entendu, au Japon. Un discours qui se voulait rassurant mais dont il est encore difficile de mesurer la portée. Simple posture visant à rassurer une certaine frange de joueurs ou vraie ligne de conduite sur le long terme ? L'avenir nous le dira. En attendant,
Capcom a commencé par illustrer ses propos avec du concret, à savoir des jeux : Dead Rising 2, Lost Planet 2, Dark Void, Resident Evil : Dark Chronicles, Street Fighter IV (PC), Spyborgs, Bionic Commando (Multijoueurs) et Monster Hunter : Freedom Unite.
C'est parti pour un compte rendu complet de l'évènement !
Quelques photos de l'évènement
( les afficher maintenant )