Condemned 2 charcuté par la censure ?
à ne pas manquer

En effet, nos confrères de ComputerAndVideogames ont pu recueillir quelques confessions de la part de Constantine Hantzopoulos, « Senior Producer » sur le titre, à propos des risques encourus par Condemned 2 : Bloodshot face au poussées de bonne morale touchant nos censeurs. Ainsi, Hantzopoulos admet avoir pris quelques précautions afin d'éviter les sanctions de l'ESRB. A la question « Avez-vous déjà amputer le jeu de certaines scènes » la réponse d'Hantzopoulos est claire : « Oui, nous l'avons fait. ».



Le bougre n'en est d'ailleurs pas à ses premiers soucis avec l'ESRB : « J'ai travaillé sur Fahreneit et j'ai du couper les scènes de sexe pour la version américaine. Oui, je suis le type qui a fait ça. Ca craint, parce que cela va à l'encontre de mes convictions. Mais parfois vous devez faire ce que vous avez à faire. Nous travaillons en étroite collaboration avec l'ESRB afin de nous assurer que tout se passe bien, mais certaines scènes du jeu ont déjà été coupées. ». Hantzopoulos évoque d'ailleurs certains des passages qui ont été abandonnés : « Par exemple, la possibilité de mettre la tête de quelqu'un au bout d'une pique a été ôtée. C'était trop vous savez. Nous avons également perdu quelques décapitations. Mais l'univers du jeu se rapproche plus de SiN City que du monde réel et nous souhaitons que les gens sachent qu'il ne s'agit pas du monde réel. »



Toujours est-il que les développeurs de jeux vidéo semblent avoir désormais des impératifs de bonne tenue encore plus contraignants qu'il y a quelques années. Certes, l'autocensure par peur de voir un jeu perdre des acquéreurs potentiels n'est pas nouvelle, néanmoins il est assez inquiétant de voir des titres mutilés par une censure dont on cherche encore la pertinence : des titres comme Condemned 2 : Bloodshot ou Manhunt 2 sont exclusivement destinés à un public adulte, dès lors pourquoi les amputer de scènes dites « choquantes » si l'audience visée ne sort pas du cadre « majeur, consentant et vacciné » ?
Tout simplement parce que la classification d'un jeu en « Adult Only » est synonyme de refus de la part des grandes enseignes, telles Walmart, de le commercialiser. Sans compter les réticences des constructeurs qui n'hésitent pas à retourner leur veste lorsqu'un titre marqué au fer rouge de l' « AO » s'apprète à débarquer sur leurs machines. Bref, entre les pressions commerciales des uns et l'hypocrisie flagrante des autres, ce sont les toujours les joueurs qui trinquent. Un système absurde qui doit être repensé au plus vite.



Retrouvez cet article et tous les contenus de jeuxvideo.fr sur votre mobile.
Tapez jeuxvideo.fr sur votre smartphone !
























( les afficher maintenant )